‹ Collection Auguste DutuitChapitre 18 sur 75 · Tit. Liv. IX, 40; Juvenal. VI · texte numérisé non relu

Tit. Liv. IX, 40; Juvenal. VI

termine en haut par un large col à embouchure évasée; il est muni d’une anse par derrière.

Décors noirs et rouges relevés de blanc. Style apulien de la décadence.

Les deux grands yeux placés des deux côtés de la proue sont dessinés de manière à rappeler aussi des dauphins.

Sur le col, devant, une tête de femme ; derrière, une tête d’éphèbe.

129 — Lampe en forme de tète comique, d’un type bestial.

Long., o m. 1 15.

Vernis noir.

F. Vases italo-grecs de la décadence

1 30 — Célébé.

Figures rouges sans rehauts de blanc

Haut., o ra. 45.

Héraclès , couvert de la peau de lion, s’avance à droite en jouant de la lyre. Devant lui marche Hermès, vêtu d’une tunique courte et collante, coiffé du pétase, tenant le caducée; il retourne la tête vers le fils d’Alcmène. Un Satyre nu, à longue queue de cheval, les précède en jouant de la double flûte. A gauche, la procession se termine par un homme barbu , ayant une simple chlamyde jetée sur les épaules et portant un scyphos.

Revers. Un guerrier casqué, cuirassé et portant un bouclier argien, ayant pour épisème un cheval, combat deux jeunes gens qui fuient devant lui en retournant la tête. Coiffés de pétases, ils n’ont pour vêtement

qu’une chlamyde jetée sur l’épaule gauche. L’un est armé d’un bâton en forme de massue, l’autre d’un javelot.

Grande-Grèce.

Nombreux repeints modernes.

131 — Cratère.

Figures rouges rehaussées de blanc.

Haut., o m. 36.

Deux Arimaspes en costume asiatique, avec les anaxyrides, la tunique courte à manches et la tiara persico-phrygienne, le tout richement brodé; l’un à pied, l’autre monté sur un griffon, ils poursuivent une Ménade vêtue d’un long chiton et d’une nébride, laquelle tient un tympanon. Un troisième Arimaspe , dans le même costume que les deux autres, se place devant elle pour l’arrêter l.

Revers : Trois éphèbes drapés.

Cumes.

132 — Amphore pélique.

Figures rouges avec nombreux rehauts de peinture blanche.

La toilette des Charités. Deux des déesses, nues, chaussées, parées de bijoux, se tiennent debout des deux côtés d’un lutérion, sur la vasque duquel Eros est debout, les ailes ouvertes, versant l’eau d’une grande hydrie qu’il soutient sur ses épaules. La Grâce de gauche tient un miroir et un alabastron ; une suivante, vêtue d’un chiton et d’un himation, est devant elle et lui présente une scaphé. Une colombe vole vers la Grâce de

1 . Hérodote (IV, 108) parle des orgies dionysiaques que célébraient tous les trois ans les Gélons d'origine grecque , établis bien au-delà des Scythes, tout auprès du pays des Arimaspes et des griffons gardiens de l’or.

droite, au-delà de laquelle est la troisième de ces déesses, assise vers la droite et retournant la tête; le haut du corps entièrement nu, les jambes enveloppées d’une draperie, cette dernière tient une scaphé. Un oiseau palmipède, canard ou oie, est auprès d’elle.

Revers : Femme assise à gauche, 'tenant un alabastron, vêtue d’une tunique finement plissée, les jambes enveloppées de l’himation. Devant elle se tient debout un éplièbe aux cheveux ceints d’une couronne, portant un large tympanon, nu avec une chlamyde suspendue au bras gauche, passant derrière les reins et ayant son extrémité tenue de la main droite. On peut voir ici Aphrodite et Adonis. Derrière la femme, Éros hermaphrodite debout, ailé, les cheveux disposés comme ceux d’une femme, paré de bijoux, tenant un alabastron et une scaphé. En haut, dans le champ, sont suspendues une tænia et des tablettes.

Apulie.

Il serait difficile de voir un plus charmant spécimen de la céramique apulienne des dernières époques.

133 — Candélabre.

Vernis noir à peintures rouges rehaussées de blanc et de jaune

Haut., o m. 35.

Le soubassement est en forme depyxis circulaire, portée sur trois griffes de lion. Autour, enroulements de palmettes en blanc. Sur le haut, buste de femme peint en blanc au milieu du feuillage et des enroulements d’une plante à hélices et à fleurs.

Le fût est carré et présente sur ses deux faces, antérieure et postérieure, en bas-relief de la couleur naturelle de la terre cuite, revêtue seulement d’un vernis translucide, l’image de YEros hermaphrodite nu, debout, aux grandes ailes élevées, tenant un tympanon.

Le dessous du plateau supérieur est décoré d’une couronne d’olivier en rouge.

1 34 — Deux œnochoés a embouchure tréflée, se faisant pendant.

Haut., o m. 41.

Vernis noir. Riche ornementation peinte en blanc, rehaussé de jaune et de violet, décors rouges à la partie postérieure.

Sur le devant de la panse, au milieu des ornements végétaux, un Pégase volant.

Masque de femme en relief, présentant des traces de peinture blanche, à la naissance de l’anse, au-dessus de l’embouchure. Sous l’anse, par derrière, palmettes rouges.

Gnatia. Sur les caractères particuliers de la fabrique de cette ville, située entre Barium et Brindes, voy. Bulletino archeologico Napoletano, t. IV, p. 101.

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