TERRES CUITES
) ] — Hébé (?).
Haut , m. ai .
La figure de jeune femme, à laquelle on a attribué ce nom, est debout, vêtue d’un chiton, sur lequel est une seconde tunique, courte et sans manches ( crocotos ). Les bras, avec une coupe dans la main gauche et dans la droite une œnochoé , aujourd’hui disparue, sont de restauration moderne.
Grande-Grèce.
Figurée dans le Choix de terres cuites du Cabinet de M. deJan-é , pl.v, n° i.
>4 — Aphrodite.
Haut., o m. 33.
La déesse est nue, debout, les jambes croisées ; une draperie partant de l’épaule gauche recouvre sa jambe droite. Elle a le bras droit étendu en avant, et s’appuyait sur un cippe aujourd’hui détruit.
Grande-Grèce.
Figurée dans le Choix de terres cuites du Cabinet Jan\ê , pi. xl, et dans la Galette des Beaux-Arts , t. XX, p. 1 85.
Aphrodite-Coré.
Haut., o m. 20.
Debout et tenant une grenade dans sa main droite étendue, la déesse est vêtue d’un chiton fin et transparent, qui colle au corps en montrant toutes les formes du nu, puis d’un ample himation rejeté en arrière.
Sicile.
Figurée dans le Choix de terres cuites du Cabinet Jan^é, pl. v, n° 2.
Éros.
Haut., o m. 175.
Le dieu, juvénile et ailé, couronné de fleurs, est debout, les jambes croi sées, appuyé contre un cippe.
Grande-Grèce.
La base et quelques parties de la figure sont modernes.
Néritès.
Haut., o m. ig.
La figure est ailée (les ailes sont détruites, mais on voit distinctement derrière les épaules leurs points d’attache) , pareille à celle d’un Éros adolescent, à cheval sur un dauphin et portant une pomme dans la main droite. Une chlamyde est jetée sur l’épaule et ne recouvre que le bras'gauche , qui s’appuie sur le flanc, un peu au-dessus de la hanche. Le bras droit est levé. Les cheveux, noués en crobyle au sommet de la tête, retombent en longues boucles sur les épaules. Le dauphin a pour base un cône ressemblant à une pomme de pin, mais dont le devant seul est garni d’écailles. Enduit blanc sur toute la figure; les cheveux peints en rouge.
Thespies.
Décrit et figuré dans le Catalogue Albert Barre par M. Frœhner, n° 469, pl. VIII.
La fable de Néritès, l’Éros marin, est rapportée par Élien* de la manière suivante :
cr II existe dans la mer une coquille de petite dimension, mais charmante à voir; elle se reproduit dans les fonds les plus limpides, sur les roches à fleur d’eau et au milieu des écueils. On la nomme mérite , et voici ce que l’on raconte à son sujet. Nérée, ce dieu de la mer, dont on vante la sincérité et l’horreur du mensonge, avait eu, au rapport d’Hésiode, cinquante filles de Doris, fille elle-même de l’Océan. Homère fait aussi mention dans ses vers de cette nombreuse famille. Au milieu de tant de filles, il n’eut qu’un fils : ni Homère, ni Hésiode n’en parlent, mais les récits des marins , le célèbrent. Ils lui donnent le nom de Néritès , et le représentent comme le plus beau des hommes et des dieux. Aphrodite, à l’époque où elle vivait dans la mer, s’était éprise de Néritès et l’avait choisi pour ami. Mais quand vint le temps marqué par le destin, où cette déesse, appelée par son père, dut se ranger au nombre des dieux de l’Olympe, on dit qu’elle voulut emmener avec elle le compagnon de ses jeux. Toutefois, celui-ci se refusa à ses désirs, préférant à l'Olympe la vie qu’il menait avec ses sœurs et ses parents. Néritès portait des ailes, et je pense que c’était Aphrodite qui les lui avait données : et pourtant, il ne tenait pas plus de compte de cette faveur que des autres. Aussi, Aphrodite indignée le transforma-t-elle dans la coquille qui porte son nom, et à sa place elle prit pour compagnon et pour ministre Éros, jeune et beau comme Néritès, et elle lui donna les ailes que Néritès avait portées.
« Un autre récit rapporte que Posidon s’était épris de Néritès et que celui-ci répondait à sa passion («v-cepav) : c’est de là que cet Antéros, dont on parle tant, prit naissance. On dit que le jeune homme passait sa vie avec son amant, et quand le dieu poussait son char sur les flots, tandis que les cétacés, les dauphins et les Tritons eux-mêmes s’élancaient du fond des abîmes et bondissaient autour du char, il n’y en avait aucun qui, dans sa course, pût se comparer aux chevaux de Posidon. Néritès seul volait de compagnie et tout à côté du dieu, le flot s’étalant autour d’eux et la mer
De nat. anim. XIV, 28.
se retirant par respect pour son maître : cette rapidité étonnante était au premier rang des dons dont Posidon s’était plu à combler son ami : mais Hélios devint jaloux de la célérité de Néritès et le transforma en nérite , soit que ce dieu eût vainement disputé à Posidon la préférence du jeune homme, soit qu'il vît avec colère au nombre des habitants de la mer un être qu’il eût jugé digne d’être rangé parmi les astres. »
58 — Jeune Femme debout.
Haut., o m. ig.
Elle se drape étroitement, en enveloppant ses bras, dans l’himation, sous lequel elle porte un chiton descendant jusqu’aux genoux. Le bras droit est derrière le dos, le gauche soutient l’himation sur la hanche. Les cheveux sont enveloppés d’un cécryphale.
Cyrénaïque.
Figurée dans le Choix de terres cuites du Cabinet Jan^é, pl. XIX, n° 1 .
59 — Jeune Femme debout.
Haut., o m. 22.
Le costume, l’attitude et la manière de se draper sont, à peu de chose près, les mêmes qu’au numéro précédent. La tète est un peu penchée en avant. Les cheveux sont artistement disposés en côtes parallèles et forment un chignon par derrière.
Cyrénaïque.
Figurée dans le Choix de terres cuites du Cabinet Jan\ê , pl. XIX, n° 3.
60 — Petite lampe a la queue relevée, montée sur un support quadri-
latère, le tout d'une seule pièce.
Haut., o m. 20.
Sur le devant du support est représentée en relief une Victoire ailée , debout, élevant au-dessus de sa tête un trophée d’armes barbares.
Travail romain.