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SÉRIE — REVUE SCIENTIFIQUE. — XXXVJI

de passereaux, qui descendent des montagnes ou qui arrivcut des latitudes boréales, et que, dès les premiers jours du printemps, les forêts, quelque temps silencieuses, retentissent du sifflement joyeux des merles auquel succède le chant bizarre du coucou?Comment, surtout, n'auraienl-ils pas vu que les hirondelles qui, pendant tout l'été, sillonnaient les airs à la poursuite des insectes, disparaissaient en automne et, après une absence de plusieurs mois, reparaissaient aussi nombreuses que jamais?

Nous ne sommes donc pas étonnés de trouver déjà, dans ['Histoire naturelle de Pline, une distinction assez nette entre les oiseaux sédentaires et les oiseaux migrateurs. Dans cette dernière catégorie, le naturaliste romain range les grues, les cigognes, les oies, les cygnes, les cailles, les ramiers, les étourneaux, les grives, les huppes, les loriots et les hirondelles. Pline va même encore plus loin, car il signale les différences que l'on observe dans la durée du séjour que certaines espèces font dans nos contrées, et il compare, sous ce rapport, les colombes qui résident pendant toute l'année en Italie, aux hirondelles qui n'y restent que six mois, aux grives et aux tourterelles qui n'y habitent que pendant trois mois, aux loriots et aux huppes qui y passent juste le temps d'élever leurs petils.

Mais à côté de ces notions exactes, les œuvres de Pline renferment, il est presque inutile de le dire, une foule d'erreurs concernant le lieu d'origine des espères étrangères à l'Italie et le mode de disparition des espèces indigènes. Ces erreurs, qui se trouvaient déjà, du reste, dans l'Histoire des Animaux d'Aristole, se sont perpétuées à travers tout le moyen âge, et c'est seulc-

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