‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 37 sur 150 · Bibl. nat., fr. 12032, fol · texte numérisé non relu

Bibl. nat., fr. 12032, fol

7. Mazière, Annales Noyonnaises, dans le Bulletin du Comité archéologique de Noyon, t. XII, 1896, p. 157 à 168.

noines ne pouvaient plus toucher les revenus de leurs prébendes. En outre, ils se trouvaient en litige avec l'êvêque. A la suite d'une délibération datée du 24 octobre 1382, ils prirent le parti de se disperser pendant trois ans1. Cette période désastreuse coïncida avec l'épiscopat de Gilles de Lorris qui monta sur le siège de Noyon en 1352 et qui mourut le 28 novembre 1388. Son testament fait mention de la chapelle Sainte-Madeleine où il fonda quatre messes pour le repos de son âme. On l'enterra dans le chœur, à droite du maître-autel2.

Dans un procès intenté par les habitants de Xoyon à l'êvêque, au chapitre et aux curés de la ville et jugé par le Parlement au mois de juillet 1385, les chanoines prétendaient que la cathédrale, bâtie par Charlemagne, s'élevait sur les fondations du château de Roland3. Cette bizarre opinion n'était pas soutenable, car la cathédrale n'occupait pas l'emplacement de la villa royale vers le milieu du vne siècle, quand Clotaire III donna son palais à sainte Godeberte4. Le chanoine Pierre Le Fauconnier fonda deux chapellenies à l'autel de Saint-Eloi le 14 juillet 1389 5. Le 6 décembre 1399, le chapitre concéda un fief à Jean de Moy encourt, à charge de fournir chaque année, la veille de la Pentecôte, un pigeon blanc pour représenter la descente du Saint-Esprit dans la cathédrale6.

Au xive siècle, on célébrait à la cathédrale deux cérémonies burlesques dont l'origine était beaucoup plus ancienne. La première, fixée au 28 décembre, se nommait la fête des Innocents. Un évêque nommé par les enfants de chœur et choisi dans leurs rangs ou parmi les chanoines, faisait l'office du jour et donnait sa bénédiction aux fidèles. Les enfants de chœur s'asseyaient dans les stalles et les prêtres remplissaient leurs fonctions. Comme cette fête dégénérait en scandales, le chapitre essaya vainement de la supprimer, mais elle fut célébrée régulièrement jusqu'en 1625. La fête des Fous, qui avait lieu le 5 janvier, était caractérisée par l'élection d'un roi qui se livrait à de véritables bouffon-

1. Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 1004.

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