‹ Collection Auguste DutuitChapitre 11 sur 75 · VASES PEINTS · texte numérisé non relu

VASES PEINTS

A. Vases italo-grecs à figures noires.

61 — Amphorisque a anses plates.

Figures noires rehaussées de blanc et de violet sur fond rouge.

Haut., o m. 3 1 . — Planche XIV.

Danse de dix Satyres et de neuf Ménades.

Dans la partie supérieure, de chaque côté, est figurée une course de deux éphèbes nus à pied , et d’un éphèbe à cheval ; sur un des côtés, ce dernier est vêtu d’une tunique blanche. Signature sur un des côtés : NIK05- OENE$ EPOIESEN. « Nicosthène a fait. »

Sur le col, un bouquet de palmettes et de fleurs de lotus.

Sur chacune des anses, un éph'ebe nu.

De Witte, Catalogue Castellani , n° 23.

62 — Amphorisque a anses plates.

Figures noires rehaussées de blanc et de violet sur fond rouge.

Haut., o m. 3o.

Sur le col, de chaque côté, danse d’un Satyre et d’une Mênade.

Sur ie haut de la panse, de chaque côté, deux grands yeux entre deux femmes qui dansent et se tournent le dos ; l’une d’elles retourne la tête.

Sur un des côtés, au-dessous des yeux, la signature : NIKQ$OENE$ EPOIE- $EN. « Nicosthène a fait. »

Zones de palmettes autour de la panse et palmettes avec fleurs de lotus sur les anses.

63 — Amphore tyrrhénienne a tableaux.

Figures noires rehaussées de blanc et de violet sur fond rouge. Le corps du vase, en dehors des tableaux, peint en noir. L’amphore est munie de son couvercle.

Haut., o m. 52 ; avec le couvercle et son bouton : o m. .

Planche XV.

Un aurige, barbu et revêtu de la longue tunique blanche, qui sur les monuments caractérise d’ordinaire les personnages de son état, aidé d'Iolaos imberbe, attelle deux chevaux au char dans lequel monte Athéné , coiffée d’un casque à haute aigrette, vêtue d’un chiton, avec une ample égide à écailles bordée de serpents, qui couvre ses bras. La déesse tient la lance en même temps qu’elle saisit les rênes. Héraclès , coiffé de la dépouille du lion et tenant la massue, amène un troisième cheval. En avant de ceux qui sont déjà attelés, est Hermès , coiffé du pétase, chaussé d’endromides, vêtu d’une chlamyde et tenant le caducée. Dans le champ, près des figures, nombreuses inscriptions simulées, qui ne donnent aucune lecture.

Revers. Artémis , vêtue d’un péplos formant tunique et diploïdion, le front ceint d’une haute stéphané, monte dans un quadrige ; un faucon vole devant elle. Auprès de l’attelage se tient Apollon lyricine, vêtu d’une ample tunique talaire ; il est accompagné d’une biche. Devant les chevaux marche Hermès , coiffé du pétase, chaussé d’endromides, vêtu d’une chlamyde et tenant le caducée.

64 — Hydrie.

Figures noires rehaussées de violet sur fond blanc.

Haut., o m. 19. — Planche XVI.

l’épisème est une panthère peinte en blanc. Une des Amazones est coiffée d’un casque à haute aigrette, l’autre de la tiara phrygienne à fanons tombants. Elles combattent un guerrier grec tombé à genoux, lequel est armé de toutes pièces, avec un bouclier rond, de forme argienne.

66 — Hydrie.

Figures noires rehaussées de blanc et de violet sur fond rouge.

Haut., o m. 36.

Héraclès , accompagné de deux hoplites, Iolaos et Télamon *, combat contre les Amazones. Le héros a la tête couverte de la peau du lion. Les Amazones, au nombre de trois, sont vêtues de tuniques courtes et armées de casques, de cnémides, de javelots et de boucliers argiens ; les épisèmes des boucliers sont des têtes de taureaux et un trépied.

Dans une frise peinte au-dessus du tableau principal, on voit un éphèbe à cheval entre quatre autres éphèbes à pied ; deux de ceux-ci sont nus, les deux autres enveloppés dans leurs manteaux. Aux extrémités sont des sphinx accroupis.

De Witte, Catal. Castellani, n° 29.

67 — Œnochoé.

Figures noires sur fond blanc.

Haut.^o m. 18.

Thésée domptant le taureau de Marathon. Le héros est nu et retient l’animal par un lacet jeté autour de ses cornes. Branches de lierre dans le champ.

t. Sur la présence de ce dernier personnage dans le combat contre les Amazones, voy. Pindar. Nem. III, 6b, et Schol. a. h. I.

68 — Cylix. ; •• '

Figures noires rehaussées de blanc et de violet sur fond rouge.

Haut., o m. 08. — Diamètre, o m. 23.

Extérieur. De chaque côté, deux grands yeux, et entre deux un êphèbe vêtu d’une chlamyde, tenant une baguette à la main, monté sur un hippalectryon l.

L’intérieur est peint en noir. Au centre, un Masque de Gorgone du type hideux.

B. Vases italo-grecs à figures rouges.

69 — Œnochoé a embouchure tréflée.

Figures rouges rehaussées de violet pourpre.

Haut., o m. 24. — Planche XIV.

Artémis debout, tenant l’arc et la flèche de la main gauche, le carquois suspendu aux épaules, caresse la biche qui se tient devant elle. La déesse est munie de deux grandes ailes, vêtue d’un chiton talaire à manches courtes, avec diploïdion, brodé et finement plissé. Sa chevelure, bouclée sur le front à la façon archaïque, est enveloppée d’une sphendoné, et son front orné d’une stéphané. Elle porte, comme bijoux, un collier et des bracelets en spirale.

Des palmettes sont peintes sur l’anse, qui est garnie d’une paire de rouelles.

Vernis noir très-brillant. Style d’une grande noblesse, participant encore un peu des écoles anciennes.

Nola.

Frœhner, Choix de vases grecs du prince Napoléon, pl. I.

f. Aristophan. Ran. 932; Pax, 1177; -4». 800; Hesych. s. v.; Phot, v.

70 — Stamnos.

Haut., o m. 38. — Planche XVII.

Posidon barbu, les cheveux longs relevés par un diadème, vêtu d’une tunique courte, collante et brodée, ne descendant qu’à la naissance des cuisses ; un manteau court est jeté sur ses épaules, et il tient le trident. Le dieu poursuit Amymone , qui fuit devant lui, vêtue d’un chiton à plis fins et d’un himation, les cheveux enveloppés d’un cécryphale. En avant d’Amymone, une de ses sœurs , effrayée, vêtue à peu près de même, prend la fuite.

Revers. Danaos barbu, en roi, vêtu d’une tunique talaire et d’un ample manteau, les cheveux tombant sur les épaules et ceints du diadème, s’appuyant sur un long sceptre, que surmonte une fleur. Il est debout entre deux Danaïdes , qui accourent lui annoncer l’enlèvement de leur sœur. Toutes les deux sont vêtues de même, d’une tunique talaire avec diploïdion et d’un court himation jeté sur les épaules. Toutes les deux ont le front orné d’une stéphané.

Capoue.

Le bord de ce vase a été restauré dans l’antiquité.

De V/itte, Catal. Castellani , n° q5.

71 ÜXYBAPHON.

Haut., o m. 37. — Planche XIX.

Dionysos barbu, la tête ceinte du crédemnon, vêtu d’une double tunique, recouverte d’une pardalide, et ayant un péplos suspendu sur le bras gauche, tient d’une main le thy.rse et de l’autre tend un canthare à un Satyre nu, lequel y verse le vin d’une outre qu’il soutient des deux mains. A droite, un second Satyre nu, présente un œuf ou un fruit à une jeune fille , vêtue d’une double tunique et tenant un rameau de laurier.

L’élégance et la noblesse du dessin des figures font de cette composition une des plus admirables peintures céramiques qui se puissent voir.

Revers. Trois éphèbes drapés.

Capoue.

De Witte, Catal. Castellani , n° 54.

72 — Hydrie.

Haut., v m. 3o. — Planche XX.

Les trois Charités à leur toilette.

Au centre est un siège à dossier, garni d’un coussin. Devant ce siège se tient debout une des déesses, vêtue d’un long chiton à plis fins, sans manches. Par-dessus ce chiton est un ampéchonion, dont elle retient entre ses dents un pli, tandis que ses deux mains soutiennent une autre partie du vêtement, dans lequel sont enfermés des laines ou d’autres objets. La tête de cette figure est entourée d’un riche cécryphale.

La seconde, à droite, vêtue d’un long chiton et d’un péplos, vient de retirer un collier de perles d’une pyxis. Une stéphané entoure ses cheveux.

La troisième, à gauche, est vue de trois quarts ; la tête nue, elle est vêtue d’une tunique talaire sans manches, à plis fins. Dans sa main gauche elle tient un miroir ; la droite est posée sur sa hanche.

Nola.

De Witte, Catal. Castellani , n* 52.

73 — Hydrie.

Haut., o m. 35. — Planche XVIII.

Orphée au moment où les femmes de la Thrace vont le mettre à mort.

L’aède inspiré, assis sur un rocher, est couronné de laurier; il a le buste nu et le bas du corps enveloppé d’un manteau. Dans ses mains sont la lyre et le plectron. En face de lui, à droite, se tient debout un guerrier thrace , vêtu du costume national, une tunique courte, ceinte à la taille, et

un grand manteau à dessins. Il est coiffé de l’alopécis ou bonnet de fourrure se terminant en pointe, armé de deux javelots, et étend la main droite ouverte en signe d’admiration. A sa suite on voit une jeune Jîlle vêtue d’une courte tunique, succincte et sans manches, qui est armée d’une lance. Ses cheveux sont retenus par des bandelettes.

A gauche, derrière le rocher sur lequel est assis Orphée, un Satyre nu, à queue de cheval, couronné de lierre, la main droite posée sur la hanche, s’appuie du coude gauche à un rocher. Derrière le Satyre accourt une femme thrace , vêtue d’une tunique courte et ceinte à la taille, les cheveux entourés d’une bandelette. Elle est armée d’un énorme pilon à concasser le grain, dont elle fera une massue pour assommer Orphée '.

Gapoue.

De Witte, Catal. Castellani , n° 64. — Heydemann, Avchceologischc Zeitung , 1868, p. 3-5, pl. III.

74 — Amphore pélique.

Haut., o m. 14.

Ephebe drapé dans un ample manteau qui laisse le bras droit à découvert, debout en face d’une jeune femme étroitement enveloppée dans son himation, qui cache les bras. Elle a les cheveux relevés avec une bandelette de pourpre. L’éphèbe lui offre une large bandelette.

Revers. Jeune femme debout à droite, étroitement enveloppée dans son himation.

Nola.

7 y — Amphore pélique.

Haut., o m. 22.

Scène d’intérieur. Une femme, vêtue d’un chiton finement plissé et d’un himation, est assise sur un siège sans dossier. Parée de boucles d’oreilles,

1 . C’est avec le même instrument qu’une femme de Troie assomme un Grec sur le célèbre vase Vivenzio. du Musée de Naples : Millin, Vases peints , t. I, pl. xxv et xxvi ; Museo Borbonico, t. XIV, pl. xli-xliii ; voy. Heydemann, Iliupersis, p. 24.

les cheveux cachés sous une mitra qui fait plusieurs fois le tour de sa tête, elle tient des deux mains un coffret dont le couvercle est levé et vers lequel une autre femme, debout devant elle, étend les bras pour en tirer un bijou. Cette dernière est vêtue d’une double tunique à plis fins ; ses cheveux sont entourés d’une bandelette. Derrière elle, à terre, est un calathos rempli de laine blanche.

Revers. Ephèbe drapé, debout à gauche ; la main droite étendue.

76 — Amphore de Nola.

Haut., o m. 33.

Deux épliebes , l’un drapé dans un ample manteau laissant le bras droit et l’épaule à découvert, appuyé sur un bâton en forrrie de béquille; l’autre étroitement enveloppé dans un manteau qui cache les bras. Ils sont debout en face l’un de l’autre ; entre eux, un siège recouvert d’un coussin.

Revers. Femme marchant à droite, retournant la tète à gauche et tenant une bandelette de pourpre. Elle est vêtue d’un chiton et d’un himation.

77 — ÜXYBAPHON.

Haut., o m. 25.

Deux épliebes nus s’exercent à la lutte, en présence d’un pédotribe barbu, debout, enveloppé d’un ample manteau, qui les regarde en tenant une longue baguette.

Revers. Trois épliebes debout et drapés.

78 — Amphore de Nola.

Haut., o m. 54.

Éplièbe nu, tenant le disque et s’apprêtant à le lancer. En face de lui se tient le. pédotribe, barbu, enveloppé d’un vaste manteau.

Revers. Eph'ebe drapé tenant un strigile.

79 — Cylix.

Haut., o m. 09. — Diam., o m. 21.

Intérieur. Éphèbe nu, debout appuyé sur une longue baguette ; à ses pieds la pioche destinée à préparer le sol de la palestre. Dans le champ sont suspendues une gibecière (xi'êtci;) de peau et des haltères. Inscription dans le champ HO PAI$, et sur la gibecière KAhO [$ h

Extérieur. D’un côté, trois éphèbes au gymnase, l’un soulevant des haltères, le second se renversant en arrière, le troisième tenant le disque de la main gauche et se baissant pour ficher de la droite un taquet en terre. Auprès de ses jambes, à terre, une pioche. De longues baguettes sont auprès des trois jeunes gens; dans le champ sont suspendues une gibecière de peau et des haltères. Inscription : HO TAD.

De l’autre côté, éphèbes au gymnase. Deux sont nus, et dans des attitudes diverses manœuvrent de longues baguettes ; un d’eux élève une de ces baguettes au-dessus de sa tête pour la lancer comme un javelot. En face d’eux, un troisième éphèbe, le bas du corps enveloppé d’un manteau, tient une baguette fourchue et un taquet à ficher dans le sol. A terre, près d’un des éphèbes nus, un disque; près de l’autre, une pioche. Dans le champ est suspendue une gibecière de peau.

80 — Cylix.

Haut., o m. 08. — Diam., o m. 22.

Intérieur. Éphèbe debout, drapé dans son manteau, tenant à la main un coffret plat à poignée en anse mobile. Dans le champ, un strigile et deux objets indistincts.

Extérieur. D’un côté, éphèbe debout, enveloppé dans un manteau, entre

1. Pour l’emploi de l’expression de itaïç xalbz, h propos d’un vainqueur aux jeux, sans aucune intention érotique, voy. Philostrat. De Gymnast. 1 3 : *0 Sè vixrjiraç -rô t<ôv uaiScav arâSiov xxrà vr]v sxtïjv xai Te<7<7apax<mr;v o).i>p.uià3a (tôts yàp npüuov ètsQï]) Ttaï; qv y.a),ô; IIo).up.ïvrrwp 6 Mdrjaio;.

deux érastes barbus, enveloppés de manteaux, appuyés sur des bâtons, qui lui offrent des présents.

De l’autre côté, épliebe debout, dans son manteau, entre deux érastes barbus, enveloppés de manteaux, qui tiennent des bâtons en crosses.

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