‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 179 sur 191 · Id., p · texte numérisé non relu

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3. Sur Irving el Coleridge, Leltcrs, p. 744; Table Tal/;, p. 7r,. 240; IMAnsons IHar;/, t. 1, p. 30G-8; l. Il, p. 55.

4. Sur Edward Irving, voir le Iri'S inlcrcssanl article de M. Koszul dans la Quinzaine (l" octobre IDOi'l : riivolulioti d'une Secte.

nisme. Tout l'essentiel de la religion était dans les Écritures, telles que l'Église d'Angleterre les interprétait. Réveiller la vie religieuse sans toucher aux dogmes, tel devait être le but des Secours à la Réflexion (1825) '.

Le point de départ de l'ouvrage fut l'admiration de Coleridge pour les œuvres de l'archevêque écossais Leighton, où il entendait «comme la dernière vibration qui reste dans l'air après que la dernière heure de l'Inspiration a sonné dans les Saintes Ecritures ». Il y voyait encore « le plus sûr antidote contre le mysticisme, le fanatisme, *et le calvinisme », c'est-à-dire contre la doctrine de la prédestination. C'est ce volume d'Extraits de Leighton, que Coleridge voulait faire, qui est devenu entre ses mains un traité de la religion chrétienne, sous le nom de Secoia^sà la Réflexion. Il y entre beaucoup de Leighton et d'autres théologiens du XVII* siècle, Henry More, Jeremy Tnylor; et Coleridge a su si bien se faire une âme de théologien poète, qu'on ne distingue pas son style du leur.

Si l'ouvrage est impersonnel dans la forme, il n'a pas non plus de prétention à l'originalité philosopliique : c'est une exposition, par aphorismes et commentaires, de la religion telle que Coleridge la comprend. La réflexion c'est la vie intérieure dans la religion. L'éveiller dans l'àme par le travail de lintelUgence, c'est le but du livre. Montrer que la religion est identique à la raison dans son fond, ce sera sa doctrine. En effet, elle repose sur la distinction de l'entendement et de la raison, qui lui paraît une vérité admise.

Les postulats de la doctrine sont les suivants :

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