LES OGIVES TORIOUES A FILET SAILLANT
dental de la cathédrale de Peterborough bâti vers la tin du XIP siècle. Enfin on peut signaler à la même époque la même particularité sur les moulures des arcades du chœur dans l'église du prieuré de Tynemouth et sur les claveaux des arcs de la nef dans léglise abbatiale de Jervaux. Dans les mêmes édifices, un filet se trouve appliqué sur les colonnes des piliers, comme sur les colonnes et les colonnettes des arcatures dans la salle du rez-de-chaussée de la tour Saint-Romain, à la cathédrale de Rouen et sur les colonnes du ciiœur à l'église du Petit-Quevilly iSeine-Inîérieure).
Cathédrale de Lincoln.
Arcades de la nef.
Au Xlil'" siècle, le méplat en saillie devient d'un usage courant dans les églises gothiques de l'Angleterre et de la Normandie. Les Cisterciens l'appliquent sur les arcs de l'église abl)atiale dllexham. sur les ogives et les doubleaux dans le chœur de Fountains-Abbey. commencé par l'abbé Jean d'York 1203-12111 et terminé par l'abbé Jean de Kent (1220-1247). A la cathédrale de Lincoln, les trois boudins des ogives du chœ'ur présentent chacun un flirt proéminent.
LES OC.IVKS TOHIOIES A FILET SAILLANT
comme ceux des grandes arcades et du Iriforium de la nef commencée vers 1225. La salle capilulairc. qui i-cmontc au
Cathédrale de Lincoln.
Arcatures de la salle capitulaire.
second quart du XIII'- siècle, en offre dautrcs exemples dans le portail et sur les claveaux des arcatures.
Cathédrale de Lincoln.
Ogives du chœur des Anges.
LES OGIVES TORIQL'ËS A FILET SAILLANT
Dans lo grand chevet plat de la cathédrale de Durhani. dont la première pierre l'ut posée en 1242, les tores des ogives et des doubleaux sont rehaussés d'un listel. Les deux doubleaux (pii encadnMit la voûte centrale présentent même
Cathédrale de Durham.
Ogives du chevet.
Cathédrale d'Ely. Arcades du chœur.
une curieuse particularité. Chacun de leurs trois boudins principaux est ilanqué' de trois hlets. lun sur l'axe et les autres sur les courbes latérales. De même, deux listels
Li:S DOIVES TORiniES A FILET SAILLANT
se détachent en relief sur deux tores des arcades du chœur, dans la cathédrale dKlv. Il suffirait de feuilleter les planches du livre de M. K. Schaipe (1) et l'important ouvrage de notre confrère M. Francis Bond (2) pour multiplier ces exemples. Je me contente d'en signaler quelques types à Whitby, à Rievaulx, sous le porche de la cathédrale de Lincoln, dans le portail occidental de la cathédrale de Wells, sur le chœur roman de la cathédrale de Durliam, etc.
Le plan si compliqué des piliers normands vers le milieu du XlIP siècle, où les appareilleurs s'ingénient à multiplier les fines colonnettes reliées par des gorges profondes et à les décorer d'un filet central, devait conduire à l'emploi
Cathédrale du Mans.
Ogives du chœur.
fréquent du listel en saillie sur les tores des ogives, des doubleaux et des grandes arcades. C'est ce que nous constatons dans le chœur de l'église de Norrey, dans le portail
(1) The iDoiiIdhuis o/' llie six /jenWs of Britinli urchilrctnrp, Londres,
(2) Gothic arvliilecliirc in Eiujland. p. 075 et (577.