Ibid., fol. 38 v
Louis XIV à Noyon, le 18 juillet 1653, le 19 octobre 1654, le 30 novembre 1655, le 2 août et le 24 septembre 1656. Le roi visita encore la cathédrale en traversant la ville, le 30 avril 1670, le 13 mai 1675, le 18 mars 1691 et le 13 mai 1692 l.
Après de longues négociations, le chapitre donna, le 30 avril 1661, au curé et aux paroissiens de l'église de Sainte-Godeberte des reliques de leur patronne'2. Le 13 décembre 1662, des tapisseries qui représentaient des scènes de la vie de Samson et l'histoire de l'enfant prodigue furent offertes à la fabrique3. L'année suivante, la confrérie des Joies fit suspendre dans la nef un tableau représentant le couronnement de la Vierge, qu'elle avait payé 660 livres à un peintre de Paris nommé Laminoy4. Quand le régiment de Lyon traversa la ville de Noyon, en 1666, un soldat, nommé Canisse, mutila à coups de sabre un Christ en bois doré qui se trouvait dans sa chambre et qui fut ensuite transporté à la cathédrale, dans la chapelle de Sainte-Anne, le 4 avril 16675. Une inscription latine conserve le souvenir de ce sacrilège et de l'amende honorable faite par l'évêque François de Clermont- Tonnerre. En 1670, le doyen Nicolas II de la Haye et un donateur inconnu enrichirent le trésor de deux reliquaires en argent, et le chanoine Balesden donna au chapitre un anneau et une petite croix en vermeil, conservés à Tournai, qui passaient pour avoir appartenu à saint Éloi6.
Une sentence du bailliage, datée du 20 avril 1673, condamna un fondeur de Noyon, nommé Guillaume Hudebert, à monter trois cloches dans la grosse tour du nord, au-dessus de l'ancienne chapelle des Joies7. Il faut en conclure que le chapitre avait complété à cette époque la sonnerie installée en 1660. Le 29 novembre de la même année, l'évêque offrit au chapitre un tableau représentant la mort de saint Eloi, qui fut placé à l'entrée du chœur. En 1683, il donna 1,000 livres pour contribuer
1. Bibl. nat., fr. 12032, fol. 41 V, 45, 77, 77 v°, 78 v, 79, 83 et 83 v\