‹ Collected papers (volume 4)Chapitre 30 sur 43 · C. Chaussepied, del · texte numérisé non relu

C. Chaussepied, del

Chapelle de Kérinec.

Pile nord -ouest du transept.

i;t I, kclish iiK i'(»NT-(;u(»i.\ 13

relicl". J.cs arcadrs du chœur nous mollirent sans niélangc le style g-otliique. Les archivoltes en tiers-point ont nettement le profil du XIV" siècle, avec le filet caractéristique (1) ; les piliers qui séparent les deux arcs sont de robustes piliers gothiques: celui du nord, un pilier rond cantonné de six colonnes: celui du sud, un ]>ilier crucii'ormc à quatre colonnes. Les archivoltes tombent dircclemcnt sur les chapiteaux, sans culots intermédiaires. Seulement, ces chapiteaux sont de type extrêmement barbare: du côté sud, feuillages indiqués en creux sur une surface plane ; du côté nord, feuillages en relief mais très frustes, et. au milieu, un masque humain supportant la retombée d'un boudin vertical qui monte entre les deux arcades pour aller rejoindre un bandeau mouluré horizontal '2).

Nous n'insisterons par sur les parties du XVI' siècle, très nettement caractérisées.

Ajoutons que les piliers ont un large socle circulaire.

L'église de Mahalon et la chapelle de Kérinec, toutes deux situées entre Pont-Croix et Douarnenez. vont nous présenter deux filiales de Pont-Croix. Le premier de ces édifices a été refait en partie au XVI" siècle. Les deux piliers nord et sud du bas de la nef sont de gros piliers octogonaux de cette époque ; les autres reproduisent le type de Pont- Croix, tel qu'on le trouve, déjà modifié, dans le collatéral nord du chœur: les culots portant les archivoltes centrales des grands arcs sont figurés; les corbeilles des chapiteaux affectent une forme renflée, et les larges feuillages dont ils sont ornés imitent de façon barbare le modèle courant au XIV'' siècle.

(1) M. Lefèvre-I^oiilalis a récemment démontre que le filet saillant se rencontrait souvent au XIII'' siècle, mais on sait combien la Bretagne est toujours retardataire.

(2) Cet élément a existé dans la nef, mais il ne reste plus que les naissances des cordons verticaux à la rencontre des archivoltes extérieures des grands arcs.

14 LES INFLUENCES TOITEVINES EN HIŒTAGNE

Nous trouvons un art plus avancé dans la chapelle de Kérinec.

Ce n'est d'ailleurs plus ici un édifice remanié, mais un splendide morceau d'architecture tout d'une venue qui mériterait presque dètre comparé au Kreisker de Saint-Polde-Léon sil avait la ilèche, dont les supports seuls ont été construits. Chose curieuse, cette superbe église est complètement perdue dans la campagne, à environ deux kilomètres à l'est du chemin vicinal de Comfort à Poullan.

La chapelle, sans déambulatoire ni transept, se termine du côté de 1 est par un chevet plat dans lequel s'ouvrent trois grandes verrières. Il y a sept travées: celle du milieu, plus longue et plus haute, est la seule voûtée: quatre forts groupes de colonnes soutiennent la voûte d'ogives et devaient supporter une tlèche qui n'a .pas été construite. Tous les arcs de la grande travée sont en tiers-point. Les travées de bas-côtés correspondant à la grande travée sont plus hautes que leurs voisines, dont les sépare une sorte de mur diaphragme qui joue le rôle darcs-boutants intérieurs, épaulant les quatre massifs sur lesquels repose la voûte d'ogives (1;. Les arcs faisant communiquer ces deux travées de bas-côtés avec le reste du collatéral sont en plein cintre. Les trois travées est de la nef ont des arcs en plein cintre; les trois travées ouest des arcs en tiers-point ; mais partout les colonnes et les chapiteaux sont identiques : c'est une dérivée du type de Pont-Croix, sous sa forme la plus récente: les culots figurés qui soutiennent les nervures centrales des archivoltes ne sont plus au-dessus des tailloirs, mais font partie intégrante des chapiteaux. D'ailleurs, chapiteaux et archivoltes sont maintenant taillés avec beaucou]) d'élégance. Sur le mur règne le bandeau horizontal avec ses appendices verticaux.

(1) C'est iiiic clisjjosilion analogue à celle des arcs-boutaïUs intérieurs du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon. ^'oir noire ouvrage déjà cité.

ET LKOUSK DK l'ONÎ-rHOlX I)

Pour coinpléloi' la physionomie de cetU; curieuse chapelle, MJoulous (]U(! le faux transept a deux g-randes ienètres rayonnantes. Dans les bas-côU-s de la partie ouest de la nel\ on voit de chaque côté deux i)elites meurtrières en plein cintre, qui sébrasent largement vers Textérieur. Au dehors, les encadrements de ces fenêtres comportent des colonnettes dont les chapiteaux et les bases présentent les caractères du XIV'' siècle. Nous trouverons donc jusqu'au bout le même mélange darchaïsmes et de nouveautés. La chapelle de Kérinec conserve à une époque tardive^, des traces dMnIluences très anciennes. Elle manpie le terme dune évolution des plus remarquables qui désormais, grâce aux relevés de M. Chaussepied. ne manquera pas d'intéresser les archéologues.

Caen.— Impr. 11. Delesques, nie Dt-molonibe, 31.

LE

DONJON QUADRILOBÉ D'AMBLENY

PAR

Eugène LEFÈVRE-PONTALIS

Dl i< KCl' KU It UF. I.A SOCIKTK FHANÇAISK I) ' \ K C H F. O I. O Ci I K . PROFESSEUR A l'ÉCOLF. IJES CHARTES < \4EMHRF 1)1' C.OMITK DES THAVAI'X HIS TOK lgl!^;^

CAKN

*rE.NRI DKI.ESQUES. IMPKIMEUB-I- DITELR 34. RUE Bemoiombe. 34

DU MEME Ai TEL H:

Études sur la date de réarlise de Saint-Geriner, dans la Bihlio- (hèquc de l'École des Chartes, t. XLVI. 1885. et le Bulletin Monmnental, t. LU. 1886.

Étude sur le chœur de réjsrlise Saint-.llartin-des-(liainps à Paris,

dans la Bibliothèque de L'École des Chartes, t. XI.VII. 1886.

Monoffrapliies des éarlises d'Épone. d'Hardrirourt. de Juziers, de Meulan, de Triel et de (iassieourt. (l;uis le BnUeiin de la Coin mission des antiquités et des arts de Seine-et-Oise, t. V, VI, VII et VIII. 1885 à 1888.

Étude historique et arehéolofflque sur Téfflisede Paray-le-)Ionial,

dans les Mémoires de la Société édnenne. 2' série, t. XIV,

froi-v en pierre des xr et Xir siècles dans le nord de la France,

dans la Galette arcliéol(»iiqite, 1885.

Étude sur les chapiteaux de Téfflise de Chivv (Aisne), d;i us laGa-

;ette arché()lo<jiqu<'. 1887.

Notices arehéolotfiques sur les éfflises de Sanleuil et de Gonesse,

dans les Mémoires de la Société historique de Pontoise et du Vexin, t. X et XI, 1886 et 1S87.

Monographie de l'éiflise de Villers-Saint-Panl (Oise), dans les Mémoires de la Société académique de l'Oise, t. XIII. 1886.

Notice îirchéoloirique sur léjrlise Saint-Gervais de Ponipoint (Oise), dans les Mémoires du Comité archéoloqiaue de Seiilis.

Étude sur la date de la crypte de Saint-Médard de Soissons. dans le Conqrés arc/iéolo;/ique de Soissons. 1887.

Étude arehéolojriquesur I éirlise de la Madeleine de Clicîteaudun.

dans lt> Bulletin de la Société danoise, t. V. 1888.

Monoarraphie de léu^lise JSaint-Maclou de Pontoise. 1888. in-4°. 188 p. et 11 pi., dans les piiblie;if ions de la Société /listoriqne de Pontoise et du Vexin.

Étude histori(|ue et arehéolojrique sur la nef de la cathédrale du Mans, dans la Renie Jiistoriqw et archéoloqiqite du Maine, t. XXV. 1889.

I/areliileecure reliu^ieuse dans l'ancien diocèse de Soissons au XI' et au XIP siècle. P;ii-is. l>l..n. 1819 1896. 2 vol. in-iol.. 2:^7-228 ]>. et civ pi.

l/abbave de Xoirlac (Cher), dniis le Conqrés arcliéidoqique de Boni-'ies. 1900.

E. Lefèvre-Pontalis, phot.

Donjon d'Ambleny.

LE

DONJON QUADRILOBÉ D'AMBLENY

PAR

Eugène LEFÈVRE-PONTALIS

DIKF.r.TKUK DE I.A S () C I É T K F H A N Ç A I S K 1) ' A R C H É O I. O U I K

PROFESSEUR A l' ÉCOLE DES CHARTES

MEMBRE DU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES

CAKN

HENBI DEI.liSgliES, IMFHIMEUH-EDITEUK 34, RUK Demoî.ombe. 34

Extrait du Bulletin Monumental. — Année 1910.

LE DONJON QUADRILOBE

D'AMBLENY

l/ori^ino du village dAmblonv (1), situé pW's de la bifurcation des deux voies romaines de Soissons à Senlis et a Noyon. est aussi obseuir que vvWv du eliàleau. Dès le XI' sièele. b^s ibaïutines de la catbédr.lle de Soissons, qui présentaient à la eure. y possédaient un grand domaine. Nivelon. seio-neur de Pierrefonds. (pii s'était empai-i' de leurs biens, en lit la n^stilulion m 1080 i:2 . Le ebapiln- trouva done plus prudent de se mettre sous la protection de ses descendants et de b^s autoriser à bâtir un cliàteau près de r.'olise. vers latin du XII*- siècle. Kn 1214. Ambleny figure sur la liste des lieux-loris du royaume (3). Il faut en conclure (pu' le donjon est antérieur à cette date. Plusieurs bistoriens. comme CarlifM- i4i, ont fait une confusion entre les tiels dAmbleny. Le liefde la Tour ou du Donjon, qui jtortait aussi les noms de Kondail et de Fouace, était distinct de celui du Cbàtelel. au bamcau de >b5ntaigu. de celui de la Mairie <jui api)artenait au chapitre de la cathédrale depuis 1175 (5), et de la maison royale que Philippe le Bel vendit le (i juillet

(1) Aisiu-, an-, de Soissons, canloii ilc \'ic-siir-.Aisnc.

(2) Aich. de l'Aisiu-, (1. 'i.');}, fol. 1.

(3) Ilistoiiens des (kntli-s cl dv lu Frunce. t. X.XIII. p. InS'i.

(4) Histoire du duché de Viilois, t. II. p. :}<) A 40.

(5) liibl. liai. Colk-ctioii lîaluzL-, t. \L\'\. p. 4li().

4 LE DONJON OUADRILOBK D AMBLENY

1296 aux chanoines de Soissons pour la somme de 4.250 livres tournois (11.

Le château d'Ambleny fut attaqué par les Bourguignons en 1400. Bosquiaux. qui avait vaillamment défendu le château de Pierrefouds contre l'armée du comte de Saint-Pol, fit lever le siège du donjon ^2), mais, après l'assassinat de Louis d'Orléans, en 1407. ses biens furent confisqués et son fds Charles ne rentra en possession du château d'Ambleny qu'en 1412. Lu 1595, la forteresse était encore occupée par des gens d'armes, puis elle fut démantelée sans doute en même temps que le château de Pierrefonds. vers 1617. D'ailleurs, les bâtiments étaient inhabitables au XVIII" siècle, car les chanoines avaient fait démonter les charpentes pour réparer les combles de leur grange aux dîmes d'Ambleny.

En 1790. Martin Liénard, entrepreneur de maçonnerie à Montigny-Leugrain. se rendit acquéreur du donjon et de ses dépendances (."il, mais comme il avait calculé que la démolition de la tour ne lui rapporterait rien, il se contenta de supprimer l'enceinte. Dénoncé au Comité de Salut public, il fut obligé de raser le dernier étage du donjon en 1793. Quelques années avant la Révolution, Tavernier avait dessiné le château d'Ambleny (4). L'enceinte, qui enserrait le donjon comme une chemise, formait un octogone irrégulier dont le mur méridional et le mur oriental se rencontraient d'équerre. On en voit encore quelques débris au nord, dans le jardin de M. Breton. La porte d'entrée, flanquée de deux tours et précédée d'un pont-levis, s'ouvrait du même côté. Des tourelles s'élevaient aux angles de l'enceinte et un corps de logis était adossé au mur occidental (5).

(1) Aich. di- l'Aisiu-, (i. 2ri.3, fol. 7.

(2) Cartier : Ilisloirc du diichà de Valois, l. II, p. 415.

(3) Bulletin iniroissial d'Anddeuy. n" 18, 1899, p. 273.

(4) Laborde : Voya(je pillorenque de la France. Soissonnais.

(5) Cf. FoqiH't (L'ahlx') : Amhleny, dans le Bulletin de la Société archéologique de Soissons, t. I\', 1855, p. 177.

LE DONJON QUADRILOBK D AMBLENY

Le donjon, dont le rez-dc-cliausséc et le premier étage sont encore intacts, est bâti à Tintérieur sur le plan d'un octogone irrégulicr qui mesure 9" 30 sur 7"" 94 de largeur et 20 mètres de hauteur. Les pans, non orientés, sont llanqués de quatre tours en ln-niicycle outrepassé, de 3"" 40 de diamètre. Au dehors, les luhes ne sont pas tangents comme dans le donjon dEtampes, mais ils sont reliés les uns aux autres par un mur droit de longueur variable il;. Larchitecte avait donc planté la tour assez maladroitement. On ne voit aucune marque de tâcheron sur les assises, dont les lits mesurent en moyenne 0'"25.

La salle du rez-de-chaussée n était pas voûtée, mais comme le puits. [)rofond de 8 mètres, ne se trouve pas au point de rencontre des axes, il est probable qnun pilier central soulageait la portée du j>lafond. comme dans le donjon dEtampes et dans les tours de la porte de Laon. à Coucy. On ne ])Ouvait entrer dans cette salle qu'en y descendant du premier étage par un escalier de bois. Les portes de lest et de l'ouest, qui traversent le mur épais de 2*" 82. lurent percées h l'époque moderne: celle du nord, qui s'ouvre sur un arc surbaissé et qui débouchait dans le fossé, n est pas antérieure au XYI' siècle. Trois fentes très étroites servaient à l'aération, mais aucune ouverture n avait été prévue du côté de Test, pour ne pas affaiblir le mur au-dessous de la porte du donjon. Les tours d'angle n'étaient pas voûtées: pour y entrer il fallait passer sous un arc en plein cintre surmonté d un pan coupé qui soutenait les poutres de la salle octogone et des quatre hémicycles, comme on peut le constater au nord-est et au sud-est.

(1) La distance entre les tonis d'angle est de 3"' 30 au nord, de 2'" 06 à l'est, de 3"'0.'î au sud et de '2'" 18 à l'ouest.

LE DONJON OUADRILOBE D AMBLENY

On pénétrait dans la tour, comme dans tous les donjons romans, par la porte du jiremier étage, dont le linteau est

ài.

E. Chanliat. del.

Plan du donjon d'Ambleny.

Premier étage.

surmonté d'un arc de décharge en plein cintre. Cette porte s'ouvre à lest sur un couloir coudé à angle droit et voûté en berceau brisé, qui communique avec la tour nord-est. La salle, recouverte d un j)lafond de bois, était éclain-e sur les

K. Ghaiiliat. del.

Coupe du donjon d'Ambleny.

LR DONJON OUADRILOBK n AMBLFNY 7

autres côtes par des baies en plein cintre assez larges, dont la voussure se décroche- Trois lobes ont conservé leurs arcs d'encadrement, mais le lobe sud-ouest, plus étroit et limité j)ar un pan coupé, renfermait une salle rectangulaire où Ion a l'ait passer a|)r('s coup un conduit de (•hemin(''e.

A lest, au-dessus de la j)orte. un escalier à vis. où I ou montait par une t'clielle posée sur le plancher du premier étage, desservait le second étag'C, qui présentait les mêmes dispositions. Kn effet, les amorces des arcs qui correspondaient à rentrée des quatre lobes sont encore visibles. Un passage ménagé dans l'épaisscui' du mur occidental aboutissait à la pièce carrée de la tour d angle sud-ouest. On y accédait par une baie à gauche de la porte de Tescalier à vis qui montait dans les c-oiuhjes ducôb' du nord. A l'extérieur, il faut signaler le glacis (pii accuse le j)reniier étage, la ienètre du premier étage au sud encadn-e par un boudin continu et recoupée par un meneau. Un pont volant devait relier l'enceinte à la ])orte du donjon, mais le second étage ne pouvait communiquer j)ar uiu^ passerelle avec les combles de 1 église, dont la nef et la façade l'emontent au XIU*" siècle. La distance est troj) grande, et d'ailleurs cet édifice ne fut jamais forlilié au moyen âge. Au sommet du mur nord, un glacis coupé par un pilastre semble être le témoin d une baie ou d'un mâchicoulis.

[/absence de voûtes d'ogives et la persistance de l'arc en plein cintre dans les arcs et les fenêtres du donjon d'Ambleny m'engagent à faire remonter sa construction au milieu du règne de IMiilippe-Auguste. Son plan, qui peut se comparer à celui des donjons de Provins el de Lucheux. en diffère cependant par le plus grand diamètre des tours d'angle. Il faut le classer dans la famille peu nombreuse des donjons quadrilobés. dont le plus ancien type est la tour

8 LE nONJON OUADRILORÉ DAMBLENY

(luinotlo. à Fltampes. Ce plan si i'ationnc4 s'imposa aux ingénieurs militaires du XII'' siècle par la nécessité du ilanquement. Kn elîet. je ne partage pas du tout l'avis de notre conf'rèi-e M. L.-K. F.eïè\ re. qui lait dériver le plan du donjon d"Ktanq)es de ceux de certains baptistères, comme celui de Biella, en Italie, ou de quelques chapelles comme celles de Saint-Laurent de rirenoble et de Sainte-droix de Montmajour li.

L'idée de llanipier de tourelles carrées ou rondes les donjons romans comme les enceintes l'ut dictée par dos raisons dt^fensives et non pas par limitation de tels ou tels édifices religieux à chevet tréflé. Dès le XL" siècle, les constructeurs anglo-normands avaient planté des petites tours partant de fond rt lorinant ressaut à chaque angle de leurs donjons rectangulaires, comme ta Colchester. à Rochester et à Chambois. Ce système en usage à l'époque romaue comme à lépoque gothique, par exemple à Niort, à Chauvigny. à Pouzauges. à Tifîauges, à Vic-sur-Aisne. à Vincennes et au palais des comtes de Poitiers, fut perfectionné au XIP et au XIII' siècle par les architectes des donjons cylindriques de lloudaii el de Lucheux qui sont flanqut's de quatre tourelles. Le maître de l'œuvre du château de Rambures, au début du XV'' siècle, ne lit que reproduire ce trac(' à plus grande «'chelle, comme la démontré notre confrère M. des Forts (2i. Le plan du donjon d'Ambleny était certainement préférable à celui d'une tour cylindrique, mais les donjons circulaires bâtis par les ingénieurs de Philippe-Auguste firent école au XIIL siècle.

(1) Origine antique du plan quadrilobé de lu tour d'Etampes, dans les Annales de la Soriélé historique du (wâtinais. 1909, p. 153.

(2) Bulletin Monumental, t. LXN'II, 190;5, p. 249.

Caen. — Imprimerie H. Delesqnes, rue Demolombe. 34

hl MI:M/: MllA li :

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L'é^'Iise ahhatiah' de Chaalis (Oise), dans 1 • linllciin Monumcnl((l, t. IA\I. 1!)(I2.

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l/arehiteeliire i:othi(|iie dans la Cliampairiie méridionale au \iir et an Wl" siêele. dans li> ('oix/irs Krr/n-oloi/i'/iir dr 'J'rni/i's.

Les laeades sueeessives de la cathédrale de Chartres au \V et au \ir siècle, dans le Cnnyièa <(ri-/iéolo;/i'/iii' de ('hdrtrcs, li'Ol.

Le puits <les Saiiits-Foris el les cryptes de la catliê<lrale de

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Xouvelle élude sur la laeade ei les clochers de la cathrdrale de Chartres. ltépons4> à W. .)la\eu\. dans les Mémoifi's de lu

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Les architectes et la construction des cathédrales de Chartres.

dans les Xlvinoiri's de la Socirtc nalioïKiiC des A nli'/iKiirt's de Frann'. t. I.XIV. 190.-.

Sainl-llilaii'c <le Foiliers, Klude archéoloîri<|U<'. dans le Conr/frs (irc/ii'itloi/i'/in' de l'oiliri-s. 1904.

L'éirlise de •lazenenil (VienneK dans le Cotniri-s iirrliridi><ii([m' de Pniilns. 1904.

Jean Lan:rlois. architecte de Saint-li-hain <le Tr«)jes. <lans le liidli'fin Mi>iiiini('iil((i. t. I,X\"ni. l'.'lll.

Saint-Évi'cmon*! de Creil. \otice nécrolo«:i<|ne. dans le liiil-

Irtili Moiuiinrnhii, t. I,X\III. 1!01.

La cathédrale i-oniane <r<>rléaiis. dans le Bnllciin Monitmcntal, t. I.XX'III. i;il)l. l'Ji c. . Unir. :;il ion avec M. .IaURV.

Le château de Lassa) (1lay«'nne>. d;ins le Bulletin Monniumud. t. l.XIX, iro.'). i'j: collalHii-aliiin a\ec M. le r.ariinis m:

MF.AUf llIlSNr.

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