‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 87 sur 150 · Ibid., fol · texte numérisé non relu

Ibid., fol

Madeleine, citée en 13881, et de Saint-Gilles, transférée en 1592 du château de Ronsoy2. Avant la Révolution, les véritables chapelles étaient au nombre de dix-huit, comme aujourd'hui, mais le nombre des autels, qui ne devait pas dépasser vingt-huit, avait diminué depuis le xive siècle, car le pape Clément VI en comptait trente-neuf dans une bulle datée de 1348.

L'évêque Charles de Broglie, mort à Carlepont le 20 septembre 1777 et enterré trois jours après, fut le dernier prélat inhumé dans le chœur de la cathédrale3. Le 5 octobre suivant, on inaugura solennellement une nouvelle châsse octogone pour remplacer celle qui renfermait une relique de saint Médard depuis 1650 4. Deux ans plus tard, Courtois vint poser dans le carré du transept le nouveau maître-autel en marbre, soutenu par six anges en cuivre doré5. On avait ménagé au-dessous un caveau garni de vases acoustiques pour augmenter la sonorité des chœurs. Le pavage en marbre du sanctuaire, que le chapitre voulait faire exécuter dès l'année 1743, ne fut terminé qu'en 17796. Vers 1780, l'architecte Watin commit l'imprudence de remanier les ogives qui reposaient sur une colonne centrale, dans la chapelle du Commun, bâtie au xive siècle derrière la sacristie; comme la voûte se lézardait, le chapitre donna l'ordre de retirer tout le mobilier de la chapelle; mais, pendant cette opération, les nervures s'écroulèrent avec fracas, suivant le récit d'un témoin oculaire7.

Jusqu'à la fin du xvme siècle, le trésor de la cathédrale se trouvait à l'étage supérieur du bâtiment construit au xne siècle, à l'angle du chœur et du croisillon nord ; mais, en 1783, le chapitre résolut de le faire transporter dans la première ou dans la seconde chapelle du déambulatoire, du côté sud. On ferma cette chapelle par une grille et par une double porte, et les reliques y furent déposées le 6 novembre de la même année8.

1. Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 1004.

2. Les sources de l'histoire de toutes ces chapelles se trouvent aux archives de l'Oise, G 1512 à 1524 bis.

3. Bulletin du Comité archéologique de Noyon, t. VIII, 1886, p. 231.

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