‹ Coliques sèchesChapitre 15 sur 16 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Si nous avons bien fait comprendre notre pensée, nous croyons pouvoir dire :

Que l’on peut, sous le titre de coliques sèches, comprendre deux affections qui se ressemblent beaucoup au point de vue symptômes, mais diffèrent essentiellement comme étiologie ;

Que ces deux maladies, colique saturnine et colique nerveuse, offrent un diagnostic délicat, mais possible le plus souvent ; et un pronostic aussi grave et sérieux pour la première, qu’il est bénin pour la seconde;

Et que, s’il existe pour le traitement des indications communes qui s'adressent à des symptômes communs, il en est qui sont absolument spéciales, presque spécifiques (quinine pour l’une, iodure de potassium pour l’autre, par exemple).

En résumé, sans vouloir mettre au même niveau nosologique ces deux maladies, nous dirons qu'il existe bien positivement, et tout à fait en dehors de la colique saturnine, une colique nerveuse, moins grave qu’elle, moins dangereuse, mais qui, à un moment donné par l’intensité des symptômes et les suites que peuvent amener des accès répétés, domine suffisamment la scène pour prendre rang dans le cadre pathologique.

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