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CHATEAU

Montataire était un tîef que le roi Robert donna au comte de Clermont. Hugues, qui avait épousé sa sœur Marguerite. A la fin du XIIIe siècle, ce domaine passa aux La Tournelle, puis aux Hardencourt, aux d'Erquinvilliers et à Arnaulton de Madaillan. qui l'acheta

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en 1466 et dont la famille y habitait encore à la fin du

XVIIe siècle.

La preuve de l'existence du château des le XI 1 siècle résulte de trois chapiteaux romans, ornés de feuillages, conservés dans une cave, mais la voûte d'ogives du XIVe siècle, aux arêtes abattues, qui retombe sur une colonne centrale dans une salle basse, permet de faire remonter à cette époque a reconstruction du château. Ses grosses tours d'angle sont reliées à l'est par des arcs de décharge en plein cintre qui s'appuient sur des contreforts plus anciens, mais le percement de nombreuses fenêtres a meneaux cruciformes dénature le caractère défensif de cette façade. Le côté occidental est un placage du

XVIIe siècle.

À l'intérieur, il faut signaler la chambre d Henri IV, qui renferme une intéressante galerie de portraits et une curieuse glace de Venise. La salle d'armes, avec son plafond peint, aux poutres apparentes, et ses panneaux du style Louis XIII : sa grande cheminée, exécutée sur les dessins de l'architecte Louis Barbet et surmontée d'un tableau de Barthélémy Spranger, peintre flamand, mort en 1628, produit un grand effet décoratif. La tour sud-est, dont une voûte à clef pendante doit être attribuée au XVIe siècle, renferme le produit des fouilles de M. le baron de Conde, qui a décrit son château dans un excellent livre. Son neveu, M Dunbar-Schulze, continue ses nobles traditions.

Dans le parc, il faut visiter des grottes préhistoriques, le dépôt des cercueils mérovingiens en pierre de l'ancien cimetière - 1 un d'eux a le fond ajouré par une croix - et la grotte à trois dômes, bâtie par Louis de Madaillan au XVIIe siècle.

ÉGLISE DE SAINT-LEU-d'eSSERENT 51

Bibliographie. — Graves: Précis statistique du canton de Creil, dans l'Annuaire de l'Oise de 1828. — Pihan (Chanoine) : Les monuments historiques dans l'Oise, p. '106. — Mûller (Chanoine): Senlis et ses environs, p. 257.— Condé (Baron de): Histoire d'un vieux château de France, Montataire.

Saint-Leu-d'Esserent.

ÉGLISE

Le prieuré de Saint-Leu-d'Esserent. qui dépendait de Cluny. fut fondé par Hugues de Dammartin en 1081. Les moines se mirent aussitôt à bâtir une petite église terminée par un chœur en hémicycle entre deux absidioles. M. Selmersheim a retrouvé les fondations de Fabsidiole du nord au droit de la huitième travée. Sa nef. large de cinq mètres et flanquée de bas-côtés, avait des piles cantonnées de deux colonnes et reliées par des arcs en plein cintre. Deux grosses colonnes engagées de sa première travée sont encore visibles au revers du porche, avec un chapiteau à volutes et un chapiteau garni de tètes d'angle avec feuilles de fougère et petits triangles sur le dosseret. Les bases grossières sont dépourvues de scotie.

Une porte bouchée du XIe siècle, avec linteau en bàtière et arc de décharge, s'ouvrait dans le bas-côté nord. Elle traversait la façade primitive, qui disparut vers 1150. quand on éleva le porche, la tribune et le clocher sud. Le chœur doit remonter au dernier quart du XIL siècle, mais la double travée qui le précède et les clochers de l'abside ne sont guère antérieurs aux premières années du XIIIe siècle. Enfin, vers 1225. on construisit les six premières travées de la nef. les

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