‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 40 sur 150 · Bibl. nat., fr. 12032, fol. 12 v · texte numérisé non relu

Bibl. nat., fr. 12032, fol. 12 v

2. Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 1007.

3. La Fons-Mélicocq, Noyon et le Noyonnais au XIVe et au XVe siècle, p. 151.

Parmi les objets curieux contenus dans le trésor à cette époque, on peut encore citer une gibecière qui serrait dans la représentation du mystère de la Béguine, une crosse en argent, montée sur un bâton noir pour l'évêque des Innocents, qui était nommé le 27 décembre par les enfants de chœur, un dragonneau avec une queue de soie rouge que l'on portait à la procession des Rogations, un autel portatif en marbre, bordé de cuivre et garni de deux lames d'argent, des parements d'autel, des calices, deux coffres avec ferrures aux armes de la Boissière 4 et la grande armoire du xme siècle, bien connue des archéologues2. Enfin deux petites cages de fer scellées à des piliers de la nef renfermaient des bréviaires à l'usage des fidèles. On pouvait y introduire la main pour tourner les pages.

Une rixe sanglante éclata sous le porche de la cathédrale, le 31 mai 1402, entre un boucher, nommé Jean de Verrigne, et son fils Lambert3. Le chapitre fit purifier cette partie de l'église par un évêque. Le 28 avril 1403, on défendit aux chantres de faire du bruit en chantant yaoab et d'autres mots hébreux du psautier, suivant une bizarre coutume4. Après la bataille d'Azincourt, qui fut livrée le 24 octobre 1415, la situation des défenseurs de la ville était devenue critique. Les habitants vivaient dans la crainte continuelle d'une surprise. Les chanoines, les chapelains et les gens de service remplirent souvent le rôle de veilleurs de nuit aux portes de Xoyon sous les règnes de Charles VI et de Charles VII5. En outre, le chapitre contribua plusieurs fois aux réparations de l'enceinte pendant le xrvs et le xve siècle.

Charles VI visita Notre-Dame de Xoyon le 18 avril 1414 6. Au mois de septembre 1417, le bailli de Vermandois ayant donné

1. Ces coffres avaient appartenu soit à Vermond de la Boissière (1250 f 1272), soit à Florent de la Boissière (1315 f 1317), évéques de Noyon.

2. Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du mobilier français, t. I, p. 10.

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