Bibl. nat., fr. 12032, fol
7. Annales de l'église cathédrale de Xoyon, p. 891, 979 et 1336.
8. Mémoires pour servir à l'histoire du Vertnandois, t. I, p. 202.
plusieurs extraits, mais ils ont négligé de transcrire les obits de Simon de Vermandois et de Baudouin IL
Ces deux évêques furent enterrés à Ourscamp, ainsi que leurs successeurs Baudouin III (f 1174), Renaud (f 1188) et Etienne Ier de Nemours (f 1221). M. Vitet en a conclu que la cathédrale devait être en reconstruction jusqu'au jour où l'antique usage d'ensevelir les évêques dans l'église de Notre-Dame fut repris à la mort de Gérard de Bazoches, en 1228 l. Cet argument n'est pas péremptoire, car les trois prédécesseurs de Simon de Vermandois, à savoir : Baudouin Ier (f 1068), Radbod II (f 1098) et Baudry (f 1113), avaient été inhumés, le premier dans l'église Saint-Barthélémy de Noyon, le second dans l'église Notre-Dame de Tournai, le troisième dans une sépulture inconnue, car c'est Baudry, auteur des Gesta episcoporum Cameracensium, qui fut enseveli dans la cathédrale de Thérouanne2.
Si l'évêque Simon de Vermandois et ses quatre successeurs furent enterrés à Ourscamp, c'est parce qu'ils avaient été les bienfaiteurs de l'abbaye, comme Josselin, évêque de Soissons (f 1152) et son successeur Ancoul de Pierrefonds (f 1158), dont les tombeaux s'élevaient dans l'église abbatiale de Longpont3. De même, tous les évêques de Senlis, depuis Pierre Ier (f 1151) jusqu'à Pierre II (f 1293), furent ensevelis dans l'abbaye de Chaalis4. En adoptant la singulière théorie de M. Vitet, il faudrait admettre que la cathédrale de Noyon fut reconstruite entre les années 1068 et 1228, et la cathédrale de Senlis entre les années 1151 et 1308, date de la mort de Guy de Plailly, inhumé devant le maître-autel5. En réalité, l'usage d'enterrer les évêques dans leur cathédrale persista même pendant une période de reconstruction. Ainsi, l'évêque Evrard de Fouilloy (f 1222) et ses deux successeurs, Geoffroy d'Eu (f 1236) et Arnoul (f 1247) furent enterrés dans la cathédrale d'Amiens, au moment où les chantiers étaient en pleine activité6.
L'évêque Baudouin III, qui monta sur le siège de Noyon en 1167 et qui mourut en 1174, vit sans doute l'achèvement du