‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 25 sur 191 · Sorol, t · texte numérisé non relu

Sorol, t

journaux qui en avaient publié des extraits. Le Rév. Winterbotham est condamné pour avoir dit en chaire « que Sa Majesté était sur le trône à condition d'oi)server des lois et des règles certaines, et que, si Elle ne les observait pas, Elle n'avait pas plus de droits au trône que les Stuarts ». L'avoué John Frost, ami de Horne Tooke et membre de la Société de correspondance, est condamné à 6 mois d'emprisonnement pour avoir parlé de ses prédilections personnelles pour l'état de République '.

Une société réactionnaire, l'Association pour maintenir la Liberté et la Propriété contre les Républicains et les Niveleurs, fondée par un certain Reeves, fut (( infiniment plus redoutable à la démocratie, que les Associations démocratiques ne l'étaient au gouvernement'- ». Elles ne se défendirent que par les moyens légaux. Erskine, le grand avocat, le défenseur de Paine, fonda une ligue des « Amis de la Liberté de la Presse », une pétition émanant de 21 Sociétés fut présentée à la Chambre des Communes (qui refusa de la prendre en considération par 282 voix contre 14). En réponse, la réaction se fit encore plus violente, surtout en Ecosse où Thomas xMuir fut condamné à 14 ans de déportation pour avoir fondé à Glasgow une Société des Amis de la Constitution et du Peuple, Thomas Palmer, clergyman et membre de l'Université de Cambridge, à 7 ans de la même peine, pour avoir fondé une société analogue à Dundee ^ Cependant on n'arrivait pas à étoufi'er toutes les manifestations. Un grand meeting fut encore tenu, le

1. Moncure Conway, p. 206, 256 et suiv.: Edward Smilli, English Jacobins, p. 60.

Page 1