L. Pastedr
De l'Institut.
GEOLOGIE
ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L' AVANCEMENT DES SCIBNCBS SESSION DE GRENOBLE (1885j.
Section de géologie.
Dans la première séance, Iasection de géologie, présidée par M. Lory, membre correspondant de l'Académie des sciences, a complété son bureau, en nommant président d'honneur M. de Loriol, vice-présidents MM. Cotteau et Pomel, secrétaire M. Bourgery.
MM. Pomel et Pocyanne ont été chargés par le ministre de l'instruction publique de diriger L'exécution d'une carte géologique de l'Algérie à grande et petite échelle. Cet important travail est commencé, et M. Pomel présente a la section la carte géologique du massif d'Alger au 1, 20 000, dressée par M. Delage, professeur de minéralogie à l'École des mines d'Alger. M. Pomel indique les divers terrains reproduits sur cette carte : le terrain cristallophyllien, gneiss, schistes micacés et cipolins; de petits lambeaux de grès à elypeaster du miocène inférieur; des marnes à globigérines, de l'horizon du terrain sahélien; des molasses pliocènes commençant par les assises à Terebratula ampulla et des alternances de conglomérats, grès et argiles marneuses, formant un deuxième étage très distinct : des dépôts quater-
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naires, plages marines soulevées à Strombus mediterraneus, dunes anciennes changées en grès, éboulis en pente et limons rouges à Elephas a frira nus, avec quelques espèces de mammifères disparus.
M. Pomel, dans une seconde communication, nous a entretenus du résultat des nouvelles fouilles entreprises dans le gisement deTernefine (Palikao), aux environs de Mascara. Ces fouilles ont amené la découverte de faits importants. Deux espèces d'éléphants ont été rencontrées, VEluplias atlanlicu représenté par une série entière de dents, et un autre éléphant de petite taille, beaucoup plus rare, voisin de VElephas melitensis, et connu par une seule dent bien caractérisée. M. Pomel signale un rhinocéros distinct des espèces quaternaires de l'Europe et qui portera le nom de maurilanicus; un hippopotame de très grande taille, probablement rili/ipopolamus major ; un chameau, Camelus Thomasi,de la taille du dromadaire dont il diffère par la forme du palais et du jugal ; un cheval un peu plus grand que le zèbre dont les dents sont très rares et les canons beaucoup plus abondants; des antilopes et un bœuf indéterminé; un porc connu par un seul os (cubitus). L'absence de tout chien domestique et même de tout os rongé par les carnassiers est à remarquer. Cette station n'est pas seulement d'un haut intérêt au point de vue de la faune dont elle a présenté les débris, elle est encore très curieuse sous le rapport préhistorique : des haches calcaires ou formées d'un grès grossier, des esquilles et des nucleus de silex indiquent que l'homme de ce temps était malhabile à tailler des instruments tranchants. Associées à ces haches, on a recueilli une quantité de cavités cotyloïdes des bassins d'éléphants, destinées sans doute à servir d'ustensiles. C'est là un fait qui n'avait encore été constaté nulle part. L'homme de cette station employait également, comme armes ou comme outils, les canines et les incisives de l'hippopotame, car elles y sont exceptionnellement abondantes. Des pierres de foyer et des poteries grossières proviennent de ces mêmes fouilles et ont cela de remarquable qu'elles se rencontrent à la base du gisement, sur la surface même du terrain quaternaire.
M. Collot, professeur à la Faculté des sciences de Dijon, a l'ait connaître la diversité des sédiments de la faune miocène marine des Bouches-du-Rhône. Le rivage occidental de la mer miocène était formé par des plages, sur lesquelles se déposaient des sables coquilliers. Les mollusques de la terre voisine, hélix, cycostomes, glandines, se sont conservés en grand nombre dans un grès qu'on désigne sous le nom de grès à hélices. Au-dessous de ces plages, s'accumulaient des sables et graviers siliceux. Vers Luynes, au contraire, se montrent des galets très plats qui rappellent les cordons littoraux. Dans les vallées sous-marines, les sables vaseux s'accumulaient en masses épaisses et renfermaient, comme à Lambese, de grands peignes. Sur les petits plateaux submergés qui séparaient ces vallées, les eaux étaient limpides, agitées, et la vie qui s'y développait était toute différente; ainsi de nombreux gastéropodes dont quelques-uns de grande taille,
Pyrida cornuta, de rares lamellibranches vivaient sur le plateau d'Auron, aux environs de- Rognes. Des altrues calcaires plus ou moins mêlées avec les débris de gastéropodes et d'échinides ont formé un calcaire grossier blanc, dans lequel ne se retrouve aucun débris ditritique vaseux ou sableux.
iNous devons encore à M. Collot de très utiles détails sur le terrain crétacé marin qu'il a suivi, dans ses divers enveloppements, depuis les Martigues jusqu'à Brignoles. Sa base est formée par des calcaires blancs avec lits de marnes verdâtres à Nalica Levialhan, tandis qu'au nord d'Aix ce soni des calcaires marneux à céphalopodes de Berrias. Le néncomien proprement dit appartient uniformément au faciès calcaréo-marneux des mers profondes. L'urgonien renferme à la base des bancs de dolomie. L'aptien se subdivise en trois assises parfaitement caractérisées, et c'est à tort que l'assise glauconieuse supérieure à trigonies avait été considérée par Coquand et Reynès comme faisant partie de l'aptien inférieur. Le gault est représenté par des calcaires gris siliceux, avec rares Inoceramus concentrions. Les étages crétacés jusqu'au turonien à Radioliles cornupastoris sont en retrait les' uns sur les autres et se concentrent graduellement vers le littoral actuel, tandis que les calcaires à hippurites, débordant au nord la craie moyenne et à l'est le néocomien luimême, s'étendent au loin sur le terrain jurassique supérieur. Il est probable que ce mouvement d'extension s'est continué insensiblement pendant la formation des couches lacustres.
M. Quesnault poursuit ses observations sur les oscillations du sol et les mouvements de la mer. Déjà, au congrès de Blois, l'auteur nous avait communiqué, sur ces doubles phénomènes, une série de faits que la section avait accueillis avec faveur. Suivant M. Quesnault, les changements que le sol éprouve sont dus à des causes bien diverses : les unes, brusques et passagères, se rattachent aux phénomènes volcaniques; les autres peuvent être attribuées à des influent ces sublunaires et atmosphériques. Quant à ces mouvements plus généraux qui se manifestent lentement et régulièrement, soit de haut en bas, soit de bas en haut, sur de vastes étendues, on ne pourrait, dit M. Quesnault, les expliquer que par une révolution astronomique à longue durée qui modifie le centre de gravité de notre planète et le mouvement des eaux qui la recouvrent. La solution est encore loin d'être trouvée ; mais ce n'est qu'en multipliant les observations, en constatant des faits et en les contrôlant les uns par les autres, qu'on pourra jeter quelque lumière sur ces questions délicates.
Au mémoire de M. Quesnault se trouve joint un traval de M. Issel, professeur à l'Université de Gênes, traduit de l'italien. Cette notice, dont il a été donné lecture à la section, renferme de précieux documents sur les modifications, lentes ou rapides, qu'a éprouvées, depuis de longues années, le sol de l'Italie. Quelques-uns des faits rappelés par .M. Issel, dus à des mouvements lents et séculaires (bradis-
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sitni), sont très dignes d'attention. C'est ainsi que l'estuaire vénitien et Flstrie ont subi depuis les temps historiques une dépression sensible qui atteint à Venise la mesure de 3 à k centimètres par siècle. Ce même mouvement se manifeste avec une entière évidence sur les côtes de la Dalmatie, de l'Albanie, de la Grèce, et s'étend vraisemblablement à travers la Méditerranée jusqu'à la Barbarie et l'Egypte. Malte est ou plutôt a été dans la voie de dépression. En Sicile, au contraire, mais avec moins d'évidence, M. Issel signale un mouvement de soulèvement qui, depuis ZiOO ans av. Jésus- Christ, peut être évalué de h à 0 mètres. Un pareil mouvement paraît avoir lieu dans le littoral calabrais faisant face à la Sicile; mais ce fait de soulèvement étant commun à presque tout le. bassin de la Méditerranée, on est porté à croire qu'il dépend d'un changement de niveau de la mer et se rattache à un phénomène astronomique: M. Issel fait remarquer que, sur les côtes de la Péninsule italienne, bien qu'on reconnaisse sur certains points des signes manifestes d'une dépression récente, les anciens sédiments émergés, les perforations des mollusques lithophages ou les sillons d'érosion produits par les flots, perforations ou sillons plus ou moins élevés au-dessus du niveau actuel de la mer, donnent la preuve d'un soulèvement antérieur (quaternaire) qui, dans la Ligurie, atteint une vingtaine de mètivs.
L'étude des oscillations lentes du sol, ajoute M. issel, en expliquant la puissance des formations de sédiment et l'alternance des dépôts marins et d'eau douce, peut conduire à la connaissance de l'origine des continents et de leurs révolutions. C'est une des branches les plus vastes et les plus attrayantes de la géologie et de la physique naturelle.
M. Peron nous a donné une étude sur les étages de la craie aux environs de Troyes. Leymerie, qui a publié autrefois un mémoire spécial sur le terrain crétacé de l'Aube, a réuni dans un même étage toute cette puissante formation de craie, qui occupe la plus grande partie de ce département et se fait remarquer au premier abord par l'uniformité presque complète de ses caractères. Si la formation crayeuse du nord-ouest du bassin parisien commence à être bien connue, s'il en est de même de la craie des Ardennes, de la Marne, de l'Yonne, parfaitement décrites dans les belles monographies de MM. Hébert, Iiarrois, Lambert, etc., le département de l'Aube formait, dans la connaissance du terrain de craie du pourtour du bassin parisien, une sorte de lacune que M. Peron, grâce à des recherches multipliées, vient de faire disparaître. Notre collègue a su retrouver dans la craie de l'Aube les différentes subdivisions que M. Hébert a établies d'une manière si heureuse dans le terrain crétacé du bassin parisien, d'après les modifications de la faune. Dans cette notice sur la craie de l'Aube, M. Peron mentionne quelques espèces d'Échinides que M. Gauthier a examinées avec soin, qu'il a considérées comme nouvelles et dont il donne une description détaillée : Micrasler Sanclœ Maurœ, M. beonensis et Epiaster Renuti.
M. Lefort a fait présenter à la section la suite de ses
études sur la géologie du Nivernais. Ce nouveau chapitre, intitulé : Description dit massif porphyrique de Saint- Saulge, est accompagné d'une carte représentant les failles de la partie occidentale du Nivernais. Le travail de M. Lefort, comme celui qui a été publié l'année dernière, est le résultat de nombreuses recherches; mais il est difficile d'en saisir l'importance, sans en faire l'application sur les lieux mêmes. M. Lory et plusieurs autres membres de la section regrettent l'absence complète de coupes, indispensables lorsqu'il s'agit de faire comprendre des questions stratigraphiques aussi délicates et aussi compliquées que celles qui font l'objet des recherches persévérantes de M. Lefort.
M. Cotteau expose quelques considérations générales sur l'ensemble des Échinides jurassiques de la France, dont il vient d'achever la description dans la Paléonlolotjie française. Cinq cent vingt- cinq espèces sont réparties dans les divers étages, et presque toutes caractérisent les couches dans lesquelles on les rencontre. Quelques espèces cependant passent d'un étage dans l'autre, mais ces passages n'ont pas l'importance qu'on pourrait leur donner tout d'abord et n'ont lieu le plus souvent qu'entre des étages immédiatement en contact. Les Échinides jurassiques de la France appartiennent à cinquante genres. 11 est intéressant de suivre à travers les étages les évolutions de ces divers genres, de constater le point où ils prennent naissance, celui où ils atteignent le maximum de leur développement, celui où ils disparaissent. Cette distribution des genres est d'autant plus intéressante à étudier que si, avant l'époque jurassique, dans le terrain triasique, d'assez nombreuses espèces d'Échinides ont été signalées, les genres sont cependant très peu variés, et c'est en quelque sorte de l'époque jurassique que date le véritable épanouissement des Échinides.
En France, les couches jurassiques sont très étendues, très riches en fossiles. Dans ces mers tranquilles, peu profondes, parsemées d'îles nombreuses, autour des massifs madréporiques si puissants aux époques batlionienne et surtout corallienne, les Échinides rencontraient des conditions éminemment favorables et se sont multipliés avec profusion sous les formes les plus variées. Sur les cinquante genres constatés dans le terrain jurassique, vingt-cinq paraissent spéciaux à cette formation; les vingt-cinq autres se retrouvent dans le terrain crétacé, presque tous s'éteignent avec les dernières couches de cette formation. Quatre seulement pénétrent dans le terrain tertiaire, et les cinquante genres jurassiques ne sont plus représentés, dans les mers actuelles, que par les Cidaris et les Slomeckinus.
Déjà, à plusieurs reprises, M. de Loriol nous a entretenu de l'important travail qu'il publie, dans la Paléontologie française, sur les Crinoïdes fossiles de la France.
Aujourd'hui, notre collègue nous annonce que ce travail est terminé et nous en donne le résumé. Le nombre des espèces décrites et figurées est de deux cent neuf, parmi lesquelles quatre vingt-neuf sont nouvelles pour la science.
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L'ouvrage de M. de Loriol s'achève à peu près en même temps que celui de M. Cotteau sur les Échinides du même terrain, et l'auteur, comparant les résultats que ses études lui ont fournis avec ceux que M. Cotteau a obtenus, nous montre que, dans les mêmes régions, les Crinoïdes n'ont pas subi les mêmes phases de développement que les Échinides. Dans le lias, le nombre des Crinoïdes est relativement plus élevé; par contre, dans l'étage bajocien où les genres et les espèces d'Échinides se multiplient avec tant de profusion, les Crinoïdes sont peu abondants, et c'est dans l'étage oxfordien qu'ils atteignent leur maximum en espèces et en individus. Après l'étage séquanien, ils diminuent subitement, et l'étage portlandien n'en compte plus qu'une espèce. M. de Loriol insiste sur l'extension que présentent les genres Millericrinus et Penlacrinus : le premier renferme soixantequatre espèces, et le second quarante-trois. La valeur des caractères offerts par les tiges de Penlacrinus, pour la distinction des genres et des espèces, est plus grande qu'on ne l'avait cru d'abord. L'étude des espèces vivantes, comme celle des espèces fossiles, en fournit la preuve à M. de Loriol.
M. Rivière a envoyé deux notices : la première concerne le gisement quaternaire de Perreux, commune de Nogentsur-Marne (Seine). Dans des sablières, au nombre de trois, ouvertes à peu de distance de la Marne, des ossements quaternaires et des silex taillés ont été rencontrés, à une profondeur variant entre 5 et 8 mètres, dans une couche formée de sables, de graviers et de cailloux souvent fortement agglutinés, M. Rivière indique YElcphas primigenius, le Rhinocéros lichorinus, des débris de cheval, de cerf et probablement de bœuf, puis associés à ces débris, de nombreux instruments de l'industrie en silex, ayant la forme de grattoirs, de couteaux et de haches du type de Saint-Acheul. L'une de ces haches ne mesure pas moins de 15 centimètres de longueur. M. Stanislas Meunier a reconnu que ces silex appartenaient à l'horizon des travertins de Champigny-sur- Seine, localité peu éloignée de Perreux. C'est un nouveau et très important gisement à ajouter à ceux déjà signalés aux environs de Paris, et démontrant une fois de plus la contemporanéité de l'homme et des grands animaux quaternaires.
Le second travail de M. Rivière est relatif à la faune des invertébrés des grottes de Menton. M. Rivière, les années précédentes, nous a entretenu des animaux vertébrés recueillis dans ces cavernes. Cette fois, il nous présente le catalogue des coquilles, fait avec le concours du docteur Fischer; ce catalogue ne comprend pas moins de cent soixante-quatorze espèces fossiles et vivantes, et ne contient cependant que les pièces apportées par l'homme, soit pour sa nourriture, soit pour sa parure, soit peut-être comme monnaie d'échange. On compte vingt espèces fossiles. Les coquilles vivantes marines, de beaucoup les plus nombreuses, sont au nombre de cent vingt-six, et les coquilles terrestres au nombre de vingt-huit. Parmi les coquilles marines, quelques-unes, telles que Fusus rudis, Lillorina rudis, sont au-
jourd'hui très rares; d'autres n'existent pas dans la Méditerranée et sont propres à l'océan Atlantique. L'une d'elles, appartenant au genre Pallia, est tout à fait nouvelle et M. Fischer se propose d'en donner la description et les figures.
M. Malaise, de Belgique, nous a résumé ses observations sur les terrains cambrien et silurien de la Belgique; il nous a donné quelques détails sur la faune primordiale du cambrien de l'Ardenne et sur l'ancien massif ardoisier du Brabant.
M. l'abbé Berold nous a fait connaître les différents dépôts qui ont rempli successivement la grotte de Balme et peuvent se rapporter aux terrains tertiaire et quaternaire. Ces dépôts appartiennent, suivant lui, à douze assises distinctes, depuis les sables éocènes ocracés jusqu'au terrain quaternaire et récent. L'abbé Beroud signale, dans ces différentes couches, une dent d'Elephas meridionalis , des ossements tfElephas primigenius, de Rhinocéros lichorinus, d'ours et d'hyène.
Dans la dernière séance, M. Fuchs, ingénieur en chef des mines, a fait à la section deux communications très appréciées : l'une concerne la géologie et les gîtes de cuivre du Boleo (basse Californie). M. Fuchs décrit, au point de vue géologique, cette contrée qu'il a récemment explorée. La presqu'île de la basse Californie est le prolongement de la chaîne côtière de la Californie. Son arête centrale est compwi'e de roches éruptives contre lesquelles s'appuient des te rains séiJinuntaires d'âge récent, formés par des tufs, d'abord feldspathiques, argileux, puis marneux, fossilifères, disposés en couches régulières et légèrement relevés vers l'axe de la presqu'île. Quelques pitons de roches traehytiques émergent au milieu de ce plateau. C'est dans les tufs que se trouvent des gîtes cuivreux d'une grande importance. M. Fuchs décrit l'aspect sous lequel se présente le minerai, et donne sur sa richesse, sur sa composition et sur le mode d'exploitation, des renseignements du plus haut intérêt.
La seconde communication de M. Fuchs a pour objet les graviers aurifères de la sierra Nevada. Les graviers aurifères de la Californie sont des alluvions pliocènes et occupent le fond des vallées anciennes établies dans le massif schistogranitique de la sierra Nevada, à une altitude et avec une orographie complètement différente de celles des vallées actuelles. Les anciennes vallées ont été fréquemment suivies par des coulées de laves qui masquent les alluvions et ont reçu le nom de Deep leads. Les alluvions forment deux couches superposées, l'une et l'autre aurifères; mais la couche inférieure, Mue gravel, dépourvue de toute stratification fluviatile, est de beaucoup la plus riche. De plus, la couche schisteuse qui forme le substratum du gravier bleu est elle-même imprégnée de paillettes d'or, sur une épaisseur de plusieurs millimètres. Cette circonstance, jointe au fait de la coloration bleue du gravier, exclut, suivant