‹ Collection A. CarêmeChapitre 96 sur 128 · LIVRES DE TOIS LES MÉNAGES · texte numérisé non relu

LIVRES DE TOIS LES MÉNAGES

première fois, on arrose la surface avec un litre dé cette eau blanche, on enlève une seconde fois l'écume qui remonte, et successivement l'on continue d'arroser et d'écumer jusqu'à ce que toute l'eau blanche soit employée. On couvre ensuite la chaudière, on retire le feu et on laisse le liquide reposer pendant deux heures ; après quoi on décante , par la vidange , tout ce qui peut y passer, le reste s'enlève avec un poêlon, et le tout est passé à la chausse. Le liquide ainsi clarifié est soumis à l'appareil évaporateur.

Le reste de la manipulation, jusqu'à la mise en moule, est exactement la même pour la gélatine que pour les tablettes de jus de viandes, sauf cependant la différence du degré de consistance ; celle de la gélatine, après l'évaporation, ne devant être portée qu'à 22 degrés au lieu de 24, auxquels on porte celle des tablettes.

Nota. Les pièces justificatives placées à la suite des précédentes éditions seraient ici sans utilité; le principe qui opère la conservation étant désormais admis, et les procédés qui s'y rattachent se trouvant, entre les mains de tous, l'objet d'une vérification journalière, nous avons supprimé cette longue série d'attestations authentiques. Pourtant comme il peut être utile dans l'avenir de connaître l'accueil fait à la découverte économique la plus importante de notre siècle, nous donnerons ici un résumé sommaire de ces pièces.

1° Lettre du 10 janvier 1810, adressée à M. Appert par M. Montalivet, ministre de l'intérieur, comte de l'empire ( Cette lettre fait part à M. Appert de la décision ministérielle qui , sur le rapport du bureau consultatif des arts et manufactures, lui accorde la récompense de 12,000 fr. due à ceux qui sont auteurs de découvertes utiles) ;

2° Déclaration deMM.Bardel, Gay-Lussac, Scipion Perrier et Molard , membres du bureau consultatif des arts et manufactures, attestant l'exactitude des descriptions du procédé de conservation données par Appert (19 avril 1810) ;

3° Lettre du conseil de santé , signée Dubreuil , Billard, Duret, Pichon et Thaumer, au général Gaffarelli, préfet maritime à Brest, déclarant que les préparations Appert consommées plusieurs mois après leur conservation ont été trouvées excellentes (février 1804);

4° Le 7 avril 1809, M. Math. Montmorency, secrétaire de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale , transmettait à M. Appert une copie du rapport fait par MM. Guyton-Morveau , Parmentier et Bouriat sur ses conserves, et déclarait que la Société croyait servir la patrie et l'humanité, en publiant, avec les éloges qu'elle mérite, une découverte aussi généralement utile;

5° Rapport de MM. Guyton-Morveau, Parmentier et Bouriat sur un pot-au-feu, un consommé, du lait, du petit-lait, des petits pois, des petites fèves de marais, des cerises, des abricots , du suc de groseilles,

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