M A X 1 M I L I E N IL
La plupart des catholiques en Bavière, en Aurriche, en Hongrie , en Bohême , en acceptant le concile de Trente , voulaient feulement qu'on leur permît de communier avec du pain & du vin. Les prêtres à qui l'ulage avait permis de fe marier avant la clôture du concile de Trente , demandaient à garder leurs femmes. Maximilien II demande au pape ces deux points; Pie IV à qui le concile avait abandonne la décifion du calice, le permet aux laïques Allemands , & rerufc les femmes aux prêtres ; mais enfuite on a ôté le calice aux féculiers.
On fait une trêve avec les Turcs qni reftent toujours maîtres de Bude : & le prince de Tranfilvanie demeure fous leur protection.
Soliman envoie le bâcha Muftapha affiéger Malte. Rien n'eft plus connu que ce fiege où la fortune de Soliman échoua.
Malgré laffaiblifleraent du pouvoir impérial depuis le traité de PaÎTau , l'autorité légillative réfidait toujours dans l'empe- Teur, & cette autorité était en vigueur, quand il n'avait pas à faire à des princes trop puhTants.
Maximilien II déploie cette autorité contre le duc de Meckelbourg Jean Albert , & fon frère Ulric. Ils prétendaient tous deux les mêmes droits fur la ville de Roftock. Les habitants prouvaient qu'ils étaient exempts de fes droits. Les deux frères fe fanaient la guerre entr'eux y & s'accordaient feulement à dépouiller les citoyens.
L'empereur a le crédit de terminer cette petite guerre civile par une commiflion impériale qui achevé de ruiner la ville.
La flotte de Soliman prend la ville de Chio fur les Vénitiens. Maximilien en prend occalion de demander dans la diète d'Augsbourg plus de lecours qu'on en avait accordé à- Charles-Quint , lorfque Soliman était devant Vienne. La diète ordonne une levée de foldats , & accorde des mois romains, pour trois ans , ce qu'on n'avait point fait encor.
Soliman qui touchait à, là fin > n'en laifait pas moins la guerre^