Bibl. nat., fr. 12032, fol. 47 v
duchesse d'Harcourt; pour la seconde, le marquis de Tigny, frère de l'évêque, et la marquise de Caulaincourt, et, pour la troisième, le chanoine d'Havrichecourt et madame de Vaugenlieu1. Antoine Sézille et Joseph Delafosse, charpentiers, reçurent 1,100 livres pour remanier le beffroi, descendre les anciennes cloches et remonter les nouvelles. L'ensemble de l'opération coûta 6,989 livres, d'après un compte du trésorier de la fabrique. Quand les cloches furent mises en branle, le chapitre prétendit que leur accord était imparfait et fit signifier à Florentin Leguay un acte d'opposition le 8 novembre 1701. L'affaire dut s'arranger à l'amiable, comme l'indique une lettre de remercîments adressée par le fondeur au chanoine Rousseau le 5 février 1702, car Leguay fut payé intégralement le 8 août de la même année2. L'ouragan du 15 février 1702 endommagea la toiture du gros clocher sud, qui fut réparée par Louis Baudrimont. Cet entrepreneur avait également remanié les couvertures des chapelles du bas côté sud au mois d'août 1701 3.
La petite tour de l'Horloge, qui s'élevait au nord de l'abside, renfermait les huit petites cloches du carillon. Le chapitre forma le projet de les refondre le 12 avril 1708, mais le trésorier, Louis de Brouilly, refusa d'employer les fonds de la fabrique à cette opération, par un acte daté du 23 avril suivant4. L'affaire fut portée devant le Parlement, qui donna gain de cause aux chanoines le 14 mars 1709. Ce procès avait suspendu l'exécution du marché passé le 12 juillet 1708 avec Nicolas Sensé, fondeur à Noyon, qui s'engageait à descendre les huit cloches, à les fondre et à en livrer six nouvelles pour une somme de 1 ,200 livres. Le contrat fut renouvelé le 12 avril 1709, et des augmentations successives firent monter la dépense à 1,965 livres. La fonte et la bénédiction du métal eurent lieu le 24 mai 1709, mais le baptême des cloches devait faire l'objet d'une longue discussion entre les chanoines et l'évêque5.
Le chapitre consacra plusieurs séances à délibérer sur cette question depuis le 26 novembre 1708 jusqu'au 28 juin 1709. Comme François de Chàteauneuf avait autorisé la refonte des