‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 54 sur 150 · Bibl. nat., fr. 12032, fol. 17 r · texte numérisé non relu

Bibl. nat., fr. 12032, fol. 17 r

Mont-Renaud, près de Noyon, en 1481. Elle eut pour marraine Marie d'Amboise, tante de l'évèque Charles de Hangest, qui fut le successeur de Guillaume Marafln. Le 28 décembre de la même année, la procession des reliques fut suivie d'une quête pour les réparations de la cathédrale de Reims, dont la charpente avait été incendiée le 24 juillet1. Un service solennel pour le repos de l'âme de Louis XI fut célébré le 22 septembre 1483 2. Le 3 avril 1497, le chapitre autorisa le chanoine Pierre Isabeau à faire construire à ses frais un sépulcre dans la chapelle de Sainte- Luce et de Sainte-Marguerite3. Un service funèbre pour le repos de l'âme de Charles VIII fut célébré dans la cathédrale le 30 mai 14984, et le chapitre permit à l'évèque de faire poser dans le chœur un nouveau trône épiscopal le 14 août suivant5.

Pendant l'épidémie de 1490, les habitants de Noyon avaient fait le vœu de remplacer la châsse de sainte Godeberte6. Le chapitre résolut de donner suite à ce projet le 9 août 1499 et une commission de six membres, nommée le 24 septembre suivant, commanda le reliquaire à Jean de Gravai, orfèvre d'Amiens7. Celui-ci s'engagea, par un marché en date du 5 octobre 1499, à fabriquer en deux ans une grande châsse avec 120 marcs d'argent fin que le chapitre devait lui fournir8. La façon était évaluée à 54 sous par marc. Les chanoines et plusieurs autres donateurs envoyèrent au trésorier des monnaies d'or, de la vaisselle d'argent et des sommes importantes. Jean Milet, évêque de Soissons, donna 160 livres pour cette œuvre en 1502.

Le devis primitif fut de beaucoup dépassé, car Jean de Gravai reçut 218 marcs d'or et d'argent fin et 494 livres pour le prix de son travail9. Le trésorier, Jacques de Brunfay, qui avait ouvert un compte spécial pour le reliquaire de sainte Godeberte, évalue la recette à 1,252 livres et la dépense à 1,790 livres10. L'artiste,

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