L EGLISE DE LA CELLE-BRUERE
époque OÙ léglise fut lobjet dimportanles réparations, qui coûtèrent 3.000 livres. On peut signaler un autre
Chapiteau de l'abside.
exemple de déversement unilatc rai à l'église de Plaimpied (Cher), où le mur méridional fut épaulé par des arcsboutants dès le XH ' siècle.
E. Chauliat, del.
Église de La Gelle-Bruère.
Modillons de l'abside.
E. Lefévre-Pontalis, phot.
Église de La Celle-Bruère.
Abside.
LKC.LISK DK LA CELLE-BRLÈRP: 15
L'abside, t'paulee par qiiatro colonnes qui jouent le rôle (le contreforts, comme à Alicliamps et aux Aix-dAngillon (Cher), est décorée darcatures en plein cintre dont les claveaux nus. taillés en pointe. retoml)enl sui- des colonnettes. Les tailloirs à bec des chapiteaux épannelés ont leur arête abattue en biseau ou remplacée par deux cavels. Il est intéressant de signaler, dès le XII'' siècle, un exemple de cette forme de tailloir si fréquente à l'époque gothique. Au-dessus des fenêtres, on voit les modillons à copeaux de la corniche semblable à celle des absidioles, dont les murs en hémicycle sont renforcc's par deux colonnes. Labsidiole. accoh'e au chœur du côté nord, est reliée à l'autre par un arc à claveaux pointus qui forme une véritable niche; 1 un des chapiteaux de ses contreforts est orné de dix têtes d'hommes, d'animaux et de chouettes. Un cordon biseauté encadre les fenêtres du chevet. Toutes ces dispositions se répètent du côté sud.
Le clocher central, très restauré, présente deux baies en plein cintre sur chaque face, recoupées par une colonne engagée dans une pile et par deux arcs secondaires dont les claveaux sont taillés en pointe à l'extrados. Le toit en pavillon est moderne.
L'église de La Celle-Bruère porte l'empreinte d'une influence bénédictine dans le plan du chevet, d une influence poitevine dans le système d'épaulement des voûtes de la nef, et d'une influence auvergnate dans la solution adoptée pour contrebuter la coupole du transept. La pureté de son style, ses belles proportions, ses magnifiques chapiteaux décorés de feuillages et de têtes humaines, ses bas-reliefs réemployés, doivent la faire considérer comme un des meilleurs types de l'architecture romane dans le Berri.
Caen. — Impr. H. Delesques, rue Demolombe, 3-1.
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