‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 155 sur 191 · lampl)cll, Inlrod. i.xxxiv · texte numérisé non relu

lampl)cll, Inlrod. i.xxxiv

:{. Kohijison'x />(V<r(/, toMrs Clarkson, 5 déc. 1811 (I, 181).

PREDICATIONS. 287

propos de la VI<^ conférence de 1811, que nous avons conservée, il écrit encore : (( Cette fois il s'est surpassé dans l'art tle parler d'une façon très intéressante sans traiter du tout le sujet annoncé ».

(( D'après le programme, il devait parler de Roméo et Juliette, des caractères de femmes dans Shakespeare. Au lieu de cela il entama une apologie du fouet dans les écoles, de préférence au système de punitions du' D"" Lancaster, sans même essayer de montrer de rapport.

(( Il fit ensuite des remarques sur le siècle d'Elisabeth et de Jacques P'', comparé au temps de Charles I"', fit une distinction assez obscure entre l'esprit et la fantaisie, compara les différentes langues de l'Europe, attaqua les idées à la mode sur la diction poétique, etc. ». Et c'est vrai, il y a tout cela dans la conférence sur Roméo et Juliette, et rien sur la pièce, dont l'examen est remis à la prochaine séance!

Nous avons là sous une forme plus grave la même impuissance de l'attention que nous avons notée dès le temps du séjour à Malte. En littérature comme en philosophie, la pensée de Coleridge n'avait souvent pour guide que les associations d'idées fortuites qui se présentaient. Si une idée ne peut s'exprimer en une phrase courte (car il a l'art d'en construire, avec des parenthèses à l'infini, où elle se perdj elle perd toute sa valeur dans un esprit comme celui de Coleridge.

Il est curieux de remarquer l'analogie avec Quincey\ dont nous avons aussi des articles entiers où il est à peine question du sujet, et sans vouloir décider de la question, il y a présomption que c'est la même cause qui a produit le même état d'esprit chez les deux hommes. Robinson écrivait qu'il semblait que Cole-

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