HC1 + K0,H0 = KC1 + H
seulement ici 11202 reste unis à CaH2.
Cette dernière action est instantanée, tandis que la première ne l'est pas ; le temps intervient et jl est nécessaire de prolonger l'action.
Voici l'expérience réalisée. On a mis dans un ballon scellé du formène monochloré et une dissolution de potasse et on a chauffé au bain-marie. Lorsqu'on ouvre ces ballons sur le mercure, il les emplit entièrement. La dissolution neutralisée traitée par l'azotate d'argent donne un précipité immédiat de chlorure d'argent, ce qui indique la présence du chlorure de potassium. Pour isoler l'alcool, on distille la liqueur ; on prend seulement les premières portions qui ont distillé et on les traite par le carbonate de potasse, qui se dissout dans l'eau, tandis que l'alcool se sépare à la partie supérieure. En prenant un certain nombre de ces ballons, on peut obtenir une quantité d'alcool méthylique suffisante pour l'étudier en détail.
Expliquons maintenant pourquoi nous avons pris pour point de départ de la synthèse de l'alcool méthylique un composé chloré : cela tient aux énergies mises en jeu lorsque le chlore se combine aux métaux.
D'abord, pour obtenir C2 H2 [II Cl] on a pris le chlore et non pas l'acide chlorhydrique. Voyons ce que donnerait ce dernier corps, agissant sur le formène, c'est-à-dire en supposant la réaction
C2 H4 + 11 Cl = C2H2 [H Cl] + II2
cette réaction absorberait donc 12e. En effet, on ne peut la réaliser directement avec l'acide chlorhydrique. Pour obtenir le formène monochloré, il est nécessaire d'employer le chlore libre, parce que c'est l'énergie mise en liberté dans sa combinaison avec l'hydrogène qui rend la réaction possible. Cette énergie est mesurée par les 22 calories qui se dégagent quand elle s'accomplit ; elle est donc suffisante poi:r fournir les 12e nécessaires, et, de plus, la réaction comprend un dégagement de chaleur égal à -|- 10e.
Voyons également ce qui se serait passé si l'on avait voulu substituer immédiatement l'eau à l'hydrogène dans le formène.