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I.a itnuclustitc

Panclastite vient de deux mots grecs qui signifient : « Je brise tout ». Ironie du sort! La panclastite est née dans la rue du Sentier, et son inventeur, un Parisien des plus paisibles, est un prix Montyon de l'Académie des sciences. M. Turpin a été récompensé il y a quelques années, par l'Académie pour avoir trouvé des couleurs inoffensives qui sont employées pour peindre les jouets d'enfants. C'est également dans un but patriotique et philanthropique que ce chimiste a cherché une matière plus puissante et moins dangereuse à manier que la dynamite. L'invention remonte, en effet, au siège de Paris en 1870. Pendant longtemps M. Turpin a gardé son secret; mais, quand il eut découvert la panclastite, il songea aussitôt a L'appliquer à la défense nationale et il se livra à de nombreuses expériences; les habitants d'Argenteuil ont encore dans la mémoire les détonations formidables qui se répercutaient dans les carrières des environs. C'était M. Turpin qui expérimentait son canon lançant des obus charges de panclastite. Depuis quelques mois, le ministère de la guerre a repris l'étude du nouvel explosif.

La panclastite s'obtient tout bonnement en mélangeant de l'acide hypoazotique avec du pétrole ou de l'essence minérale, ou du sulfure de carbone, ou de l'huile ordinaire, etc. En principe, dit l'inventeur lui-même, la panclastite se compose de deux liquides solubles l'un dans l'autre, inoffensifs, pris isolement, et qu'il suttit de mélanger ensemble comme de l'eau et du vin pour obtenir immédiatement, sans autre opération, ni réaction, ni brassage un explosif plus puissant et plus instantané que la nitroglycérine pure. De ces deux liquides, l'un joue le rôle de comburant, c'est l'acide hypoazotique; l'autre, le rôle de combustible, c'est le pétrole, le sulfure de carbone.

Cette nouvelle classe d'explosifs jouit de propriétés remarquables; les effets sont foudroyants ; il n est si énorme quartier déroche dont une faible charge de panclastite n'ait raison. Dans des expériences faites à Cherbourg où l'on fit sauter un rocher schisteux mélangé de quartz et une maçonnerie de moellons avec mortier de chaux et de granit coulé en ciment, maçonnerie ayant vingt ans de date, les effets lurent tels que l'ingénieur chargé du rapport sur les expériences

CHRONIQUE

déclara que « le mélange Turpin est à la dynamite ee que celte dernière est à la poudre à canon ». C'est une opinion qui aura à être discutée.

Tous les mélanges de M. Turpin enfermes dans une cartouche peuvent, selon les proportions et la nature du combustible, détoner soit directement par le choc, soit indirectement par l'explosion d'une amorce fulminante. A l'air libre, ils brûlent paisiblement avec une flamme très éclairante.

D'après l'auteur, le mélange le moins sensible n'éclate pas sous le choc d'un poids de fer de 6 kilogrammes tombant de 4 mètres de haut : le mélange le plus sensible éclate par son propre poids en tombant de 1 à 2 mètres sur un sol dur.

La panclastite peut être employée à l'état liquide ou absorbée par du sable, comme l'est la nitroglycérine dans la dynamite; elle est en tout cas enfermée dans des flacons de verre ou dans des cartouches en métal. Les flacons de verre, analogues à des bouteilles d'eau de mélisse, renferment 200 grammes ; les cartouches cylindriques en fer-blanc contiennent de 250 à 1000 grammes. L'amorce est placée extérieurement et communique avec une mèche de longueur convenable.

Les avantages du nouvel explosif consistent, dans sa puissance d'abord, mais surtout en ce qu'il peut être transporté sans danger; on peut eu effet isoler les deux liquides et n'opérer le mélange que sur place; dès lors, on expédie l'acide hypoazotiquo d'une part, et le pétrole de l'autre par batellerie ou par chemin de fer comme de simples produits chimiques. Le nouvel explosif ne serait pas non plus susceptible de congélation comme la nitroglycérine.

11 semble incontestable que la panclastite soit un produit de valeur appelé sans doute à entrer en concurrence très sérieuse avec la dynamyte, surtout à cause de son mode de fab ication par simple mélange. Toutefois nous ferons encore des réserves et nous ne pensons pas qu'on puisse formuler aujourd'hui une opinion sur la portée industrielle de l'invention. M. Turpin a été guidé par une pensée très sage en voulant éviter les dangers qu'on a attribués au maniement d'une substance aussi explosible que la nitroglycérine. Mais peut-être a-t-il un peu exagéré le péril. La nitroglycérine bien pure ne se décompose pas spontanément ; sa préparation ne produit pas, comme on l'a répété longtemps, d'effets toxiques sur les ouvriers; d'autre part, l'acide hypoazotiquo auquel a recours M. Turpin est un liquide jaune dégageant des vapeurs nitreuses affectant désagréablement les organes de la respiration. Au point de vue industriel, la dynamite est un composé excellent dont il est facile de graduer les effets ; le pourra-t-on avec la panclastite ? Le personnel des mines et des travaux publics est si familiarisé avec la dynamite, que son emploi présente aujourd'hui moins de danger que n'en offrait autrefois celui de la poudre; le transport s'en effectue par milliers de tonnes; la seule usine de Paulilles (Pyrénées-Orientales) en produit annuellement 800 000 kilog , dont. 700(100 pour la consommation intérieure et 100 000 environ pour l'exportation. Dans les travaux de Cherbourg, depuis deux ans qu'on emploie la dynamite, on n'a pas eu un seul accident à regretter.

Enfin la panclastite ne pèse que 1, quand la dynamite pèse 1,60; sous le même volume, il y a bien plus de matière utile dans l'ancien explosif que dans le nouveau ; la panclastite doit être enfermée dans des récipients, ce qui fait perdre de la place; il faut aussi forer des trous plus gros ; il faudrait, donc que la panclastite eût au moins deux fois et demie plus d'énergie pour surpasser la dynamite en puissance effective. Cela est bien possible, mais encore est-il qu'il faut le prouver. C'est pourquoi, avant de conclure, réclamerons-nous des expériences comparatives précises.

La panclastite est évidemment une invention française; toutefois, pour l'historique de la question, il n'est pas hors de propos de rappeler les recherches analogues de M. le docteur Hermann Sprengel, dont le capitaine Hess a donné en 187 i un compte rendu détaillé. M. Sprengel avait étudié toute une classe d'explosifs obtenus en mélangeant l'acide azotique à l'acide picrique, à la naphtaline, etc. Les effets observés étaient très énergiques, et les explosions extrêmement brisantes (I).

(1) Ditujler's Polytechnisches Journal, 1 S 7 i . Mittheiiungen uber Gegensland des Artillerie und Genie-Wesens, 1871 (Vienne). Le Génie civil (Paris), 1883. — Cet article es) extrait du feuilleton si ientifique du Journal des Débats, rédigé par M. IL do Parville.

In direction des vents, les microbes et la fièvre typhoïde.

LETTRE I>F. M. TROUESSART

Un rapprochement peut, être fait entre la carte publiée dans le dernier numéro de la Bévue scientifique (10 murs), sur le chiffre des microbes aériens à Parts suivant la direction du vent(p. 297), d'après les observations faites par M. Miquel au parc de Montsouris, et celle de AI. Durand-Claye indiquant la mortalité relative par fièvre typhoi le dans les différents quartiers de Paris, qui se trouve annexée à l'ar-

, fiile de M. E. Quinquaud sur l'épidémie de |SN2 (Hev. scient., 2 décembre Iss-J, p. 727).

Un simple coup d'oeil montre que ces deux cartes sont, pour ainsi ilii-e, superposables. En effet, les quartiers où la fièvre typhoïde a sévi avec le plus de violence (XIVe, MI'' et XVIIIe] sont ci ux d'où

' les microbes aériens sont, apportés en plus grand nombre par le vent a l'observatoire de Montsouris (152, 130 et 124 par mètres cul i . Vi contraire, ce chiffre tombe à 42 au parc de Montsouris lui-même, qui est situé dans le XIVe arrondissement, et la carte de M. Durand- Claye montre que cet arrondissement est le seul qui soit resf plètemenl indemne de tout décès dans l'épidémie récente. Les autres quartiers de Paris présentent, des chiffres intermédiaires.

Il y a sans doute là plus qu'une simple coïncidence, et les causi . probablement multjples, auraient besoin d'être recherchées avec soin par ceux qui sont en position de le faire. Ce résultat, pouvait, être prévu (i priori. Cependant, de même que dans le VIIe arrondissement la présent e des casernes de l'École militaire élève la mortalité el fait tache sur la carte, d'ailleurs si régulière de M. Durand-f laye, on peut se demander si au nord et à l'est île Paris, l'intensité de l'épidémie et le chiffre élevé îles microbes i e tiennent pas simplement a la présence de quartiers pauvres habités par une population agglomérée, placée dans de mauvaises conditions hygiéniques, el dans le voisinage de foyers d'infection (cimetière du Père-Lachaise, abattoirs, etc. , —

tandis que le voisinage du bois de Boulogi t des grandes percées

qui le relient au centre de Paris assainirait toute la région ouesl et

sud-ouest de celte ville,

I.e enivre trempé et l'art de tailler et sculpter la pierre chez les anciens Péruviens.

A l'époque de la conquête, le Pérou s'éioudaii depuis le 2e degré de latitude nord jusqu'au 37e degré de latitude sud : de Quito a. Cusco. Une roule, dont les restes attestent l'importance, ira. sur un parcours de 1800 milles, des montagnes d'un accès difficile, souvent couvertes de neige, sillonnées par des torrents portant ces singuliers ponts suspendus qui oscillent comme des hamacs. Cette longue bande de terrains, pavée de dalles, avait une largeur excédant rarement b' à 7 mètres. C'était la route que parcouraient avec une étonnante vitesse les piétons, les chasquis, chargés du transport des dépêches, les quipu du gouvernement brésilien: c'était la voie que suivait l'armée des Incas. (les communications étaient entretenues avec des matériaux qu'on exploitait dans la Cordillère (I).

Les armes des habitants étaient des arcs avec leurs flèches, une sorte d'épée courte, une hache de combat et la lance. Les Ile, lies et les lances se terminaient quelquefois par une pointe de métal. Les outils étaient quelquefois en pierre, plus fréquemmenl en cuivre combiné à de l'élain dans de certaines proportions (2l pour le rendre plus résistant, sans acquérir cependant, par cet alliage, quoi qu'on ail dit, une dureté comparable à celle de l'acier, atteindre même celle du fer. Aussi les monuments en pierre travaillée sont-ils rares au Pérou (3). Cependant les mines de Tiahuanaco, OUantaylambo, la localité nommée « la Fortalezza o ef d'autres encore renferment des

(h Boussingault : Note sur les oulils en bronze employés par les mineurs du Pérou.

(2) Ces proportions sont presque toujours à peu près les mêmes, connue le prouvent les analyses faites : 1" par Vauquelin. sur un instrument eu bronze trouvé par Humboldt, dans une mine d

qui avait été exploitée par les fncas ''( parties de cuivre et o d 2° par M. Damour, sur un ciseau en bronze, découvert par M. Coussin- mit. dans une carrière des environs de Quito, parmi des de trachyte (environ 93,0, ••; étain '•.'>.

(3) Mémoire ,1e M. Raimondi. {Anales de construcriones CtV de minas del l'eru.)

CHRONIQUE

pierres travaillées, et même avec une admirable perfection ; mais ces constructions correspondent à une époque très ancienne et bien antérieure à l'histoire des Incas. Les carrières d'où toutes ces pierres paraissent avoir été tirées se trouvent à 75 kilomètres en ligne droite de la population actuelle de Tiahuanaco, dans l'isthme qui joint la péninsule Copacabana avec la terre ferme.

Dans la carrière, dit M. Iîaimondi, on divisait la pierre, d'abord en la chauffant, par la combustion de la paille, ensuite par une projection d'eau froide, qui déterminait sa rupture en fragments de toutes dimensions (1). Pour élever les matériaux, on dressait des plans inclinés dont on augmentait la longueur, à mesure que le travail gagnait en hauteur. On employait aussi à cet effet des cordes et des cables que fabriquaient les Indiens. Quant aux outils en k cuivre trempé », comme les appelle l'auteur, ceux qui servaient aux anciens Péruviens pour tailler la pierre avaient la forme de nos ciseaux, c'est-à-dire qu'une des extrémités se terminait en pointe, et l'autre en lame de couteau.

Voici du reste, d'après M. Raimondi, comment on devait procéder.

Pour sculpter la pierre et obtenir des bas-reliefs, on couvrait avec de la cendre les lignes du dessin qui devaient former saillie; ensuite on chauffait toute la surface. Les parties de la pierre qui étaient soumises immédiatement au feu se décomposaient, s'excavaient plus ou moins profondément, tandis que les surfaces garanties par la cendre, corps mauvais conducteur de la chaleur, restaient intactes. Pour achever son travail, le sculpteur n'avait plus qu'à- repasser légèrement avec son ciseau de métal.

Quant au plâtre [}>a cha chi), il s'employait de plusieurs façons; mélangé à une espèce de bitume très abondant dans certaines régions du Pérou, il formait une pâte qui durcissait très vite et cimentait fortement. Un mélange de chaux (iscu) et de bitume servait pour la construction des cauaux d'irrigation. Les argiles étaient employées à faire des briques crues et des ciments. Dans quelques localités on faisait usage d'une pierre calcaire à laquelle on ajoutait une quantité variable d'argile, comme pour fabriquer une sorte de chaux hydraulique.

Les plus grosses briques crues atteignaient de 1 mètre à lm,50 de long sur 0"',75 à 1 mètre d'épaisseur. Enfin les ouvrages en terre sont particulièrement communs sur les côtes du Pacifique.

Dans les constructions ordinaires, en pierre brute ou en briques crues, l'épaisseur des murs ne dépasse pas 0m,40; il en est toutefois de 7 à 8 mètres, et, dans certains murs d'aqueduc, cette épaisseur a été portée jusqu'à 12 mètres, à cause des tremblements de terre. Quand les Indiens voulaient faire des murs de grande résistance, n'ayant à leur disposition que de petits matériaux, ils obtenaient la solidité voulue en élevant deux ou trois de ces murs, parfois même davantage, les uns derrière les autres.

Bien que le Pérou possédât une grande quantité de bois d'essences différentes, les habitants s'en servaient fort peu dans leurs constructions; ils en limitaient l'emploi aux portes, aux fenêtres et aux toits; ils employaient aussi des roseaux.

— Expédition suédoise au Spitzbebg. — L'expédition envoyée dans le Spitzberg, l'été dernier aux frais de l'Académie des sciences de Suède, a donné d'intéressants résultats au point de vue de la géologie et de la géographie de cette île. Le baron de Geer et le docteur Nathorst. qui dirigeaient l'expédition ont relevé la configuration des fjords et des vallées du sud de l'île et les profondeurs des mers autour du Spitzberg et delà Scandinavie. D'après leurs observations, les fjords et les vallées étroites de l'île n'ont pas été formées par un soulèvement de la croûte terrestre ou par l'action des eaux, mais par l'action des glaciers pendant la période glaciaire. Jusqu'à cette époque, l'île et la péninsule formaient un continent; mais à la fin de cette période, il se produisit un abaissement soudain suivi d'un relèvement des côtes au Spitzberg et en Scandinavie, c'est ce que dé-

(1) M. Boussingault pense que si l'on a pu employer, pour attaquer un trachyte, des outils de bronze d'une dureté qui n'est pas sensiblement supérieure à celle du cuivre, cela tient à ce qu'une roche pourvue de son eau de carrière ne résiste pas aux chocs comme elle le fait lorsque, par suite de son exposition à l'air, cette eau n'existe plus. C'est ainsi, dit-il, qu'on peut expliquer l'exécution des monuments en granité du Pérou, sculptés à l'aide d'instruments en bronze, lesquels étaient maniés avec la patience et la dextérité que possède" la race indienne.

montre dans ces deux pays la présence fort au loin dans les terres de coquillages marins. L'existence au Spitzberg des espèces les plus caractéristiques de la flore et de la faune scandinavienne s'expliquerait par la migration de ces espèces à une période où le plateau entre les deux sommets était encore au-de6sus du niveau de la mer, c'est-à-dire peu de temps après la période glaciaire. 11 semble impossible d'expliquer d'une autre façon comment certains oiseaux, qui l'ont retrouvé dans l'intérieur de l'île ont pu atteindre le Spitzberg éloigné d'environ onze cents kilomètres de la péninsule Scandinave. C'est vers cette même époque que le Mytilus Edulis et quelques autres espèces ont dû pénétrer dans l'île. Elles sont éteintes de nos jours, mais les coquilles que l'on rencontre en maints endroits indiquent qu'elles étaient autrefois très communes. Cette circonstance semble prouver qu'à une autre époque, le climat du Spitzberg était beaucoup plus doux qu'il ne l'est de nos jours. Ce fait viendrait également à l'appui de l'hypothèse qui veut que l'île et la péninsule Scandinave aient été reliées ensemble à une certaine époque. Le bras oriental du Gulfstream qui coule maintenant au cap Nord devait alors prendre une direction plus au nord et ses eaux donnaient une température plus douce aux terres aujourd'hui désolées de l'océan Arctique.

— Exposition internationale d'électricité de Vienne, 1883. — Sa Majesté l'empereur d'Autriche a, par l'intermédiaire du prince Hohenlohe, chargé un établissement artistique de l'érection d'un pavillon à l'Exposition d'électricité. Selon les intentions de Sa Majesté, ce pavillon doit avoir pour but de faire valoir les effets de la lumière électrique sur les étoffes riches, les draperies et les broderies. D'après les plans déjà en voie d'exécution, ce pavillon, du à la libéralité de l'empereur, aura des dimensions assez considérables, sera exécuté dans un style pur et approprié à son but et richement décoré d'étoffes précieuses. Ce sera à la fois un brillant objet d'exposition et une occasion d'expériences importantes, car l'intérieur sera disposé de manière à pouvoir être éclairé alternativement par des lampes électriques de divers systèmes, ce qui permettra d'en juger l'effet.

On peut juger des dimensions que prendra l'Exposition internationale de Vienne par le calcul de la force motrice qui lui sera nécessaire et qui atteint le chiffre rond de 1000 chevaux-vapeur dont 700 seuls seront affectés à l'éclairage de tous les locaux de l'exposition. Les machines à vapeur et chaudières, en grande partie stables, qui doivent servir au développement de cette force formeront en même temps des objets d'exposition et seront disposées de manière à pouvoir être facilement étudiées du public, de sorte que cette division de l'Exposition deviendra aussi attrayante qu'instructive et présentera certainement beaucoup d'avantages sur les Expositions de Paris et de Munich où les installations des machines à vapeur et deschaudières portaient un caractère plus provisoire. Ce perfectionnement du département des moteurs entraînera, il est vrai, de grands frais; mais ils sont suffisamment justifiés par la possibilité donnée au public de se renseigner sur les types de moteurs les plus propres pour obtenir des courants électriques. Les constructeurs et les électriciens y trouveront aussi l'occasion de faire des études de comparaison d'une haute valeur et de résoudre ainsi la question si importante de la construction do machines et de chaudières la plus convenable aux buts électro-techniques. Cette décision de la commission d'Exposition a été accueillie avec un tel empressement dans les cercles intéressés, que déjà deux grands fabricants de chaudières à vapeur, un Allemand et un Belge, se sont offerts d'envoyer chacun comme objets d'exposition des chaudières pour toute la quantité de vapeur requise, environ 1000 chevaux. La commission est aussi en possession de nombreuses offres de chaudières et elle est prête à accepter, en outre, celles qui se présenteraient encore, afin d'offrir à tous les fabricants et à tous les systèmes l'occasion de prouver leurs mérites respectifs.

— Conservatoire national des arts et métier-.. — M. le professeur Ed. Becquerel, membre de l'Académie des sciences, traitera la question de l'éclairage électrique dans la leçon qu'il doit faire au Conservatoire des arts et métiers, le mercredi 21 mars courant, à 9 heures du soir.

Le gérant : Félix Alcan.

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PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE M. Edouard CIIAHTON, Membre de l'Institut

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