‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 43 sur 150 · Gallia christiana, t. IX, col · texte numérisé non relu

Gallia christiana, t. IX, col

9. Arcb. de l'Oise, G 1356, publié par La Fons-Mélicocq, les Artistes du nord de la France, p. 50.

saint Jean, de sainte Agnès et de saint Biaise. Ces vitraux légendaires devaient remonter en grande partie au xme siècle, car ils étaient placés dans les baies inférieures de l'église. Les incendies de 1293 et de 1316 avaient dû les épargner, mais le feu avait fait sans doute éclater les vitres des fenêtres hautes, où Pierre Le Verrier signale quelques figures de prophètes. Cet artiste ne termina son travail qu'au mois de juin 1429. Il répara 640 panneaux au prix de 2 sous 4 deniers par panneau, soit au total 74 livres 13 sous 4 deniers. Les quatre panneaux neufs qu'il avait fournis lui furent payés cinq écus d'or. Huet Le Plâtrier avait dressé l'échafaudage nécessaire pour démonter une verrière supérieure. Dans ce curieux document, le peintre verrier mentionne la chapelle de Saint-Michel dans les tribunes du chœur, la chapelle de Sainte-Luce, l'autel de Saint-Eutrope et l'autel de Saint-Éloi, le portail des Merciers et la chapelle de Sainte-Catherine dans le cloître.

En 1427, on rencontre la mention d'une grosse cloche nommée Marie qui se trouvait dans la tour du nord1. Le chapitre fît une réception solennelle à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, quand il visita la cathédrale le 1er mai 1430'2. Le 15 décembre de la même année, un clerc du diocèse d'Amiens, nommé Jean Boucher, s'échappa de la prison de l'évêché et pénétra dans la cathédrale par une fenêtre. On voulut le saisir, mais il opposa une vive résistance et le chapitre prétendit que le sang avait été répandu pendant la lutte. Les offices furent suspendus et les chanoines allèrent dire leur messe dans l'église de Sainte-Madeleine ; mais, après une enquête, on ne jugea pas nécessaire de faire purifier l'édifice3.

L'interruption du service divin pouvait également se produire quand un excommunié entrait dans la cathédrale. Ainsi, le 14 septembre 1435, Jean de Compiègne, maire de Noyon, qui avait fait arrêter deux prêtres, vit le célébrant quitter l'autel en sa présence4, et le même fait se renouvela le 24 juillet 1450 devant

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