Byron, Don Juan, chant I, 204; III, 93: XI
trouver qu'ils sont de bonne guerre ^ Les autres attaques contre Coleridge étaient injustifiables, mais là, il s'était inconsciemment découvert et exposé aux coups.
Comme on l'a très bien dit, c'était seulement la subtilité de son romantisme qui s'opposait par là aux t^ros effets du i^enre à la mode ', mais c'est justement cette subtilité qui le brouillait avec tout le monde. Intellectuellement, il paraissait n'avoir pas d'amis, on ne savait dans quel parti politicfue le ranger, et il ne trouvait personne pour le défendre. Aussi, à partir de 1818, renonça-t il de i)lus en plus à se produire en public, soit par des publications, soit [)ar des conférences (les trois séries de 181S1SI!) l'une sur l'iiistoire delà philosophie, les deux autres sur l'histoire de la littérature du Moyen Age et de la Renaissance, et en particulier sur Shakespeare, furent les dernières). C'est la retraitée Highgate qui commence, dans ce coin alors champêtre encore, dans cette maison amie des Cillmann où il avait trouvé encore une fois une complaisance et une patience inlassables, une amitié et une admiration qui devaient l'accompagner jusqu'à la mort et plus loin encore, dans un essai de bidgraphie que nous avons souvent cilé^
Parmi les anciens amis, Lamb, Robinson étaient ceux qui venaient le plus souvent, et Coleridge allait assez souvent aussi dîner et causer chez Lamb. VA les nouveaux amis, les nouveaux disciples afduaient. 11 semble (|u"il y avait autant de monde pour l'entendre causer qu'il en aurait fallu |»oni" f.iirc un |)ublic de lecteurs très acceptable.