‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 65 sur 191 · Letters, p · texte numérisé non relu

Letters, p

2. E.-V. Lucas, p. 26-29. — Cf. Esllin Letlers, X, p. 47, qu'il faut dater tie décembre 1796.

plus grand enthousiasme; il écrirai ta Poole :<( Charles Lloyd à chaque instant fait davantage ma conquête. Son cœur est d'une pureté rare, son afTection délicate et sa hicnveillance rendue plus vive, mais non maladive, par sa sensibilité. Il est certainement un homme de grand génie, mais il faut qu'il soit en tête à tête avec quelqu'un qu'il aime et quil estime pour que ses dons de conversation se montrent, et cela ne vient pas chez lui de réserve ou de manque de simplicité, mais de ce qu'il a vécu pendant des années sans rencontrer d'âme semblable à la sienne. Sa joie et sa reconnaissance pour le (liel, au sujet de son arrivée ici pour y vivre définitivement, je puis à peine vous les décrire, et je crois que son plan arrêté est de vivre toujours avec moi '. »

(^oleridge se voyait à la fin de toutes ses peines. Ce pensionnaire béni devait assurer son existence matérielle et satisfaire par une intimité de tous les instants la passion d'amitié et de confidences qui le possédait. Dans un ciiarmant poème « ^V un jeune Ami qui proposait à l'auteur de venir s'établir chez lui », il se voyait déjà avec lui :

Ensemble, laissant le vain tourbillon du monde étendus sur la cime rocheuse et abrités sous les pins, ou penchés sur la claire et délicieuse fontaine Ah, clior ami, ce serait un sort divin que de passer nos après-midi en réilexions morales pendant que le vent d'est rafraîchirait nos tempes

[mouillées par la fatigue; Nous nous moquerons de la richesse et nous a|)prendrons

[h nous moquer de la gloire; Nos espoirs, nos connaissances et nos joies seront les

[mrmos.

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