FIN
Page 13 : Trait relatif à la jeunesse de Coligny.
Coligny et d'Andelot donnèrent fort à faire à leur gouverneur Prunelay. Un jour, dans une séance d'escrime, leur maître d'armes, Morin, brisa son fleuret, qui blessa si profondément un jeune gentilhomme du Poitou qu'il en mourut. « Ce gentilhomme avait deux frères qui ne furent pas plus tôt avertis de cet accident que, sans entrer en connaissance de cause, ils voulurent se ruer sur ce prévôt, qui était plus mort que vif. M. de Châtillon, qui avait été présent à la chose, voulut les en empêcher et leur conter comment elle était arrivée; mais n'étant pas capables de raison, dans le ressentiment où ils étaient, ils se mirent en devoir de lui passer sur le ventre, ce qu'ils auraient fait, si la plupart des académistes ne se fussent rangés de son côté. 11 empêcha, par ce moyen, que ces gentilshommes ne tuassent le prévôt; et, Payant fait sauver, ils en conçurent tant de dépit
qu'ils résolurent de s'en venger L'aîné d'entre eux parla à
M. de Châtillon, lui disant qu'il le croyait trop honnête homme pour ne pas lui donner satisfaction. Il n'y avait rien alors de plus commun que les duels, de sorte que bien loin d'avoir horreur de ces sortes de choses, comme la raison et le service de Dieu le voulaient, on tirait une espèce de vanité de s'être trouvé plusieurs fois sur le pré. M. de Châtillon, donnant donc comme les autres dans les désordres du siècle, promit à ce gentilhomme de se trouver au rendez-vous qu'il lui donnait, et comme son
frère devait être de la partie, il en avertit Andelot, afin que le combat fût de deux frères contre deux frères. Mais Pari ni (leur maître écuyer) s'étant douté de la chose, sur ce que ces deux gentilshommes étaient sortis et qu'ils ne revenaient point, il eu avertit Prunelay et le pria d'y donner ordre. Châtillon et Andelot, pour se dérober de lui, firent une partie de paume, au sortir de laquelle ils prétendaient s'évader, car il les quittait d'ordinaire quand ils étaient à cette sorte d'exercice, et ils espéraient que ce serait la môme chose. Mais il n'eut garde de le faire après l'avis qu'il avait reçu, et eux s'étant aperçus qu'il les observait ne dirent rien, mais ils avertirent un de leurs valets de chambre d'aller acheter une grande corbeille et de l'apporter si adroitement que leur gouverneur ne s'en aperçût. Le valet de chambre exécuta leurs ordres sans y manquer d'un seul point, et ayant caché la corbeille dans un cabinet au coin de leur lit, sans savoir ce qu'ils en voulaient faire, il leur rendit compte de son message. Ils en furent ravis et, après lui avoir promis monts et merveilles, ils lui dirent qu'ils attendaient un service de lui dont il devait espérer une grande récompense, que c'était, en un mot, de se cacher dans le grenier à foin qui était à deux ou trois étages au-dessus de leur chambre, et que, quand leur gouverneur serait endormi, il descendit la corde avec laquelle on montait le foin, afin qu'ils y pussent attacher la corbeille, que leur dessein était de se mettre dedans l'un après l'autre, c'est pourquoi il faudrait qu'il les descendît quand la corbeille serait attachée. Le valet de chambre trembla à cette proposition, jugeant bien, après ce qui s'était passé, quelle pouvait être leur intention. Néanmoins, s'étant laissé intimider par les menaces qu'ils lui firent de ne jamais rien faire pour lui, à moins qu'il ne leur obéît, il accepta le parti et les descendit l'un après l'autre. Le rendez-vous était pour le matin, ainsi ils s'en furent dans une hôtellerie du faubourg Saint-Germain, où ils achevèrent le reste
de la nuit La nuit étant passée, ils n'eurent pas grand'peine
à se lever, car ils ne s'étaient couchés que sur un méchant matelas; et, s'étant rendus au Pré-aux-Clercs, ils y trouvèrent les deux gentilshommes qui les attendaient en bonne dévotion. Ils se visitèrent les uns les autres, selon la mode du temps, pour voir
s'ils n'étaient point armés, et n'ayant rien trouvé qui ne fût selon la bonne foi, ils mirent l'épée à la main. Le combat fut plus rude qu'il ne fut long. Châtillon blessa son homme du premier coup, et, lui ayant fait une passe au collet, il lui fit demander la vie. Andelot ne fut pas si heureux; celui contre qui il avait assaut, qui était une des meilleures épées de Paris, ayant feint de reculer, prit son temps pour se jeter sur lui, et, de fait, il lui avait déjà saisi son épée quand Châtillon lui mit la pointe de la sienne dans les reins et l'obligea à suivre l'exemple de celui contre qui il s'était battu (1). » La chose n'en resta pas là. Les vaincus essayèrent de prendre leur revanche d'une façon peu loyale. Quelque temps après, ayant appris que Coligny et son frère chassaient à Juvisy, près des terres d'un de leurs amis, il saisirent l'occasion pour les épier et pour courir sur eux, sous prétexte qu'ils avaient dépassé les limites de leur chasse; ce guet-apens improvisé dégénéra en une véritable bataille, où les Châtillons eurent encore le dessus; la chose vint en cour. Louise de Montmorency porta plainte sur ce qu'elle considérait comme une tentative d'assassinat ; mais Coligny étouffa généreusement l'affaire, ce qui augmenta encore la réputation de courage chevaleresque qu'il s'était acquise.
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A la prise d'Arlon, il se passa un fait qui, s'il est authentique, met en évidence la force morale de Coligny. La ville avait été livrée au pillage et, suivant l'usage barbare du temps, les habitants appartenaient aux vainqueurs. On amena à Coligny une jeune fille admirablement belle; se défiant de lui-même, il lui offrit de la faire conduire en lieu sûr avec une escorte, ou, si elle préférait occuper sa maison, de se retirer immédiatement.
(1) Sandras de Courtils (livre I er , p. 15 et suiv.).
Si
Il n'eut pas de repos qu'elle n'eût été conduite dans un courent voisin ; mais l'escorte qu'il lui avait donnée ayant été attaquée par des soldats qui l'outragèrent, Coligny exigea du duc d'Orléans que les coupables fussent punis; le prince fut surpris de cette vertu, qui n'était pas commune dans l'armée, et essaya quelque remontrance ; mais comme l'escorte avait été violemment dispersée, le cas d'infraction à la discipline était flagrant, et deux des coupables furent exécutés (1).
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L'élévation de sa fortune ne changea rien à la gravité de sa vie. Voici, d'après les témoignages que Sandras de Courtils assure tenir de sa famille, comment il passait d'ordinaire ses journées en ce temps-là (2) : '
< La première chose qu'il faisait au sortir de son lit était de se jeter à genoux devant un cruciûx, et il y demeurait un quart d'heure, sans vouloir qu'on le vint interrompre pour quelque chose que ce fût, à moins que quand il était à l'armée, où il disait que Dieu voulait bien que Ton différât de lui rendre ce qu'on lui devait en faveur de la nécessité. Après avoir fait sa prière, il s'habillait et allait ensuite dans son écurie, où il regardait ses chevaux l'un après l'autre, s'en fiant beaucoup plus à ses yeux qu'au soin de son écuyer. Il était si bon homme de cheval que c'était lui qui montait ceux qui étaient les plus difficiles, quelquefois deux, quelquefois trois, et il passait tous les jours
une heure et demie à cet exercice Il se retirait ensuite dans
sa chambre, où il lisait régulièrement une heure entière, mais avec tant de fruit qu'il n'y avait point d'homme qui fût mieux versé dans l'histoire. Cette heure s'étant écoulée, il s'en allait à
(1} Sandras de Courtils (livre I", p. 29).
(i) livre I«, p. 69.
la messe, qu'il entendait à genoux ; car, quoi qu'il ne manquât pas de se trouver à celle du roi, il croyait que la plupart n'y allant que pour faire leur cour, et chacun passant, pour ainsi dire, à tous moments sur le corps des autres, c'était un temps mal propre pour faire sa prière. Au sortir de la messe, il s'en allait au lever du roi, et, après avoir achevé la matinée auprès de lui, il se mettait à table, où il demeurait plus longtemps qu'il n'eût fait s'il y eût été tout seul; mais comme tout le monde était bien venu chez lui, la bienséance l'obligeait à donner quelque chose à la coutume. Après avoir dtné, il lisait encore une heure, et, afin de n'être point gêné, il faisait donner des cartes à ceux qui avaient mangé avec lui. Cette heure étant passée, il s'en retournait au Louvre, où il avait, Je plus souvent, quelque partie de paume avec le dauphin. S'il ne jouait pas à la paume, c'était tantôt au mail et tantôt au billard ; mais il ne savait pas ce que c'était que les jeux de hasard, disant que, si Ton faisait bien, ces sortes de jeux seraient défendus dans tout le royaume. Aussi une personne de ses amis l'étant venue trouver cinq ou six ans après pour le prier de vouloir la servir de son crédit, afin qu'il pût obtenir le privilège de donner tout seul à jouer dans Paris, il lui fit réponse qu'en toute autre chose il serait ravi de lui rendre service, mais qu'à l'égard de celle-là, bien loin de s'y vouloir employer, il était d'humeur à en détourner le roi, s'il croyait qu'il fût d'humeur à lui accorder sa demande. Mais, pour revenir à mon sujet, il achevait de passer l'après-dînée chez le roi ou chez le dauphin, et, quand huit heures venaient, il se retirait chez lui, où il lisait encore une heure, après quoi il se faisait donner du fruit ou un biscuit dans du vin, car il ne savait ce que c'était que de souper. De là il s'en retournait encore chez le roi, d'où il ne revenait point qu'après son coucher. Il se couchait dès qu'il était revenu, mais non pas sans avoir été encore un quart d'heure au chevet de son lit, et cela en présence de ses gens ; car, quoiqu'il crût que la véritable dévotion ne consistait pas dans l'apparence, il savait néanmoins que les maîtres sont obligés de donner l'exemple à leurs domestiques. »
Le même écrivain cite de lui, à ce moment de sa vie, un trait qui concorde tout à fait avec le souci que Coligny montra si sou-
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vent, plus tard, pour les pauvres, ce qui est à noter chez un homme de guerre et à une époque de mœurs rudes, où les souffrances du peuple n'émouvaient guère la sensibilité des grands. « Il faut, dit-il, que je rapporte ce qui lui arriva dans l'égliso des Jacobins (1), où il était allô entendre la messe le jour de saint Dominique. Il avait mis dans une de ses poches de la monnaie pour donner aux pauvres, et, en étant venu un auprès de lui, dans le temps qu'il était le plus occupé à ses prières, au lieu de fouiller dans la poche où était cette monnaie, il fouilla dans l'autre, où il y avait des pièces d'or. 11 en prit plein sa main sans compter, et les donnant à ce pauvre sans regarder ce que c'était, celui-ci demeura bien surpris quand il vit la grandeur de l'aumône. C'était sans doute un homme de bien que ce pauvre-là, et il le parut à ce qu'il fit ; car, s'étant mis après cela sur la porte de l'église, il attendit M. de Ghàtillon, et quand il vint à sortir : « Monsieur, lui dit-il en montrant ce qu'il avait reçu de lui, je ne sais si c'a été votre dessein de me donner une si grosse aumône, mais si cela n'est point, je ne prétends pas en profiter. » M. de Châtillon ne fut pas si surpris de s'être trompé que de la générosité de ce pauvre, et, le regardant avec admiration : Non, bon homme, lui répondit-il, mon dessein n'était pas de vous donner ce que vous me montrez, mais puisque vous avez la générosité de me le vouloir rendre, j'aurai bien celle de vous le laisser. » Il ne se contenta pas de cela, il le fit venir dans sa maison, où il le
nourrit et l'entretint tant qu'il vécut Pour en dire la vérité,
ce pauvre homme était un exemple de vertu, ce qu'on reconnut encore mieux après sa mort que pendant sa vie, car il n'eut pas plutôt les yeux fermés qu'une vieille femme, qui avait coutume de le venir demander tous les jours, se prit à sangloter dès qu'on lui eut annoncé que Dieu l'avait rappelé à lui. On crut qu'il fallait qu'elle fût sa femme pour y prendre tant d'intérêt, et chacun l'ayant interrogée là-dessus : « Non, répondit-elle, ce n'était point mon mari, mais quand il l'aurait été, il n'aurait pas pris plus
(1) C'était une ancienne église attenant au couvent des Jacobins et non la célèbre église des Jacobins, rue Saint-Honoré, qui fut transformée en club ea ttt2 ; celle-ci ne fut construite qu'au xvir» siècle.
soin de moi et de ma famille qu'il faisait. » Elle conta ensuite comment, depuis qu'il était dans la maison, il lui avait apporté tous les jours la viande et le vin qu'on lui donnait pour sa nourriture, outre que c'était elle qui avait profité de la grosse aumône qu'on lui avait faite. La chose ayant été rapportée à M. de Chfttillon, il ne la put croire avant de l'entendre lui-même de la bouche de cette femme; mais lui ayant été confirmée dans le même temps, il ne put retenir ses larmes, ni s'empêcher de dire qu'il avait perdu un trésor qu'il n'était pas digne de posséder. Cependant, il donna ordre de s'informer qui était cette femme, et ayant su que c'était une pauvre honteuse qui était chargée d'enfants, il prit soin d'elle et de sa famille. »
« Il n'avait point plus de joie qu'à ces actions de charité, et l'on remarqua que, tout jeune qu'il était, il avait tant de compassion des malheureux qu'il se serait ruiné volontiers pour les mettre à leur aise. Il plaignait surtout la pauvre noblesse, disant qu'ils lui faisaient encore plus de pitié que les autres, parce que ceux-ci pouvaient travailler et que les autres n'y étaient pas accoutumés. Comme on connaissait son cœur, tous les pauvres le guettaient quand il venait au Louvre, et pas un ne s'en retournait sans qu'il lui eût donné Il est certain qu'il n'y avait point
d'ostentation à son fait, et qu'il était véritablement touché quand
il se présentait un pauvre devant lui Étant allé à Châtillon
avec Andelot, il y vint un pauvre gentilhomme de quatre ou cinq lieues de là, et s'étant fait présenter par une personne qu'il connaissait : « Ah! mon frère, dit-il à Andelot en se tournant de son côté, qu'avons-nous fait d'agréable à Dieu pour être si à notre aise et si bien vêtus, pendant que ce pauvre gentilhomme est tout nu et souffre toutes sortes d'incommodités? Il a le même rang que nous dans le royaume; si nous sommes gentilshommes, il l'est aussi, et si j'y vois de la différence, c'est qu'il a plu à Dieu de nous favoriser, au lieu qu'il permet qu'il demeure dans la souffrance. » Cependant, il n'en restait pas aux paroles ; les effets suivaient de près, et il donna ordre non seulement qu'on l'habillât, mais encore que ses fermiers lui donnassent tous les ans une certaine somme pour lui aidor à subsister. Ses terres étaient ainsi chargées de ces sortes de pensions, et il avait tant
de soin des pauvres, qu'il y entretenait un certain nombre de femmes pour les servir dans leurs maladies, ni plus ni moins que si elles eussent été gardes. Mais comme, quelque soin qu'elles en pussent avoir, ce n'était rien, à moins de subvenir à leur nourriture, il donnait deux cents francs par mois pour leur faire des bouillons dans sa terre de Chàtillon,- et il faisait la même chose dans les autres, selon qu'elles étaient plus ou moins grandes. Il ne prenait pas seulement le soin de leur corps, mais encore celui de leur âme, et Ton remarque que, devant d'avoir embrassé la religion réformée, il entretenait des prêtres à Chàtillon et qu'il avait même fondé des écoles pour instruire la jeunesse. Il n'eut garde de discontinuer cette bonne œuvre quand il fut appelé à la vérité de la religion, et tout le changement qu'il y fit, c'est qu'au lieu de ces prêtres il y mit des ministres. »
Nous avons dit, page 270, que Jeanne d'Albret perdit ses deux premiers enfants par des accidents étranges. En voici le récit, extrait de la Chronologie novenaire de Palma Cayet. (Edit. Petitot, t. II p. 230 et suiv.).
c Ces deux beaux princes ne purent être élevés, ainsi par inconvénient moururent en bas âge, à savoir : le duc de Beaumont ayant été mis es mains de la baillive d'Orléans, qui fut grand'mère du maréchal de Matignon, laquelle faisait sa résidence en ladite ville, étant fort âgée et frileuse extrêmement, selon qu'elle, pour sa condition, se tenait close et tapissée de toutes parts, avec un grand feu, elle en faisait encore plus à l'endroit de ce petit corps de prince, le faisant haleter et suer de chaleur à toute outrance, sans qu'elle souffrit air, vent, ni haleine être donné ni entrer en la chambre, ce qu'elle fit si opiniâtrement, quoiqu'on lui en sût dire, qu'enfin le petit duc de Beaumont étouffa peu à peu dans ses langes, et si toujours cette bonne femme disait : « Laissez-le, il vaut mieux suer que trembler. »
« Le comte de Marie (second fils de Jeanne) expérimenta une autre affliction, qui fut qu'étant M. de Vendôme et ladite princesse son épouse (Antoine de Bourbon et Jeanne) allés voir le roi Henri d'Albret en Béarn, ils le trouvèrent au Mont-de-Marsan où ils séjournèrent ; et y ayant mené le comte de Marie en son maillot, ainsi que ledit sieur roi Pavait désiré, ils le lui présentèrent, de quoi il reçut un merveilleux contentement. Mais comme ce prince était très beau, désiré d'être tenu d'un chacun, un gentilhomme se jouant à lui dans la croisée de la fenêtre de sa chambre, lui étant entre les bras de sa nourrice, le gentilhomme et la nourrice se le baillèrent plusieurs fois de l'un à l'autre, d'une fenêtre à l'autre par le dehors de la croisée, quelquefois feignant de le prendre, ce qui fut cause du malheur qui en arriva, car le gentilhomme feignant de le prendre et ne le prenant pas de fait, la nourrice, s'attendant qu'il le prit, lâcha prise, et le petit comte de Marie tomba de la fenêtre en bas sur un perron, où il se froissa une côte. Le gentilhomme sauta aussitôt de la fenêtre en bas, car c'était du premier étage, et, relevant le prince, il le porta à la nourrice tout éplorée, qui l'apaisa du mieux qu'elle put, lui baillant à teter. Le roi, M. de Vendôme et la princesse étaient allés à la chasse, on leur cacha cet accident. J'ai ouï-dire à ses anciens serviteurs valets de chambre que, si la nourrice eût averti de cet inconvénient, il y eût eu moyen de le rhabiller, mais son mal rengrégeant en pis, finalement il mourut. »
Préface i à xx