Metam., V, p. 571, ed. Oudendorp
2. Ch. Lenormant et de Witte, Él. des mon. céramogr. t. IV, pl. xxxvi.
Le col est couvert d’un vernis noir, sur lequel on a peint en blanc et jaune une plante à hélice et à fleurs.
Gnatia.
93 — Rhyton en protome de cheval, avec les pattes de devant.
Long., o m. 20.
L’animal est en terre cuite, recouverte d’une peinture blanche appliquée après la cuisson.
Sur le col, une tête d’éphèbe, peinture rouge sur un vernis noir mal venu.
Ganouse.
94 — Rhyton en tète de mulet bridée.
Long., om. 2(1
La tête est couverte d’un vernis rouge pâle; les pièces du harnachement sont peintes en noir avec des rehauts de blanc ; le museau, le tour des yeux et l’intérieur des oreilles en blanc.
Sur le col, peinture rouge sur fond noir. Un vieillard à cheveux blancs, nu, n’ayant qu’une chlamyde sur les épaules et armé d’un bâton, danse devant un éphèbe nu, qui tient une amphore et un céras. Une chlamyde est suspendue sur les épaules de l’éphèbe. Dans le champ, un coussin. On y lit aussi l’inscription HO PAI$ KAfO$, inscription répétée sur le bord intérieur du rhyton.
Capoue.
Ce rhyton appartient à la plus belle époque de l’art.
De Witte, Catal. Castellani , n° 1 35.
93 — Rhyton en tète de sanglier.
La tête est couverte d’un vernis noir, avec quelques rehauts de peinture blanche.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. Oreste se réfugiant auprès de l’autel d’Apollon, derrière lequel s’élève le laurier mantique. Le héros, nu, est tombé sur un genou à gauche ; il retourne la tête à droite avec effroi et semble chercher à se protéger contre les Euménides avec la chlamyde enroulée autour de son bras gauche, qu’il élève.
Apulie.
Rhyton en tète de bœuf.
Long., o m. 19.
La tête est couverte d’un vernis noir, avec peinture blanche aux yeux et aux poils du front.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. Femme assise à gauche sur un chapiteau ionique, où elle appuie sa main gauche. Elle porte sur sa main droite un calathos et une sphæra.
Apulie.
Rhyton en tête de vache.
Long., o m. 19.
Le rhyton tout entier est en terre non vernissée, qui n’a été peinte qu’après la cuisson. La tête de vache est peinte en noir, les cornes en blanc et l’intérieur des oreilles en rouge. Le col n’a reçu ni enduit ni peinture; sur le devant il présente un mascaron en relief, peint en blanc.
Canouse.
Rhyton en tète de vache.
La tête est couverte d’un vernis noir, avec les cornes peintes en blanc.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. L 'Éros hermaphrodite vole à gauche, tenant une situla et un flabellum. Palmettes.
Apulie.
99 — Rhyton en tète de génisse aux cornes naissantes.
Long., o m. i5.
La tête est de la couleur de la terre même du vase, avec peinture noiie aux yeux, rouge-brun aux oreilles et aux cornes.
Sur le col, figures rouges à fond de vernis noir. Une femme ailée { une Ker ), vêtue d’une double tunique et coiffée d’un cécryphale, poursuit une jeune fille , coiffée de même, vêtue d’un chiton et d’un himation. Deux autres jeunes filles , dans le même costume que celle-ci, fuient sur la gauche.
La Ker semble se confondre ici avec une Artémis ailée (envisagée comme déesse funèbre), du genre de celle dont le n° 69 nous a offert la représentation. C’est ce qu’on trouve déjà dans Y Odyssée (A, 171-173): « Quelle Ker « de la mort terrible t’a domptée ? Est-ce une longue maladie ? Ou est-ce « Artémis, qui, t’atteignant de ses douces flèches, t’a tuée ? »
Campanie.
Ce rhyton appartient à la plus belle époque de l’art ; et il en est de même des deux suivants.
ioo — Rhyton en tète de bélier.
Long., o m. i5.
La tête est de la couleur naturelle de la terre, avec la laine du front peinte en rouge pourpre.
Sur le col, figures rouges à fond de vernis noir. Femme vêtue d’un chiton et d’un himation, les cheveux enveloppés d’un cécryphale, tenant à la main une plante aroidée avec sa spadice arrivée à son complet développement,
emblème phallique *. Elle marche à droite, en retournant la tête à gauche, entre deux éplièbes enveloppés de manteaux, debout, celui de gauche appuyé sur un bâton et lui tendant une bandelette. Dans le champ, l’inscription HO PAIS KAL05.
Nola.
ioi — Rhyton en tète de bélier.
Long., o m. 23.
La tète est de la couleur naturelle de la terre cuite, avec quelques traits noirs aux oreilles et aux joues ; la laine du front peinte en rouge pourpre.
Sur le col, une guirlande de lierre en rouge sur fond de vernis noir.
Nola.
102 — Rhyton en tète de bélier.
Long-, o m. 17.
La tête est couverte d’un vernis noir, avec les cornes peintes en blanc et en jaune.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. Buste de femme tourné à gauche, s’élevant au milieu d’une touffe de Vallisneria spiralis munie de ses fleurs et de ses hélices. Palmettes.
Apulie.
103 — Rhyton en tète de chamois.
Le rhyton tout entier est couvert d’un vernis noir.
i. Voyez le mémoire de M. de Longpérier sur Junon Anthéa, dans le tome XX des Mém. de la Soc. des Antiquaires de France.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. Femme assise à gauche , tenant un miroir et une scaphé remplie de fruits. Palmettes.
Apulie.
104 — Rhyton.en tète de chevreuil avec ses cornes.
Long., o m. 19.
La tête est couverte d’un vernis noir.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. Jeune Satyre tenant le lagobolon et une situla. Palmettes.
Apulie.
iOf — Rhyton en tète de biche.
Long., o. m. 21.
Vernis noir.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. UÉros hermaphrodite volant à droite entre une colonne ionique et une stèle carrée ; il porte une couronne et une scaphé remplie de fruits.
Apulie.
106 — Céras cannelé, terminé en tête de bélier. Non percé.
Long., o m. 3o.
Vernis noir.
Sur le col, peinture rouge rehaussée de blanc. UÉros hermaphrodite ailé, nu, paré de bijoux, assis sur un rocher à gauche, portant un calathos et un feston de fleurs.
Apulie.
107 — Céras cannelé, terminé en tête de bélier.
Percé à l’extrémité inférieure.
Long., o m. 26.
Vernis noir; les cornes du bélier de la couleur naturelle de la terre cuite, la laine du front peinte en rouge pourpre.
Autour de la partie supérieure, une couronne d’olivier en rouge. Campanie.
108 — Petite œnochoé a embouchure tréflée , en forme de tête de femme.
Haut., o m. 10.
Les chairs de la couleur de la terre cuite; le reste du vase revêtu d’un vernis noir brillant.
109 — Œnochoé en forme de tête de jeune fille.
Haut., o m. 17.
Vernis noir.
Le col est brisé ; il était décoré de peintures rouges.
110 — Petite œnochoé en forme de buste de femme voilée (Déméter).
Haut., o m. 18.
Peinture rose sur les chairs, jaune aux cheveux, blanche au voile et à la tunique.
iii — Sorte de petite gargoulette à une anse et à goulot oblique sur le côté.
Haut., o m. io.
La panse est en forme de tête d ’io, le front armé de deux cornes naissantes. Le visage est peint en blanc rehaussé de bistre.
1 1 2 — Petit aryballos en forme de tête de nègre.
Haut., o m. 09.
Vernis noir brillant sur les chairs; la couleur naturelle de la terre aux cheveux, aux yeux et aux lèvres.
1 1 3 — Canthare en double tète.
Haut., o m. 1 65.
D’un côté, face de Satyre barbu à oreilles de cheval ; de l’autre, face de Ménade. Style encore empreint d’archaïsme.
Les chairs des figures en rouge ; tout le reste en vernis noir brillant.
On classe d’ordinaire les vases de ce type parmi les rhytons; mais c’est tout à fait abusivement, car ils ne participent en rien de la corne à boire. En réalité on doit y reconnaître une variante capricieuse du type du canthare ou du carchésion, c’est-à-dire du vase à boire profond, muni de deux anses verticales sur les côtés.
1 14 — Canthare en double tète.
Haut., o m. 16.
D’un côté, face de Satyre barbu, à oreilles de cheval ; de l’autre, face de Ménade. Style perfectionné.
Terre cuite de sa couleur naturelle. Trace de peinture rose sur les chairs des figures ; les cheveux et la barbe du Satyre en brun. Oves sommairement indiquées en brun autour de l’évasement supérieur.
ii> — Holmos en forme de tète.
Haut., o m. 17
Vernis brun-rouge. La tête est celle d’un Satyre barbu à longues oreilles de cheval. Style de la fin du iv6 siècle av. J. -G.
Voici encore une forme de vase que l’on range à tort d’habitude parmi les rhytons. En réalité, c’est le dérivé d’un type qui se ramène à la donnée fondamentale d’un cornet droit, évasé au sommet et se terminant à la partie inférieure par un fond plat sur lequel il se pose ; de plus, ayant par derrière une anse arrondie. Panofka 1 a donné à ce type le nom à' holmos, et c’est une des désignations du savant prussien qui ont été acceptées par la critique ombrageuse de Letronne2. C’est à tort qu’on a voulu faire une autre application du mot holmos, car les indications des écrivains antiques sur le vase ainsi appelé se rapportent de la manière la plus précise à la forme dont nous parlons. On dit, en effet, que c’est « un vase à boire façonné comme un petit céras3 », et en même temps « de galbe cylindrique 4 ».
1 1 6 — Holmos au pied enveloppé dans un groupe en relief.
Haut., o m. 17.
Le groupe représente un Éthiopien luttant avec un crocodile qai l’a
t. Recherches sur les véritables noms des vases grecs, p. 2 ’5.