Voyage pittoresque de la France, 1787, in-fol
qui représentaient le saint gardant les troupeaux et faisant l'aumône aux pauvres, l'entrée du saint évêque à Tournai et la consécration de sainte Radegonde. A la partie supérieure on voyait six têtes d'anges qui sortaient des nuages1.
Il est impossible de savoir à quelle époque pouvaient remonter les châsses en bois de saint Albin, de saint Mummolin, de saint Achaire, les reliquaires en vermeil de sainte Catherine, de saint Philippe et de saint Grégoire, qui avaient la forme d'une chapelle et d'une lanterne ; le reliquaire en cristal de saint Mummolin, les châsses en bois recouvertes de lames d'argent qui contenaient des ossements de saint Fursy, de saint Martin et de saint Nicaise et le reliquaire en forme de pupitre qui se trouvait sous le maître-autel. Enfin, on peut encore signaler un reliquaire en forme de rose et un médaillon en émail qui représentait saint Éloi travaillant à une pièce d'orfèvrerie.
En 1787 et en 1788, le menuisier Deneaux fit des tambours derrière les trois grandes portes de la façade2. Depuis le mois de décembre 1788 jusqu'au mois de juin 1789, le couvreur Lucas remania les toitures de la cathédrale et les chéneaux des chapelles de Hangest et de Saint-Nicolas3. Le maître maçon Hubert refit le carrelage de la chapelle du Commun au mois de mars 1789, après la pose d'un autel en bois. Il répara également la sacristie, le puits et les tombes du cloître, les contreforts et les murs des chapelles méridionales au mois d'avril et au mois de mai, sous la direction de l'architecte Watin, avant de repiquer les soubassements des portails4. De 1788 à 1790, la fabrique dépensa 451 livres pour faire réparer les vitraux par un vitrier nommé Toqueune5.
Pendant la Révolution, la cathédrale fut dépouillée de son trésor et de ses cloches, et les sculptures de ses portails subirent de regrettables mutilations. L'inventaire du mobilier et du trésor, rédigé le 25 février 1790 6, fait mention des dix-sept reliquaires en argent ou en vermeil déjà décrits dans l'inventaire de 1783 qui contient des détails beaucoup plus précis sur la forme des