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CONFÉRENCES

Les conférences annuelles commenceront le lundi 0 novembre. Les étudiants n'y sont admis qu'après s'être inscrits au secrétariat de la Faculté et sur la présentation de leur carte d'entrée.

Sciences mathématiques.

M. Raffy fera des conférences sur le Calcul différentiel et le calcul intégral, les mercredis et samedis, à trois heures ; fi' mercredi, dans la salle des conférences; le samedi, dans l'amphithéâtre de mathématiques.

M. P. Puiseux fera des conférences sur la Mécanique ci ['Astronomie, les lundis et vendredis, à trois heures, dans la salle des conférences.

Sciences physiques.

M. Mouton fera des conférences de Physique, les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, à neuf heures, dans le laboratoire d'enseignement de physique.

M. X... donnera des développements sur diverses questions de Physique, traitées au cours ou indiquées par M. le professeur Jamin; ces conférences auront lieu les lundis et jeudis, à quatre heures, dans l'amphithéâtre d'histoire naturelle.

M. Joly fera des leçons de Chimie analytique, les lundis, a une heure, dans l'amphithéâtre de physique, et des conférences sur des sujets indiqués par MM. les professeurs Troost et Debray, les samedis, à dix heures et demie, dans la salle des conférences.

M. Salet fera, les mardis et samedis, dans la salle des conférences, à trois heures et demie, des conférences sur différents points de Chimie.

M. Riban, directeur adjoint du laboratoire de chimie : les travaux ont lieu tous les jours, de neuf heures à midi et d'une heure à cinq heures, au laboratoire de la rue Michelet, n" 3. — Les manipulations pour la licence, les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, à neuf heures.

M. Jannettaz fera des conférences sur la Minéralogie, les mardis et samedis, à huit heures et demie, dans le laboratoire de minéralogie.

Ni iences naturelles.

M. Chatin fera, les lundis et jeudis, à dix heures, dans l'amphithéâtre d'histoire naturelle, des conférences sur diverses parties de l'Etude anatomique et physiologique des animaux.

M. Pruvot fera, les jeudis (salle des conférences), à trois heures, et les samedis, à dix heures, au laboratoire de zoologie, des conférences sur les sujets indiqués par M. le professeur de Lacaze-Duthiers.

M. Vesque fera, dans la salle des conférences, les lundis et jeudis, à midi, des conférences ou surveillera dps exercices pratiques, sous la direction de M. le professeur Ducliartre. Les élèves seront exercés particulièrement à l'emploi du microscope et aux préparations.

M. Velain fera, dans la salle des conférences, les lundis et jeudis, à neuf heures, des conférences sur les diverses parties de la Gi ologie. Les élèves seront exercés, à la détermination des roches et des principaux fossiles caractéristiques des terrains, les mardis, mercredis, vendredis et samedis, de neuf heures à onze heures et demie.

— Marine et électricité. — La lumière électrique fait de rapides progrès à bord des navires de guerre en Angleterre. C'est ainsi que, d'après l'Électricien, les lords de l'Amirauté viennent d'ordonner l'éclairage électrique des navires cuirassés suivants : le navire tourelle à hélices jumelles Eilinburgh, 9150 tonnes, 7520 chevaux: les navires barbettes Warspile et Impérieuse, de chacun 7390 tonneaux et 8000 chevaux, et les navires barbettes Hoilney et Collingwood, respectivement de 9700 et 9150 tonneaux et 9500 et 9570 chevauxvapeur.

Chacun de ces navires recevra des installations complètes d'éclairage à incandescence et, de plus, sera pourvu de foyers de projection pour les usages de la guerre. Dans chacun d'eux, le courant sera produit par trois machines dynamos, conduite schacune directement par une machine .de 35 chevaux indiqués à une vitesse de 400 tours par minute.

Des foyers de projection sont également installés à bord de la nouvelle corvette Pylades, de li canons, 1420 tonnes et 1000 chevauxvapeur, qui est actuellement en armement dans le port de Sheemess.

Il en est de même dans la marine destinée au transport des passagers, dont tous les nouveaux navires reçoivent l'éclairage électrique.

— Pile au magnésium m docteur I). Tommasi. — Nous avons signalé, au fur et à mesure de finir exécution, les nombreuses tentatives faites pour transformer en électricité l'énergie des réactions chimiques. Les métaux alcalins et alcalino-terreux, notamment, ont été très étudiés; aussi nous paratt-il juste de rappeler a ce sujet les recherches du docteur D. Tommasi. Bien que la date en soit fort éloignée, puisqu'elles remontent déjà à vingt ans, M. I). Tommasi avait dès cette époque remarqué fi'< avantages que présente l'emploi de ces métaux sôus le rapport de la force éleclromotrice. Il avait donc songé à se servir du magnésium et avait réussi à former une pile assez puissante.

L'élément se composait d'électrodes en magnésium et en charbon; le liquide était une solution saturée de sulfate mercurique dans du chlorure de sodium.

Dans ces conditions, on obtenait une force électromotrice de l"".7 environ. Malheureusement le prix fort élevé du magnésium était un obstacle considérable qui obligea l'inventeur à abandonner ses recherches. La pile n'en existe pas moins cependant et nous croyons utile de la signaler à nos lecteurs, surtout en ce moment où le ma-

BIBLIOGRAPHIE

gnésium commence à se fabriquer assez économiquement et où cette combinaison a de plus grandes chances de succès.

(Ilutletin des téléphones.)

La COMPOSITION DE LA CIRCULATION MONÉTAIRE DE LA FRANCE. —

La ]iart de l'or dans la circulation s'était Doublement réduite de 1868 à 1878, et ce môme mouvement s'est continué depuis (09,33 pour iOO en [>85 contre 73,55 en 1878 et 97,71 en 1868).

L'argent présente naturellement des variations inverses. En 1808, l'usage de la pièce d'argent do 5 francs était presque abandonné, et c'est seulement après la guerre que l'argent a repris dans la circulation un rôle de plus en plus considérable. En 18K0, les trésorierspayeurs généraux ont môme dû verser à la Banque l'or provenant de leurs recettes et ne plus faire leurs payements qu'en argent ou en billets. Ces instructions ont été retirées en 1881, mais l'effet s'en fait encore sentir, surtout dans les départements de l'est, du sud-est et du sud.

Quant aux pièces étrangères, celles d'or comme celles d'argent, la proportion en a diminué depuis 1878 de près de la moitié. Ce résultat peut tenir aux triages entrepris par la Banque de France, qui retient les monnaies d'argent étrangères, notamment les pièces italiennes, entrées dans ses caisses, et qui remet de préférence, dans la circulation, les pièces françaises.

L'or austro-hongrois est le seul or étranger dont la part proportionnelle, dans notre circulation, ne se soit pas réduite depuis sept ans. (L'Économiste fronçais.)

INVENTIONS NOUVELLES

Les paratonnerres des poteaux télégraphiques. — A la suite de plusieurs accidents survenus à des poteaux télégraphiques, plusieurs ingénieurs ont eu l'idée de protéger ces poteaux à l'aide du dispositif très simple que nous allons décrire.

Le paratonnerre se compose de deux morceaux de fil de fer télégraphique qui descendent le long et de chaque côté du poteau ; ils sont fixés à des crochets enfoncés dans le bois et réunis au-dessus du poteau. Enfin ils sont reliés aux isolateurs par des bouts de fil galvanisé et communiquent avec le sol à leur partie inférieure.

— Un gouvernail électrique. — M. Washburn a inventé l'appareil suivant :

Une aiguille aimantée, fixée sur une tige verticale, oscille entre deux contacts. Si le navire dévie de sa direction, l'aiguille touche l'un des deux contacts et ferme un circuit actionnaot l'une des soupapes d'admission d'un petit cylindre à vapeur. Celui-ci agit à son tour sur la soupape d'un cylindre dont le grand piston commande le gouvernail. La plus légère déviation fait donc mouvoir la barre et ramène le navire dans sa direction. Des commutateurs placés en différents points du navire permettent de manoeuvrer le gouvernail indépendamment de la boussole. En outre, une sonnerie électrique avertit le capitaine, dans sa cabine, du changement de direction du navire.

— La transmission de l'écriture a distance. — Un inventeur américain a imaginé une nouvelle manière de transmettre l'écriture au moyen d'un fil télégraphique.

On écrit sur une bande découpée dans une feuille d'étain avec une encre acidulée quelconque qui l'attaque. Cette feuille bien séchée est appliquée sur un tambour. Une aiguille électrique passe rapidement sur ce tambour tandis qu'une autre aiguille identique reproduit l'écriture à l'autre bout de la ligne.

Les épreuves ont parfaitement réussi sur une ligne de 200 kilomètres, en Amérique, mais il ne semble présenter aucune supériorité sur les anciens systèmes. (La Lumière électrique.)

— Le cuivre coiîalté. — On doit à M. Guillemin, ingénieur fondeur, à Paris, de nouveaux alliages formés de cuivre et de cobalt. Ces produits seront précieux dans la construction des machines : ils remplaceront avantageusement le cuivre rouge, sont plus tenaces, plus ductiles et plus malléables, et se prêtent bien au forgeago et au laminage. On les obtient en fondant au creuset du cuivre et du cobalt métalliques sous un flux d'acide borique et de charbon de bois.

Quand le prix de revient sera moins élevé, les applications du cuivre cobalté deviendront de plus en plus nombreuses ; il remplacera le cuivre et le métal homogène avec un poids moindre et une résistance beaucoup plus considérable.

— Tondeuse a vapelr. — L'Australie exporte de la laine en quantité considérable. Pour tondre les moutons, on a imaginé une petite tondeuse à vapeur portative, très expéditive, et qui respecte la peau de l'animal.

Cet instrument a la forme d'une sorte de truelle dont la lame est un peigne en laiton, que l'on enrage dans la toison contre la peau. Les couteaux sont portés par une petite roue, montée à plat sur le peigne, et. actionnée par le pignon d'une petite machine rotative de 76 millimètres de diamètre. La toison est donc enlevée régulièrement.

Comme il faut à la fois que la tondeuse puisse être aisément promenée sur le corps de l'animal et que la vapeur d'échappement soit évacuée à distance, l'instrument est relié à la chaudière par un tuyau élastique qui sert en même temps à l'alimentation et à la décharge. Ce tuyau se compose de deux tubes concentriques en caoutchouc : la vapeur, fournie par un petit générateur portatif, arrive par le tube central et sort par l'espace annulaire compris entre les deux tubes.

(Moniteur indusli tel,

— Nouvel bmploi de l'eucalyptus. — L'Eucalyptus globulus (et quelques autres espèces du même genre), d'une croissance très rapide, assainit les terrains marécageux, détruit les miasmes délétères, offre une ressource précieuse en thérapeutique, fournit un bois inattaquable aux insectes, dur, solide et facile à travailler. Un ingénieur anglais, M. Downe, vient de lui trouver un nouvel emploi ; il découpe son bois en fines lamelles et les jette dans l'eau, où il forme une décoction qui empêche les incrustations calcaires des chaudières à vapeur. {Moniteur des produits chimiques.)

BIBLIOGRAPHIE

Archivio per i.'antiiropologia et LA ETN0L0G1A (1885, t. XV, fasc. 1"). — Mantegazza : Faits pour confirmer la Pangenèse de Darwin. — Itarroil : Longueur relative du premier et du deuxième doigt de pied de l'homme. — Donati : Amulettes thibélaines du musée d'anthropologie de Florence. — Giglioli : Indigènes des îles Nicobar. — Tafani : Présence d'un troisième condyle occipilal chez l'homme.

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— Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (t. XX, n08 1 et 2, 1885). — R.-D.-M. Verbeek : Sur la détermination du temps de la plus forte explosion du Krakatoa, 27 août 1883. — B. Tcn Kate : Description d'un crâne d'Indien inoqui. — G.-J. Mil chaèlis : Sur la théorie de la rotation des molécules dans un corps solide. — Hugo de Yries : Une expérience de cours sur la dilTusion. — l'.-II. Sohoute : Sur la construction de courbes unicursales par points et tangentes. — C. Van Wisselingh : La gaine du cylindie central' dans la racine des phanérogames. — J.-W. Gittay : L'emploi de la pile auxiliaire dans la téléphonie. — H.- A. Lorenlz : Application aux phénomènes thermo-électriques de la seconde loi de la théorie mécanique de la chaleur.

— Revue de géographie (t. IX, n" 3, septembre IS8.">). — L'école nationale de géographie devant le Sénat, discours prononcé par MM. A. Bardoux, sénateur, et R. Goblet, député, ministre de l'instruction publique, le 31 juillet 1885. — /'. Vidal Lablwhe : Quelques réformes dans la terminologie géographique. — Ad.-F. de Fontperi luis : L'Amazonie. — .1/. Jametel : La Corée avant les traités. - .1 . ,le Gérando : Formation de la nationalité hongroise. — /.. Delavaud : Le mouvement géographique. — ]. Dupuis : L'intervention du contre» amiral Dupré au Tonkin.

— Revue de chirurgie (t. V, n° 9, septembre 1885). — Nii

De la contusion et de l'inflammation comme cause des prédispositions locales au développement du cancer secondaire. — L. Thomas : Luxations sous-gléiioidienne irréductible, résection de la tète de l'humérus. — .1. Charpy : De la résistance des os aux fractures.

Le gérant : Henry Ferrari.

l'aris. — Imp. A. Quantin, 7, rue Saint-Benoit. [6001]

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