H U I T I É M E : EMPEREUR
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Un c femme d'un grand courage , nomme Agiltrude , mère de ce prétendu Empereur Qui de Spoktte » laquelle avait en wdn; armé Rome .contre. Arnould,; fejdéfend encor contre lui. Annales de C Empire* L
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Arnouîd t'altiege dans là ville de Fermo. Les auteurs prétendent que cette héroïne lui envoya un breuvage empouonné , pour adoucir fon efprit, & difcnt que l'empereur fut affez in.bécille pour le prendre. Ce qui eft inconteftable, c'eft qu'il kvti le jiege:, qu'il était malade , qu'il repana dans les Alpes avec une armée délabrée , qu'il laiflâ l'Italie dans une plus rgrande confiai on que jamais , & qu'il retourna dans la Oer- .manie où il avait perdu toute Ton autorité pendant lbn abfence.
La Germanie eft alors dans la même anarchie que la France. «Les ieigneurs s'étaient cantonnés dans la Lorraine , dans l'Alface, dans le pays appelle aujourd'hui la Saxe , dans la Bavière , dans ia- Franconie. Les évêques & les abbés s'emparent des droits régaliens : ils ont des avoués , c'eftrà-dire, des capitaines qui leur prêtent ferment , auxquels ils donnent des terres , & oui tantôt combattent pour eux , & tantôt les pillent. Ces avoues étaient adparavant les avocats des -monaltères ; & les couvents étant devenus des principautés, les avoués devinrent des feigneurs.
Lés évêques & les abbés d'Italie ne furent jamais fur le même pied : premièrement , parce que les feigneurs Italiens étaient plus habiles r les villes- plus pàtuantes ©c plus riches que les bourgades* de Germanie ci: de France ; & enfin parce que Téghfe de Rome , quoique très mal conduite , ne foufirait pas que les, autres égufes d'Italie rusent puiffimtei.
La chevalerie. & l'elprit de cnevalerie s'étendent dans tout l'Occident. On ne décide prefque plus de procès que par des champions. Les prêtres béniflent leurs armes , & on leur fait toujours- jurer avant lé combat què leurs arrhes ne font point enchantées, & qu'us n.'ont point } fak de nafte avec le diable.
Arnould , emperéur 'fans pouvoir , meurt en Bavière en 899. Des auteurSi le/ tùnt ritotirir de poifort , idTautrôs d'une maladie
EédicuHre ; ma s la maladie pediculaire eft une chimère : & : poifon en eil fouvent une autre.
La confufion augmente. Bércnger^règne en Lombardie , mais au milieu des fa&wns. Ce fils de Bozon , roi d'Arles par les
.intrigues de & mère , eft par les mêmes intrigues reconnu empereur à Rome. Les femmes alors djfpo&ient de tout , elles faifaient des empereurs & des papes , mais qui n'en avaient que le nom.
Louis IV eft reconnu roi de Germante. Il y joint la Lorraine après la mort de Zventilbold fon frère , & n'en eft guère plus puiflanr, , /„ s
Depuis 901 jufqu'à 907.
Les Huns & les Hongrois réunis viennent ravager la Bavière , la Suabe & la Franconie , où il femblait qu'il n'y eût plus rien à prendre.
Un Moimir, qui s'était fait duc de Moravie & chrétien , va à Rome demander des évêques.
• Un marquis de Tofcane , Adelbert f célèbre par ùl femme Théodora , eft defpotique dans Rome. Bérenger s'affermit dans la Lombardie , fait alliance avec les Huns afin d'empêcher le nouvean roi Germain de venir en Italie , fait la guerre au pré" tendu empereur d'Arles , le prend prifonnier & lui fait crever les yeux ; entre dans Rome & force le pape Jean IX à le couronner empereur. Le pape après l'avoir tacré , s'enfuit à Ravenne , & facre un autre empereur nommé Lambert , 61s du duc de Spolette , errant 8ç pauvre , qui prend le titre à!invu> CibU 6( toujours augujlc.
Cependant Louis EVr roi de Germanie, s'intitule aufli em* pereur ; plufieurs auteurs lui donnent ce titre t mais Sigebert dit qu'à çaufe des maux, qui de fon tems défolèrent rlralie . il ne mérita pas la bénédiction impériale : la véritable raifon eft cru'il ne fut pas allez puùTant pour iê faire reconnaître empereur» Il n'eut aucune part aux troubles qui agitèrent l'Italie de fon temsr