‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 14 sur 150 · T. XIII, p · texte numérisé non relu

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4. Cf. lettre GXXV, dans Migne, Patrologie latine, t. CLXXXII, col. 270.

5. Né eu 1494, à Ressous-sur-Matz, près de Compiègne, et mort en 1574, ce personnage fut nommé grand inquisiteur de France en 1559 et assista au concile de Trente en 1563. Son principal ouvrage, coté D 7645 à la Bibl. nationale, a pour titre : Christianse religionis institutionisque Domini nostri Jhesu Chrisli traditionis adversus Misoliturgorum blasphemias ac novorum hujus temporis sectariorum imposturas praecipue Johannis Calvini et suorum contra sacram missam catholica et historica propugnatio. Paris, Nicolas Chesneau, 1562, in-fol. — Les quatre chapitres de ce volume ont une pagination spéciale. Le second, intitulé : De divino missae sacrificio, renferme un catalogue des évêques de Noyon, et l'incendie de 1131 s'y trouve mentionné au fol. 24. Cf. Démocharès, par M. l'abbé Corblet, dans la Revue de l'art chrétien, t. XVII, 1874, p. 240.

6. Antiquitez, fondations et singularités des plus célèbres villes de France, 1608, p. 155.

7. Antiquitez et recherches des villes, chasteaux et places remarquables de toute la France, 1609, p. 506.

noine Sézille1 s'accordent pour fixer la date du sinistre à l'année 1131. Au contraire, Levasseur2 et les auteurs du Gallia christiana3 prétendent que Noyon fut incendié en 1130. Guillaume de Nangis, qui rédigea sa chronique au xine siècle, commet également une erreur en faisant remonter le désastre à l'année 11324, mais son récit concorde avec celui du moine d'Ourscamp, dont il avait probablement le texte sous les jeux, car on y retrouve les mêmes expressions et la même erreur sur l'insolence des habitants de Noyon vis-à-vis du pape.

Innocent II et le moine d'Ourscamp n'ont pas exagéré l'importance de l'incendie de 1131, caria cathédrale actuelle ne renferme aucun débris antérieur à cette époque, comme M. Vitet l'a supposé5. L'éveque Simon de Vermandois dut se mettre aussitôt à l'œuvre pour déblayer les ruines du monument et pour obtenir du roi l'autorisation de détruire une partie des remparts galloromains qui gênaient le futur développement du chœur. Cette enceinte primitive fut agrandie avant le règne de Philippe- Auguste, car une bulle d'Alexandre III, datée du 13 juillet 1179, constate que l'église de Saint-Martin, bâtie au sud-est de la cathédrale, se trouvait à l'intérieur de la ville6. On fit la même opération à Senlis vers 1157 et au Mans en 1217. Pour se procurer des ressources, il est probable que l'éveque permit au chapitre de confier les reliques de saint Eloi à des quêteurs qui parcoururent les diocèses voisins, suivant un usage très fréquent à cette époque. On y eut recours à Senlis en 1155 et à Noyon en 1463 et en 1476 pour l'œuvre de la cathédrale.

1. Nouvelles annales de Noyon. Bibl. nat., fr. 12030, p. 166.

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