ÉGLISE DE MONTATAIRE
monuments religieux de l'ancien Beauvoisis. — Viollet-le- Duc: Dictionnaire d'architecture, t. VII. p. 398. — De Curzon: L'église de Nogent-les-Vicrges, dans la Gazette archéolo- <ii que de 188t5, p. 'iS'A. — Houbigant : Notice sur le portique de Sarcus, dans les Mémoires de la Société académique de l'Oise, 1858 et 1859. — Léon Palustre: La Renaissance en France, t. I. p. 70. — E. Lefèvre-Pontalis : Monographie de l'église de Villers-Saint-Paul, dans les Mémoires de la Société académique de l'Oise, 1886. — Pihan (Le chanoine): Les monuments historiques dans l'Oise, pp. 'Sk el 173.
Montataire.
ÉGLISE
L"ég'lise gothique de Montataire. bâtie en deux campagnes différentes, a remplacé une église romane de la première moitié du XIIe siècle. En effet, la nef conserve huit fenêtres bouchées en plein cintre à claveaux très étroits et sa corniche méridionale primitive dont une petite arcature encadre un cavalier. Le vaisseau central, qui n'est pas voûté, fut donc repris en sous-œuvre vers 1220. car les anciennes baies furent aveuglées parles voûtes des bas-côtés. Les arcs en tiers-point de ses trois travées, ornés de quatre boudins, retombent sur des piles cylindriques flanquées de quatre colonnes. Leurs chapiteaux, ornés de feuillages et de crochets, sont du meilleur style, mais celui qui couronne le pilier central du sud mérite d'attirer l'attention. Deux chimères, l'une à tète d'homme, l'autre sous les traits d'une reine couronnée, tiennent dans leurs griffes un fruit d'arum enveloppé dans sa spathe. C'est un motif ornemental, comme un monstre, un oiseau et d'autres chimères sculptées sur les autres faces : je n'y vois, pour ma part, aucun symbolisme. Les tailloirs sont finement moulurés.
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Les bas-côtés conservent des ogives et des doubla garnis d'nne arête entre deux tores c* des fenêtres encadrées par la lunette desformerets, comme Z le bas-coté nord de Saint-I.eu-dEsserent. On a demol, une cheminée qui se trouva,» dans le bas-cote sud au revers de la façade.
V.rs la (in du XIII' siècle, le transept et le chœur furent rebâtis dans un style très élégant On ava, 1 Le amorcé la dernière arcade de la nef comme ,1 t fecile de le voir près des deux fuies d'angle neuves, tes t voûtes dôgives du transept, avec tore cenal rehausse d'un file, entre deux baguettes, retom- , sur de fiantes p.les cantonnées de colonnettes, comme celles du chœur. Des arca.ures trellees tap.ssent les murs de fond et le crois.llon nord conserve une fenêtre à deux meneaux et a trois quatre-feu.1 es.
L s deux travées droites du chœur précèdent 1 chevet à sept pans, voûte par huit nervures en amande avec méplat en saillie e, éclairé par tro.s longues feneesà™ueauce„,raletrosacesansredents.Onvrema,
ue des arcatures trilobées, comme dans les bas-cotes du sanctuaire qui sont voûtés d'ogives. Celu, du nord, bit 1P em,er. possède une baie à remplage encore m c,e la voûte de sa seconde travée, qu, se trouve ois le clocher, s'élève plus haut que la preceden te au-dessus d'une fenêtre gothique bouchée. La cha pell du chevet, voûtée par nue croisée d ogives qu etombe sur ses trois pans coupés, est ecla.re ^ pa deux fenêtres en tiers-point avec quatre-feudles et
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Da un mur droit perce dune longue ba,e a meneau ZZ qu, s'ouvre au-dessus dune construct.on gothique ajoutée après coup. Les crochets des
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chapiteaux se recourbent sous des tailloirs à bec, comme à Nogent-les- Vierges.
Le portail eu tiers-point de la façade, abrité sous un porche moderne est flanqué de huit colonnes qui supportent chacune trois tores. Au-dessus passe un bandeau de larges crochets semblables à ceux de la corniche des bas-côtés, qui sont recouverts d'une toiture en pierre à deux rampants, suivant un système également appliqué à Saint- Vaast-lés-Mello, à Rousseloy. et sur une chapelle de l'église de Foulangues. Le clocher nord, avec ses baies géminées en tiers-point flanquées de colonnettes, ne fut terminé qu'au XIVe siècle. Le parapet de sa plate-forme, posé au XVIe siècle, a des coins arrondis et des gargouilles d'angle.
Au sud, deux baies en plein cintre précèdent un beau portail du XIIIe siècle, dont le gable plein repose sur une large voussure en tiers-point. Son tympan. refait au XVIe siècle, représente l'Annonciation, et ses colonnettes, au nombre de six, soutiennent un rinceau et quatre boudins. L'abside est épaulée par quatre contreforts h larmier qui s'arrêtent sous les petits crochets de la corniche : ses fenêtres s'ouvrent entre des petits chapiteaux à corbeille nue et à tailloir rond, comme à Nogent-les-Vierges. A l'angle de la rue de l'Église, on voit les tombes en pierre d'un cimetière
mérovingien.