SR COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
animaux qu’on donne pour allribuls à chacune de ces divinités, roulent sur un chemin de fer circulaire, en suivant un mouvement continu.
« Le dimanche l'on voit Apollon ou Phébus, le dieu du jour, sur un char radieux emporté par les chevaux du soleil.
« La chaste Diane, emblèmo de la lune, fait son apparition le lundi, assise dans un char attelé d’un cerf au pas timide.
« Elle est suivie de Mars, du terrible Dieu de la guerre, doul le char, entraîné par un coursier fringant, est prêt à voler au combat.
« Mercure, le subtil messager des dieux, porlaut à la fois le caducée et la bourse, se fait voirau milieu de la semaine.
«Jupiter, armé de la foudre, quoique le maître des dieux et le souverain de l'Olympe, n’a son tour que le jeudi.
« Le vendredi est consacré à Vénus, la déesse de la beauté; elle se montre, accompagnée de son fils Cupidon, dans un char léger et coquet, traîné par de tendres colombes.
« Enfin le samedi, c’est le tour de Saturne; ce dieu, armé d’une faux et sur le point de dévorer un enfant, symbolise le temps qui dévore tout et auquel rien ne résiste.
«Aux deux côtés de la saillie consacrée aux divinités de la semaine, se détachent d’une manière heureuse, et comme correctif religieux, plusieurs peintures de Tobias Stimmer; elles nous montrent les grandes scènes de la création, de la résurrection, du jugement dernier, et du triomphe filial de la foi et de la vertu. L’on admire encore les deux tableaux de la Religion et du Péché, représentés sous les traits de deux jeunes femmes dont la première, à l'air virginal, est tout occupée de sou salut, tandis que la seconde, plongée dans le vice, a déjà beaucoup perdu de sa fraîcheur; ces belles peintures se trouvent accompaguées des différents versets de la Bible qui ont rapport à ces sujets.
« VIII. Nous arrivons maintenant à la galerie aux lions, ainsi nommée, parce que les deux extrémités de cette galerie ou balcon sont gardées par deux de ces superbes animaux , l’un tenant dans ses griffes l'écusson, et l'autre le cimier des armes de la ville de Strasbourg. Ces lions, sculptés en bois massif, proviennent de l’ancienne horloge, où ils n'ont jamais eu de mouvement et où ils n’ont jamais fait entendre le moindre bruit, quoique certaines personnes aient pu croire qu’ils rugissaient ; une pareille mélodie aurait été à la fois désagréable et fort inconvenante daus l'intérieur d'une église.
DU PRINCE SOLTVKOFF.
« Le milieu de cette galerie est occupé par un petit cadran destiné à l’indication du temps moyen, c’est-à-dire du temps qui est composé d’heures, toutes d'une égale durée, tenant le milieu entre les heures vraies ou solaires les plus longues et les heures vraies les plus courtes.
« Le moteur central de l'horloge communique directement aux aiguilles du temps moyen le mouvement qui les anime; tandis que les deux autres temps dont nous avons déjà parlé, savoir: le temps sidéral et le temps apparent, ne foiictionuenl que par l'intermédiaire de mécanismes particuliers propres à modifier la vitesse du mouvement qui leur est transmis par le moteur central, moteur qui ne se remonte qu’une fois tous les 8 jours et qui est seul et unique pour toute l’horloge.
« IX. Sur la galerie aux lions se trouvent encore deux géüies assis aux côtés du cadran du temps moyen.
• Le génie placé à la gauche du spectateur tient d'une maiu un sceptre et porte dans l'autre un timbre, sur lequel il frappe le premier coup de chaque quart d’heure, le second étant répété, aiusi que nous le verrons de suite, par l’un des quatre âges que nous trouverons plus haut. On dirait, à voir l’air soucieux de ce génie, qu’il est pénétré de la gravité de ses fonctions, étaut chargé de donner aux quatre âges le signal, chaque fois qu'ils doivent paraître.
« Le génie, assis de l'autre côté, tient des deux mains une clepsydre remplie de sable rouge, qu'il retourne chaque heure tantôt d'un demi-tour à droite, tantôt d’un demi-tour à gauche. 11 produit ce mouvement d’une manière aussi gracieuse que naturelle, chaque fois au dernier coup des quatre quarts, un instant avant que la Mort ne sonne les heures.
« X. L’étage au-dessus de la galerie aux lions est en majeure partie occupé par un planétaire construit d’après le système de Copernic.
<■ Les révolutions des planètes visibles à l’œil nu sont reproduites sur un grand cadran dont le fond azur imite la couleur du ciel, prise à une très-grande hauteur. Un disque doré, représentant le soleil, occupe la partie centrale du planétaire; ce disque n’est soutenu par aucun support; de son centre partent douze rayons qui aboutissent aux signes du zodiaque, peints sur la circonférence du cadran. Sept petites sphères dorées, ayant différentes nuances imitant celles des planètes, et ayant des diamètres eu rapport avec les dimensions apparentes de ces corps célestes, se meuvent dans l'ordre de leurs positions autour du soleil, qui reste immobile à sa place.
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« Tout proche «le col astre l'on voit Mercure parcourir son orbite en environ 88 jours; immédiatement après vient Vénus, l’étoile du matin, pour l'éclat la plus belle des planètes, dont une révolution entière s'accomplit en environ 225 jours.
« La Terre, qui occupe la troisième place, achève sa course en 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 48 secondes.
* Au delà de notre globe ce sont Mars, la première des planètes dites supérieures par opposition aux deux précédentes, qui sont appelées inférieures, comme se trouvant entre le Soleil et la Terre ; Mars, à la couleur rougeâtre, accomplit sa révolution en environ 687 jours. Jupiter, qui vient après, effectue la sienne à peu près en 4330 jours. Enfin Saturne, la dernière des planètes visibles à l'œil nu, ne met pas moins de 10747 jours à son voyage autour du soleil.
« Fidèle interprète des mouvements que chacune des planètes a dans le système céleste, le planétaire reproduit en outre la révolution du satellite de la Terre, et Ton voit ainsi notre globe continuer à parcourir son orbite, pendant que la Lune tourne en même temps autour de lui, en faisant une révolution entière dans l'espace du mois lunaire.
« Aux quatre angles du planétaire sont peintes, d'une manière bien expressive, les saisons de l’année, figurées par les quatre âges de l'homme.
« XL Au-dessus du planétaire l’on voit, sur un ciel étoilé, un globe spé. cialement destiné à rendre visibles les phases de la lune. En lournaut sur sou axe, ce globe, qui est incliné, s'éclaire et s'obscurcit suivant les différentes apparences qu’il doit montrer pendant la durée d’une lunaison.
« Dans la Néomanie ou nouvelle lune, ce globe nous montre sa partie obscure et rend ainsi la Lune invisible à nos yeux ; au bout de vingt-quatre heures environ l’on commence à apercevoir une légère portion, un filet de lumière qui, s'agrandissant peu à peu, finit, le septième jour, par devenir le premier quartier; les jours suivants, la portion éclairée augmente jusqu'à nous présenter toute sa moitié brillante, c'est-à-dire jusqu'à devenir pleine lune. En continuant de tourner sur son axe, le globe perd à nos yeux sou volume lumineux ; la partie brillante diminue graduellement, et au bout de 7 jours ne nous montre plus que la moitié de l'hémisphère éclairé; après ce dernier quartier le disque lumineux finit par disparaître complètement, au moment où la Lune a terminé sa révolution synodique, ou qu'elle est revenue à la même situation par rapport au Soleil. En effet,
DU PRINCE SOLTYKOEF.
la Lune, après avoir fait le tour de la Terre en vingt-sept jours et demi, a encore besoin d’environ deux jours pour se retrouver en face du Soleil et en conjonction avec cet astre.
« Au-dessus de l’espace réservé à la Lune, on lit une inscription latine qui peut se traduire ainsi :
« Qu'est-ce qui est semblable à l’aurore, beau comme la lune et rayonnant « comme le soleil? »
« A la même hauteur sont deux peintures, dont l'une, sous les traits d’une femme, représente l’Église chrétienne avec ces mots :
« Ecclesia Christi exulam.
« L’autre, sous la forme hideuse d'un dragon à sept tètes, fait voir l'Antéchrist avec l’exergue :
« Serpau Anliquus Anticliristus.
« Non loiu de là se trouvent les deux dates
« MDCCCXXXVllt et UDOCCXLÜ.
« La première indique l’année où furent commencés les travaux mécaniques de l’horloge, et la seconde, celle où cette œuvre a marché pour la première fois.
« Aux deux côtés de l’hémicycle qui surmonte ces peintures, l’on voit sculptés dans la pierre, à droite un griffon, à gauche un animal fantastique moitié lion, moitié ours, soutenant des écussons.
« XII. Viennent ensuite les statuettes mobiles ou automates qui ont plus spécialement le privilège d’attirer l’attention de la foule.
< Ces automates font leurs apparitions dans deux compartiments distincts, représentant l'un et l’autre des salles à arcades ogivales; les quatre âges de la vie humaine et la mort, qui sont chargés de sonner les quarts et les heures, occupent la partie inférieure.
« Quatre figurines, dont les mouvements imitent la nature, paraissent alternativement pour sonner les quarts d’heure, dont il ne font entendre que le second coup, le premier étant frappé par le génie au sceptre que nous avons trouvé sur la galerie aux lions.
« A chaque heure, l’cufaut ouvre la marche et aunouce le premier quart au moyeu d’un thyrse qu’il laisse tomber sur un timbre: il est suivi de l'adolescent qui, sous les traits d’un chasseur, frappe avec sa (lèche la demiheure ; vient ensuite l’homme sous la figure d’un guerrier, bardé de fer et armé d'un glaive, dont il se sert pour faire entendre les trois quarts; enfin, un instant avant que l’heure sonne, on voit arriver le vieillard qui, chaudement enveloppé et la tète déjà penchée, s’appuie sur la crosse de sa béquille, avec laquelle il sonne les quatre quarts.
« Chacune de ces figurines, en sortant de sa loge, fait deux pas pour s'approcher d'un timbre suspendu tout auprès; arrivée là, elle y reste le temps nécessaire pour frapper le nombre de coups voulu, après quoi elle disparaît pour faire place à l'automate suivant.
« La Mort, armée d'une faux, se tient sur un socle au milieu de la salle réservée aux quatre âges; l'on voit, au passage de chaque heure, cette figure hideuse laisser gravement tomber sur le timbre à sa droite l’os qu’elle porte à la main. Infatigable, elle veille jour et nuit, en sonnant les heures sans relâche aucuu; les quatre âges, au contraire, symboles des mortels, ne fonctionnent que pendant la durée du jour.
« XIII. La salle supérieure, plus richement décorée, est occupée par la figure de Jésus-Christ, qui Irène au milieu. Placé sur un piédestal, le Sauveurdu monde tient d'une main la bannière de la rédemption, et étend l'autre pour donner la bénédiction. Chaque jour, à l'instant où la .Mort a frappé le dernier coup de midi, fou voit passer aux pieds du Christ ses disciples, au nombre de douze, savoir : Pierre, Jean, Jacques majeur, André, Üarthélemi, Philippe, Simon, Jacques mineur, Matthieu, Thomas, Jude et Mathias.
« Chacun des douze apôtres, portant l’instrument de son martyre ou l’attribut qui le fait distinguer, s’avance respectueusement; arrivé devant son divin maître, il se retourne vers lui et incline sa tète eu signe de salutation ; il s'éloigne ensuite, après avoir reçu la bénédiction qui est semblable à celle qu’Abraham a dû donner à Isaac, lorsque ce patriarche est allé dans la terre promise; ce n’est qu'après le départ du dernier apôtre que le Christ donne la bénédiction en forme de croix.
« Quoique des personnes croient avoir vu les apôtres dans l'ancienne horloge, celte procession biblique n’a cependant jamais existé dans l’œuvre de Dasypodius. Au lieu de cette belle scène, l’on voyait le Christ placé en regard de la Mort, laquelle à chaque heure faisait reculer sou divin antagoniste.
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a XIV. Durant la marche des apôtres, le coq, perché au sommet de la tourelle aux poids, entonne son chant de victoire; mais, avant de se faire entendre, il bat des ailes, sa tête, sa queue s'agitent, et son cou se gonfle pour laisser échapper les sons.
« Le coq a été exécuté d'après nature, il est aussi grand que celui qui a figuré aux deux anciennes horloges; tous les jours, à midi, il chaule trois fois en mémoire du chant qui retentit aux oreilles de Pierre dans le prétoire, après que cet apôtre eut renié son maître.
« XV. Le dôme, qui couronne le cabinet de l'horloge, est remarquable autant par l'élégance de sa forme que par la richesse de ses ornements. Le centre en est occupé par la statue du prophète Isaïe, due au ciseau de notre célèbre sculpteur M. Grass.
« Autour d’Isaïe l’on voit groupés les évangélistes saint Matthieu , saint Marc, saint Luc et saiut Jean, accompagnés des différents animaux qu'on leur donne pour attributs. Un peu plus haut se trouvent quatre séraphins, qui, sur différents instruments, célèbrent la gloire de Dieu. Enfin le dôme est surmonté du héraut de l’association des tailleurs de pierres de la cathédrale , avec les armoiries de l’Œuvre Notre-Dame.
« XVI. La tourelle aux poids , dont la coupole est surmontée du coq , offre à nos regards plusieurs peintures provenant de l’ancienne horloge. La première, en descendant, représente Uranie, celle des neuf muses qui préside à l’astronomie; on la voit sous les traits d'une jeune fille vêtue d’une robe couleur d’azur et couronnée d’étoiles, tenant d'une main un globe et de l'autre un compas.
« La seconde est le colosse allégorique des quatre monarchies, mentionné dans le chapitre vit du prophète Daniel; il est représenté sous la figure d’un guerrier à tête couronnée et portant d'une main un sceptre. Enfin la troisième nous fait voir le portrait de Nicolas Copernic, auquel plusieurs auteurs ont attribué la construction de l'horloge du xvi* siècle, quoique ce célèbre astronome n'ait jamais été à Strasbourg, et que cette œuvre ait été commencée trente aus seulement après sa mort.
« Sur la face de la tourelle, vers le chœur, sont peintes les trois Parques : Clothon tenant la quenouille, Lachésis tournant le fuseau, et l'impitoyable Atropos, qui tranche le fil avec les ciseaux.
« Sur l'un des panneaux de la Tare opposée, l'on a j>e i n t les attributs des divers métiers qui ont concouru à l’érection de l'horloge.
« XVII. A la droite du spectateur est un escalier à limaçon qui sert à la fois à conduire dans les différents étages de l'horloge, où se trouvent les moteurs, et à donner accès sur le petit balcon, d’où l'on peut voir l’extérieur du monument et juger de toute son élévation , laquelle n’est pas moindre de 20 mètres.
« De ce petit balcon l'on arrive à un autre escalier d'une exécution remarquable par sa légèreté; cet escalier, construit en fer, mène au cadran gothique qui fait face au Château royal.
« XVIII. Au-dessus du portail, lit où sc trouvait le grand cadran destiné à transmettre sur la place de la cathédrale la marche de l’horloge , l’on voit aujourd'hui un beau cadran d'un style gothique, encastré dans les ornements qui ont servi autrefois, et surmonté d'une galerie en pierre, l'une des plus belles de l'édifice. Ce cadran , dont la circonférence est d’environ 16 mètres, est muni de deux aiguilles aux formes également gothiques, servant à indiquer l’une les heures et leurs subdivisions de a en 5 minutes en temps moyen, l’autre les jours de la semaine ainsi que les signes planétaires qui y correspondent.
« XIX. Comme le bâtiment de la cathédrale n’est pas strictement orienté, il a été possible d'établir une méridienne dans l'intérieur de l’église, à proximité de l’horloge. I,a ligne du midi, placée contre le mur d’eutrée, se trouve éclairée par le rayon solaire qui traverse le gnomon appliqué audessus de la porte ; l’on peut ainsi comparer de la manière la plus commode la marche de l'horloge avec la marche irrégulière du soleil , puisque d’un même coup d'œil on embrasse à la fois et les indications reproduites par le moteur et celles de l'astre qui sert à les contrôler.
« L’on a profité des enfoncements qui se trouveul dans le mur, non loin de la méridienne, pour y placer deux tables, dont l’une porte en caractères d’or les noms des autorités sous l’administration desquelles l’horloge a été terminée, tandis que l’autre fait connaître les principaux mécanismes dont se compose cette œuvre.
« XX. Les moteurs qui accomplissent les différentes fonctions de l’hor-
DC PRINCE SOLTÏKOFF.
loge, sont établis dans les cabinets du rez-de-chaussée et des deux étages, où, par l'intermédiaire de transmissions, ils reçoivent le mouvement imprimé par le moteur central, lequel, ainsi que nous l’avons dit, est seul et unique pour toute l’horloge.
« Ce moteur central , dont l’exécution porte l’empreinte de la dernière précision, dépend d’un régulateur qui bat les secondes et qui lui -même est réglé par un pendule compensateur et un échappement garni en pierres fines; ce moteur, malgré la petite force motrice qui le fait agir, et malgré qu'on ne le remonte que tous les huit jours une fois, communique le mouvement
« I* Aux aiguilles du cadran du temps moyen;
« 2” A celles du graud cadran gothique ;
« 3* Au planétaire ;
• 4* A la lune pour la représentation de ses phases;
« 5* Aux sept figures de la semaine;
« 6* Aux aiguilles du cadran du temps apparent;
« 7" Aux équations solaires et lunaires;
« 8” Et enfin à la sphère céleste pour l'indication du temps sidéral.
« Il produit en outre, à l'aide d’un mécanisme particulier, la suspension des fonctions des quatre âges pendant la nuit et la reprise de leur marche durant le jour.
« Les autres moteurs , au nombre de cinq , destinés à faire mouvoir les automates et à produire les différentes sonneries, sont dans la dépendance l'un de l'autre au moyeu de transmissions d'une conception aussi simple qu'ingénieuse.
« Ainsi, quand l'heure doit sonner, le moteur central détend le second moteur (ou rouage des quatre âges); celui-ci, à son tour, transmet le mouvement au troisième rouage, c'est-à-dire à la sonnerie des quarts, qui, de son côté, aussitôt que les quarts sont frappés, reporte le mouvement au second moteur pour faire fonctionner les automates. Quand ce rouage a fini d'agir, il communique le mouvement au quatrième pour opérer la sonnerie des heures.
« De plus , à midi , un cinquième rouage , celui des apôtres et du coq , reçoit directement l’impulsion du moteur des heures.
« Ces différentes transmissions d'un moteur à l'autre, ainsi que leur dégagement , s'opèrent sans la moindre incertitude et sans le moindre bruit.
« Tout eu assurant la sûreté et l'exactitude dans les fonctions des nom* breux mécanismes et dans leurs diverses transmissions, l’on n’a pas sacrifié l’élégance des formes et l'harmonie des dispositions; aussi les moteurs et le mécanisme, pris soit isolément soit dans leur ensemble, présentent un arrangement fort agréable à la vue.
« Il est à remarquer qu’il n’entre dans la construction de l'horloge aucune pièce de bois ou d’une autre matière se détériorant facilement; l’on a toujours fait choix des métaux qui présentent le plus de dureté, et qui garantissent ainsi la conservation de l’œuvre.
« Cette horloge, fruit de calculs immenses, do recherches laborieuses, et de travaux ardus, n’est donc point, comme bien des personnes ont pu le croire, une simple restauration, c'est une œuvre toute neuve et d'invention et d’exécution , une œuvre qui marque avec la même exactitude des secondes et des périodes dépassant 2a mille années. »