‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 153 sur 191 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Projets de vie et pensées de mort. — Coleridge conférencier. — Ses Lectures (1808-1818), leur valeur et leur influence. — Idées nouvelles sur Shakespeare. — Conférences sur l'esthétique. — Portrait de Coleridge par Allston. — Ses conversations : nouvelle évolution dans le sens théologique. — Sermons laïques de 1816-1817 : théocratie biblique et protectionnisme moral. — Coleridge précurseur du christianisme social.

L'abandon du Fricnd avait bien des caus(\s (|iie nous avons vues; mais ce fut aussi un mystère de l'opium. A Malte, Coleridge en était arrivé à ne pouvoir s'en passer. Après son retour, à la fin de l'année 1808, il en avait fait la confession à un de .ses amis de jeunesse, le D"" Beddoes, et avait cru remarquer une amélioration depuis qu'il s'était remis à ses soins. 11 avait pris sans doute de bonnes résolutions quand il écrivait à ses amis :

" Commencez à dater ma vie, comme un de vos amis, du I"' janvier 1809, jugez-moi à partir du 1" janvier 1800'. » .Mais, en décembre 1808, le D' Beddoes était morl, et cette mort découragea Coleridge. L'exemple de Quincey, bien mal guéri de la même

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