‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 23 sur 191 · Memoirs, p · texte numérisé non relu

Memoirs, p

u. Voir Ceslre, p. 177.

4. Opinion du Juge Cooper, dans Memoits of D' Priestley, p. 361 el cf. Ibid., p. 13";.

lation plus juste et plus adéquate du peuple dans le Parlement. 11 en était de même du docteur Priée dont le discours-sermon du 4 novembre 1789 avait eu un si grand retentissement, de Home Tooke, « Ihomme d'action du parti, qui refusait même de suivre les théoriciens dans leurs audaces et en luttant pour la réforme électorale, se déclarait nettement contre le suffrage universel ' ».

Si les chefs de ce mouvement de réformes étaient modérés et se plaçaient sur un terrain purement constitutionnel, leurs troupes étaient beaucoup plus révolutionnaires qu'eux.

Le mouvement réformiste en Angleterre datait de bien plus loin que l'apparition de la Révolution française. Priestlcy avait exprimé ses idées politi({ues dès 1708 dans ses Principles of Government , Horne Tooke avait fondé la Sociélé cnnstUutionncUe au moment de la guerre d'Amérique. La Société, pour commémorer la Révolution anglaise, qui existait depuis 1088, avait repris de l'activité v€rs le même temps, de même que la Société d'information constitutionnelle fondée au moment des tentatives de réforme parlementaire de Pitt. Enfin celle des Amis du Peuple, de Londres, allait se fondre plus ou moins dans une société nouvelle, la Siii-uHc de correspondance, fondée par le cordonnier Thomas Hardy, dont le premier manifeste date d'avril 1792. Ces deux dernières sociétés étaient plus démocratiques que les premières et se recrutaient surtout parmi les petits commerçants de Londres. Les réunions, les publications se multipliaient. C'est à ce mouvement que répondirent, dès novembre 179(1, les Itéllexions de Hurke, qui sont adressées Itit'u j)lus aux conservateurs anglais (|u'aiix français. (",e

Page 1