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des officiers royaux qui avaient fait jeter des vicaires en prison1. Charles VII s'arrêta quelques jours à Noyon, le 11 mai 1441, en allant mettre le siège devant CreiP, et Louis XI était encore dauphin quand il visita la cathédrale pour la première fois, le 31 juillet 1443. Les chanoines avaient revêtu leurs chapes de soie pour le recevoir au son des cloches3. En 1446, Jean de la Rivière, doyen du chapitre, fut inhumé sous l'aigle du lutrin4. C'était un honneur exceptionnel, car on enterrait toujours ces dignitaires dans la nef, devant le crucifix du jubé.
Vers la même époque, la question de l'authenticité des reliques de saint Eloi devait être soulevée de nouveau par les moines de l'abbaye à l'occasion d'un sermon prononcé dans la cathédrale le 8 janvier 1447 par un dominicain, nommé le frère Jean-Louis. Ce prédicateur avait célébré les vertus du saint évêque, en conseillant aux fidèles de vénérer ses reliques. Aussitôt les moines de Saint-Eloi intentèrent un procès au chapitre devant la cour du Châtelet. Ils prétendaient que la première translation faite par l'évêque Hédilon n'était certifiée par aucun authentique, mais les chanoines répondaient que l'abbé Guibaud avait assisté à la cérémonie de 1157 sans faire aucune protestation5. Un arrêt daté de 1455 ratifia simplement les accords conclus entre les deux parties au xive siècle6, mais le chapitre fit appel devant le Parlement. Au mois d'août 1457, la peste sévissait à Noyon avec une telle violence que les chanoines furent autorisés à s'absenter pendant deux mois7.
Vers le milieu du xve siècle, la cathédrale menaçait ruine. Les réparations entreprises après les incendies de 1293 et de 1316 avaient été faites à peu de frais. Le chapitre résolut de consulter, à titre d'expert, Jean Turpin, maçon à Péronne, qui visita