Ibid., fol
ouvrit la châsse de sainte Godeberte le 29 novembre 1647 pour donner une relique à Catherine de Baradat, abbesse du Pont-aux- Dames et sœur de l'évêque * .
L'approche d'une armée espagnole, commandée par le duc de Nemours, décida le chapitre à mettre les ossements de saint Eloi dans un coffre, le 11 juin 1650, pour les expédier à Paris avec les tapisseries et les ornements. Ce précieux envoi fut embarqué sur l'Oise cinq jours après, et l'abbé de Sainte-Geneviève, qui reçut les reliques vers la fin du mois de juin, les déposa dans la chapelle du collège de Sorbonne. On les réintégra dans la grande châsse le 18 novembre de la même année2. Deux jours plus tard, une cérémonie solennelle fut célébrée dans la cathédrale pour l'arrivée d'un ossement de saint Médard à Noyon. Cette relique, signalée au chapitre par Jean Crochet, aumônier du roi, et donnée aux chanoines le 1er juillet 1650 par Jacques de Nuchères, évêque de Chalon-sur-Saône, se trouvait dans le monastère de Saint-Etienne de Dijon dont il était abbé3.
En apprenant que Noyon était encore menacé par l'ennemi, le chapitre fit expédier, le 13 décembre 1651, la châsse de saint Eloi à Compiègne et les plus riches ornements à Paris, au collège de Dainville4, où ce dépôt resta jusqu'au 13 juin 16535. Les chanoines ne devaient pas tarder à se laisser effrayer par les nouveaux succès des Espagnols, car la châsse de saint Eloi se trouvait à Paris, dans la chapelle de la Sorbonne, le 5 février 1659. L'ordre de la faire revenir ne fut donné que le 27 février 1660, et l'arrivée du reliquaire à Noyon eut lieu le 24 mars suivant6. L'évêque Henri de Baradat, qui avait succédé à Charles de Balsac en 1626, était déjà malade quand les nouvelles cloches de la cathédrale furent baptisées, le 21 juin 1660, car il ne put assister à cette cérémonie. Il mourut le 20 août suivant et fut inhumé trois jours après dans la chapelle de Saint-Nicolas qu'il avait consacrée en 16477. Ce prélat avait reçu cinq fois