Bibl. nat., fr. 12032, fol
avait réparé deux arcades et les corniches du cloître en 1724, consolida un de ses piliers en 17261.
Le 15 février 1725, les héritiers de Florent Soupplet se décidèrent à passer un marché de 3,300 livres avec le charpentier Joseph Delafosse pour refaire à neuf la flèche en charpente de la grosse tour du sud, qui devait être flanquée de quatre clochetons ou « filliettes, » comme celle du clocher nord2. Cette disposition, qui existe encore aujourd'hui, était la conséquence logique du plan de la tour, épaulée par des contreforts d'angle jusqu'au niveau de la plate-forme, car l'architecte du xine siècle avait prévu la construction d'une flèche en pierre, accompagnée de quatre clochetons. La charpente et la couverture de la tour furent posées pendant les années 1725 et 1726. Les charpentiers Delafosse, Lejeune et Bocquet, le couvreur Baudrimont et le maçon Antoine Defrance, qui se mit à l'œuvre le 28 janvier 1726, y travaillèrent avec leurs ouvriers. Le serrurier Maille fut chargé de rallonger deux anciennes croix fleurdelisées pour les mettre sur la nouvelle toiture, et un chaudronnier de Saint-Quentin, nommé Guérin, reçut 135 livres pour avoir fabriqué deux boules et deux coqs. Une somme de 9,366 livres fut employée à cette grosse réparation3.
Dès l'année 1722, le serrurier Claude Reneufve avait transporté les six petites cloches du carillon de la tour de l'Horloge dans le gros clocher sud4. Mais quand l'horloge y fut installée à son tour en 1723, la fabrique se contenta de la faire réparer par l'horloger Jean Tapet. Pour remplacer l'ancien mouvement, le trésorier s'adressa, en 1726, à François Amourette, horloger à Noyon, qui devait recevoir une somme de 830 livres. Le menuisier Guillaume Bruyère et les serruriers Jean Lejeune et François Machu fabriquèrent les deux cadrans, qui furent peints par Pierre Soupplet. Enfin, deux fondeurs de Noyon, nommés Baudouin et Michaut, établirent un fourneau pour fondre sur place les trois timbres de l'horloge au mois d'avril 17265. Ils touchèrent 205 livres, mais le chapitre leur avait fourni le métal acheté chez