AVANT-PROPOS
Jl siNBRE les calamités et les crimes qui accompagnent une contre révolution complète y ce n'est point faire la critique, c'est, au contraire, faire l'éloge d'un gouvernement qui a eu le bonheur ou la sagesse d'éviter la contre rëvoluiion. Sollicité depuis long-temps de réimprimer mon Essai sur la conîn révolution d* Angleterre en 1660 , j'ai donc cru pouvoir céder sans inconvénient à ce désir que beaucoup de personnes m'ont manifesté. De même que j'ai retranché de la réimpressioD des Réactions politiques, ce qui n'était applicable qu'à une forme particulière de gouvernement , pour ne conserver que ce qui est bon , sous tous les gouvememens , les argumens contre l'arbitraire , la violence , l'injustice , le mépris des lois , ou des I affections de la nature , de même , j'ai retranché de l'ouvrage cp'on va lire ce qui aurait pu indiquer une arrière-pensée, peu conforme à l'établissement et au maintien d'une monarchie constitutionnelle. Je dis franchement ce que je pense, sans y rien ajouter, et sans en retrancher la moindre partie. Sous la république , je ne voulais pas que nous revinssions à la monarchie^ parce que ce retour me paraissait devoir être précédé d'une contre révolution^ la pire espèce de révolution possible, comme l'a dit si bien le célèbre Fox. Aujourd'hui , je désire que nous restions fidèles à la monarchie constitutionnelle, parce que, si cette monarchie est bien constitutionnelle^ nous pouvons y trouver une liberté suffisante , et que c'est là ce qui a toujours été, ce qui sera toujours le but et l'espoir de tous mes travaux.