‹ Colique De Plomb: Et De Son Traitement Par Les Projections Rectales D'ÉtherChapitre 9 sur 19 · MÉTHODE ANTIPHLOGISTIQUE · texte numérisé non relu

MÉTHODE ANTIPHLOGISTIQUE

Dans une affection qui pour beaucoup était regardée comme le résultat d'une inflammation, il eût été étonnant que les partisans de cette théorie ne songeassent pas à se servir d’une médication antiphlogistique. Aussi la voyons-nous adoptée de bonne heure et défendue par de nombreux médecins, parmi lesquels Hoffmann,

ete Dehaen, Astruc, Bordeu et plus près de nous Broussais et son école.

Les uns n’appliquent que des sangsues, à une ou plusieurs reprises, sur le ventre, dont ils aident l’action par des boissons rafraîchissantes, des purgatifs doux, des lavements émollients ou laxatifs; d’autres emploient de préférence la saignée générale dont quelques-uns ont fait un étrange abus, comme Astruc, qui recommande de répandre largement le sang, de quatre en quatre heures, ou toutes les six heures (Tanquerel des Planches).

Astruc expliquait ces saignées abondantes qu'il recommandait par la nécessité de prévenir l’engorgement de l'origine des nerfs pouvant causer la paralysie.

Palais et Canuet associent à ce traitement antiphlogistique les laxatifs et les opiacés, et d’après leurs observations la guérison n’a été obtenue qu’au bout de dix jours en moyenne. Et puis, n’est-on pas en droit d'attribuer la guérison aussi bien aux laxatifs et aux opiacés qu'à la méthode antiphlogistique ?

Ainsi donc lenteur de guérison et surtout tendance à augmenter l’anémie qui est déjà si marquée dans cette affection. Malassez a trouvé une diminution de moitié des globules rouges, jusqu’à 2,300,000 seulement par millimètre cube.

Les émollients employés ont-ils donné de meilleurs résultats ?

« Ilest, dit Bouvart, de notoriété publique, que les malades qui avant d'être conduits à l'hôpital ont été traités par les huileux, les délayants, les émollients, ont beaucoup plus de peine à guérir que les autres ou souvent sont du nombre de ceux qui ne guérissent pas. »

Les cataplasmes, les bains tièdes, les boissons gommeuses ont été employés tour à tour ou en même temps et n’ont pas donné les résultats satisfaisants qu’on attendait.

Cependant Wilson et plus tard Reisland disent avoir réussi en injectant aux malades d'énormes quantités d’eau tiède. Il y aurait

là une action mécanique qui triompherait de la résistance de l'intestin.

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