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II. Quartz

III. Sphène (bucoxène), épidote, chlorite mésotype, mica noir, calcite.

Géologie. — De ses recherches sur l'unité des forces en géologie, M. //. Hermile a tiré les conséquences suivantes : la géologie enseigne qu'avant l'époque quaternaire, la température des régions polaires était plus élevée qu'aujourd'hui. L'étendue des glaces devait donc être moindre et le niveau des mers plus élevé. On peut alors présumer que les terres polaires actuelles sont les restes dénudés d'anciennes terres, montrant sous la forme de golfes ramifiés, fjords, le réseau de leur hydrographie souterraine.

L'intensité du froid de l'époque glaciaire s'expliquerait, dans cet ordre d'idées, par un abaissement du niveau des mers polaires qui aurait augmenté le niveau relatif des montagnes voisines et découvert à leur base de vastes surfaces. Cet abaissement résulterait de ce que les glaciers polaires ont été largement alimentés par les pluies persistantes de l'époque quaternaire, et qu'ils ont pu se rendre dans les mers et accroître ainsi l'étendue de leurs glaces.

L'auteur fait encore remarquer que le niveau des mers polaires n'a pu s'abaisser sans que celui des mers tropicales se soit relevé, afin que le volume total des mers ne change pas.

En résumé, il semblerait que de simples oscillations du niveau des mers, produites par des causes météorologiques, suffiraient pour expliquer, sans l'intervention des agents internes, ces oscillations apparentes du sol, en rapport avec la latitude, qui caractérisent l'époque quaternaire.

— Un géologue, M. Maurice Gourdon (de Luchon), a fait parvenir à .1/. Stanislas Meunier, qui vient de l'étudier, une intéressante série de' vitrifications produites par la foudre en diverses localités des Pyrénées. 11 s'agit de gouttelettes et de traînées de matières vitreuse-, généralement brunâtres, parfois jaunâtres, analogues à celles qu'on produit artificiellement eu traitant au chalumeau une esquille de la roche foudroyée.

Parmi ces échantillons, qui rentrent dans un type bien connu, il en est d'autres qui lui parurent tout d'abord absolument extraordinaires. Étiquetés uniformément : Fulgu-

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CHRONIQUE

rile, Ludion, 1% juillet 1885, ils sont, comme les précédents, en forme de gouttes et d'enduits translucides brunâtres, à éclat vitreux et de texture bulbeuse. Mais, au lieu de varier avec la substance qui les supporte et dont les vraies fulgurites ne sont que des produits de fusion, ils restent identiques à eux-mêmes sur des schistes et sur des calcaires; bien plus, sur des écorces d'arbres!

En résumé, il s'agissait d'un corps résineux dont la présence est d'un intérêt exceptionnel.

É. Rivière.

CORRESPONDANCE ET CHRONIQUE Les poids atomiques de la matière vivante.

Un chimiste italien, M. Sestini, a récemment fait la remarque que tous les corps simples qui constituent les plantes supérieures ont ce caractère commun d'appartenir aux quatre premières séries du système périodique de Mendeléjelï, basé, comme on sait, sur les poids atomiques. Ces corps, que M. L. Errera nomme biogéniques, sont l'hydrogène, le carbone, l'azote, l'oxygène, le magnésium, le phosphore, le soufre, le potassium, le calcium et le fer, les autres corps n'étant qu'accidentels ou tout au moins d'une utilité beaucoup plus secondaire. M. Herbert Spencer, d'un autre côté, avait déjà insisté sur la mobilité moléculaire extrême que possèdent trois des quatre principaux éléments de la matière organique (l'oxygène, l'hydrogène et l'azote), mobilité qui est une condition de l'échange continuel de matière que la vitalité implique.

M. L. Errera, dans une note récente (1), étudiant, dans une vue d'ensemble, la totalité des éléments biogéniques, se propose d'expliquer pourquoi, parmi toutes les combinaisons possibles, celles qui ont constitué les premiers êtres étaient formées d'éléments à atomes légers, autrement dit, de rechercher si les propriétés connues des éléments à atomes légers nous expliquent qu'ils aient été particulièrement propres à constituer les premiers êtres vivants.

Les considérations auxquelles l'auteur se livre à ce sujet sont les suivantes :

Il remarque tout d'abord que les éléments à poids atomiques légers étant les plus répandus dans la nature, comme l'ont d'ailleurs montré Mendeléjefl' et Sestini, il est évident que c'est parmi ces corps que doivent se trouver les éléments biogéniques. Puis, les composés peu complexes formés d'atomes légers sont précisément le plus solubles dans l'eau. De plus, on sait que plus est grand le nombre des atomes d'une molécule, plus est considérable la fraction de chaleur qui devient latente dans le travail de dislocation intra muléculaire, ou de disgrégation (Claushis) : donc les éléments à poids atomique faible, en permettant l'accumulation d'un grand nombre d'atomes dans une seule molécule, amènent probablement ce résultat remarquable, que la chaleur disloque beaucoup les molécules et les échauffe peu.

Enfin, pour que les organismes conservent intactes leurs propriétés essentielles, malgré les variations incessantes des conditions extérieures, ils doivent être prompts à ressentir ces variations et lents à les subir. Pour cela, une conductibilité très faible et une chaleur spécifique très élevée

(1) Pourquoi les éléments île lu matière vivante ont-ils des pouls atomiques peu élevés? fax M. Léo Errera, professeur à l'Université de Bruxelles. — Extrait du UalpigH, anno I, fasc. 1.

sont nécessaires. Or, si la faible conductibilité provient pour une bonne part de l'énorme quantité d'eau que renferment les organismes, leur chaleur spécifique considérable est en rapport avec le poids atomique peu élevé de leurs éléments. Eu effet, en synthétisant les règles de Dulong et Petit, de Regnault, de Kopp et de Marignac, on trouve que la chaleur spécifique est en général d'autant plus grande que le poids atomique moyen est plus petit; d'ailleurs, l'eau, qui forme la majeure partie des êtres vivants, et dont les composants ont de faibles poids atomiques, a précisément une chaleur spécifique élevée. La conséquence de cette propriété — à savoir que les corps formés d'atomes légers ont, a poids égal et à même température, plus d'énergie en réserve que les autres, soit un maximum d'énergie dans un minimum de masse — cadre donc bien avec cette conception que les êtres vivants, avec leurs réactions démesurées, ne sont pas autre chose que des corps explosibles.

Ce qu'il faudrait maintenant expliquer, c'est pourquoi certains corps à poids atomiques relativement élevés sont nécessaires à tel ou tel organisme en particulier, comme le brome et l'iode aux plantes marines, et le cuivre aux céphalopodes.

Mais ces exceptions mêmes ne pourraient rien enlever à la valeur des considérations très intéressantes qui font l'objet de la note de M. L. Errera. J. H.

La culture de la vigne au Cambodge.

C'est à M. Raoul Marot, négociant à Pnom-Peuh, que revient l'honneur d'avoir fait les premiers essais de culture de la vigne au Cambodge. En 1882, il rapporta de la France quelques sarments qu'il planta, à titre de curiosité, dans son jardin. Un seul réussit et devint, au bout de deux ans, une treille magnifique qui ploie littéralement aujourd'hui sous les raisins.

Il va sans dire que, lorsque M. Marot tailla sa vigne, tous ceux qui s'intéressaient un tant soit peu à cet essai et qui possédaient un coin de terre s'arrachèrent les boutures pour les planter à leur tour.

Il existe aujourd'hui, à ma connaissance, plus de quatrevingts pieds de vigne à Pnom-Penh, provenant du cep importé par M. Marot. C'est vous dire que l'on mange du raisin au Cambodge deux fois par an. La vigne, en effet, donne deux et même trois récoltes par an. Si on apporte quelques soins à la taille des ceps, au fumage et à l'arrosage, les grappes deviennent magnifiques et ne laissent rien à envier aux grappes les plus belles, les plus suaves du Midi de la France.

Mais un essai de ce genre ne pouvait satisfaire M. Marot. qui prétendait réussir eu pleine terre, sous les ardeurs du soleil des tropiques, qui, tout particulièrement au Cambodge, darde de terribles rayons. 11 trouva nécessairement des contradicteurs. On lui objectait que la vigne était une plante d'une extrême délicatesse, qu'elle ne s'accommodait pas facilement de tous les terroirs et que, si elle était magnifiquement venue, avec tous les soins désirables, dans un jardin, à l'ombre des grands arbres ou protégée par une muraille, il ne fallait pas penser de pouvoir l'acclimater dans un champ découvert, inondé par les pluies torrentielles de la saison pluvieuse, desséché et durci par les ardeurs caniculaires pendant six mois de l'année. In tel essai valait la peine d'être tenté, et, malgré les prédictions des incrédules, M. Marot fit venir de France un millier de sarments qu'il planta dans un terrain, situé derrière le palais du roi et d'une contenance de trois hectares environ.

11 faut dire que l'on avait préalablement mis les plans dans une pépinière, pendant la saison sèche, pour leur permettre

CHRONIQUE

de se raviver à l'ombre, afin de les transplanter ensuite en champ découvert dès le début de la saison des pluies.

On put sauvera peine trente ou trente-cinq pour cent des sarments arrivés de France clans de mauvaises conditions, tout simplement empaquetés, jetés dans la cale d'un navire, et ayant à subir, pendant un voyage de trente-cinq jours, de Marseille à Pnom-Penli, le voisinage des feux delà machine, nonobstant les chaleurs des climats équatoriaux. Malgré ce contre-temps, on peut dire que l'essai a réussi au delà de toute espérance.

M. Marot avait aussi fait planter des sarments provenant de ses anciennes treilles, et ceux-là ont pris tous, sans exception. La vigne déjà acclimatée vient bien mieux que celle provenant directement de France; cela se comprend aisément.

On pourra donc, dans un an, faire une récolte abondante, car la plantation possède environ huit cents ceps, plantés à 2m,50 l'un de l'autre.

M. Marot va, d'ailleurs, faire un essai sur une plus grande échelle; il attend quatre ou cinq mille sarments d'Algérie.

L'avenir nous apprendra ce que l'on peut retirer de cette culture. Personne ne doute, ici, que les efforts et la persévérance du planteur ne soient couronnés de succès.

Au dire des connaisseurs, beaucoup de terrains, au Cambodge, se prêtent à ce genre de culture. La vigne étend ses longues racines profondément dans le sol, toujours imprégné d'humidité, et c'est ce qui explique pourquoi certains plans, laissés à dessein sans arrosage pendant toute une saison sèche, n'ont pas perdu de leur vigueur.

Ludovic Jammes,

Directeur do l'École municipale de Pnom-Penh.

Les mœurs de la Mante.

Science donne une curieuse communication concernant les mœurs de la Mante et qui rappelle des faits analogues observés chez d'autres insectes. L'auteur de la communication avait une Manlis carolina femelle dans un bocal depuis quelques jours, quand il voulut la doter d'un compagnon, d'un époux. A peine celui-ci fut-il placé avec la femelle, qu'il donna les signes d'une vive frayeur et chercha à s'échapper. La femelle se précipita sur lui et se mit à le dévorer. Elle détacha d'abord le tarse gauche de la patte antérieure, puis le tibia et le fémur correspondants : elle énucléa ensuite l'œil gauche et l'avala. Le mâle à ce moment commença à s'apercevoir du sexe de sa compagne, et malgré les mutilations qu'elle lui infligeait, il témoigna du désir de s'unir à elle, mais en vain. Elle avait encore faim et attaqua de suite la patte antérieure droite; ceci fait, elle décapita le malheureux mâle, en mangea la tète, mordant jusque dans le thorax, et mangeant une grande partie de celui-ci. Quand il ne resta de ce dernier qu'une longueur de trois millimètres environ, elle se reposa. Durant tout ce temps le mâle cherchait à réaliser l'accouplement.

Ces mœurs conjugales ne sont pas exceptionnelles, paraît-il, chez les Mantes. On sait que pareils phénomènes s'observent chez les araignées et divers insectes dont les femelles, plus vigoureuses que les mâles, ont coutume de mettre en pratique, d'une façon cynique, le précepte voulant que l'on mêle l'utile à l'agréable.

Emploi de la vapeur d'eau comme force motrice des aérostats.

M. Duponchel, ingénieur en chef des ponts et chaussées, pense que la substitution de l'hydrogène à l'aie atmosphérique surchauffé, comme source de force ascensionnelle, tout en constituant un progri s

à certains égards, a grandement contribué néanmoins à détourner la science naissante de l'aérostatique de ses voies naturelles ; et la modeste montgolfière de Pilâtre de Itozier, portant avec elle son organe moteur, serait, à son avis, plus près de la solution du problème actuel que le gigantesque ballon captif que tout le monde se rappelle.

Le général Meunier, membre de l'Institut, avait déjà, au commencement du siècle, résolu heureusement la question de forme à donner aux aérostats pour la transformation du mouvement vertical, bien plus facile à obtenir avec les montgolfières qu'avec les ballons à lest, en un mouvement oblique, donnant un déplacement horizontal dans une direction déterminée. Dans ce but, il donnait à l'aérostat une enveloppe indéformable, comprenant dans doux cavités distinctes, de volume variable et pouvant empiéter l'une sur l'autre, d'une part du gaz hydrogène, et de l'autre de l'air atmosphérique plus ou moins Burchauffé.

M. Duponchel pense que c'est de ce côté qu'on trouvera la solution pratique du problème de la direction des ballons. L'école du ]>lus lourd que l'air, avec sa recherche de l'aviation, n'étant arrivée qu'à construire dos jouets de médiocre importance et ayant fait son temps, c'est la recherche des conditions de la navigation aérienne qui reste seule en cause. La grande difficulté, aujourd'hui, après les résultats obtenus par MM. Tissandier, Renard et Krebs, vient de la vitesse des courants atmosphériques. Sur l'eau, ou dans l'eau, un bateau à vapeur, capable d'une vitesse de 6 mètres à la seconde, peut facilement rester maître de sa direction au milieu de courants qui ne déliassent jamais 2 à 3 mètres ; mais l'aérostat, au milieu de vents dont les plus ordinaires ont une vitesse propre de 10 à 12 mètres, et atteignent même 40 à 50 mètres, quand ils soufflent en tempête, devrait être capable d'une marche encore plus rapide pour se diriger en tous temps. Sans vouloir atteindre cette limite, à laquelle seulement la navigation aérienne serait garantie, on pourrait se contenter comme solution provisoire d'une vitesse de "20 à 30 mètres.

Or, en calculant même d'après le coefficient do résistance au milieu de nos anciens vaisseaux de guerre, M. Duponchel trouve que cette vitesse pourrait être obtenue avec un aérostat pisciforme, d'une capacité totale de 20 000 mètres cubes, de 80 mètres de long, de 2IU1,50 de haut, à demi rempli d'hydrogène, et possédant dès lors une force ascensionnelle de 12 000 kilogrammes. Suivant qu'on voudrait imprimer à une telle aéro-nef des vitesses de 10, 20 ou 30 mètres par seconde, l'effet de marche à produire serait représenté par un effort utilisé de 00, 480 et 1020 chevaux-vapeur. Comme on le voit, il y a loin de pareilles forces motrices à, celles qu'on possède aujourd'hui, et qui sont tout au plus capables de faire évoluer un aérostat à la façon d'une barque menée en godille sur une mer calme.

Mais cette énorme dépense de force motrice, qui ne peut être empruntée à nos machines industrielles ordinaires, n'est pas supérieure à celle que l'on peut théoriquement réaliser en revenant au principe de la montgolfière, à la condition toutefois de substituer l'emploi direct de la vapeur d'eau, comme source de chaleur, au réchaud primitif de Pilâtre de Itozier.

Partant de ce fait qu'en injectant, dans un volume de 10 000 mètres cubes de gaz hydrogène contenu dans l'enveloppe close de l'aérostat décrit ci-dessus, la quantité de vapeur d'eau nécessaire pour élever sa température de 40°, on dilate son volume de 22 pour 100 en produisant un surcroit de force ascensionnelle de 14001, soit l'équivalent de 700 chevaux pouvant fonctionner une heure de temps, M. Duponchel conçoit et décrit deux systèmes capables de réaliser ces conditions.

Nous ne parlerons ici que du premier de ces systèmes. Il consiste en un poisson aérien du modèle de ceux de l'atelier de Meudon, mais à enveloppe rigide. La capacité intérieure est divisée par deux chambres superposées par une membrane flexible, la chambre supérieure contenant l'hydrogène plus ou moins dilaté par l'injection de vapeur d'eau qui se l'ait dans la chambre inférieure. Des nageoires verticales et horizontales étant adaptées à l'appareil pour déterminer l'ascension, l'aérostat, est incliné par la mise à l'arrière du poids d'une charge mobile, et on injecte un jet de vapeur suffisant pour dilater le volume gazeux de I, 5. Quand la chambre à gaz est refroidir, on rend l'aérostat horizontal en ramonant la charge sur le centre, jusqu'à ce que, la marche par vitesse acquise ayant cessé, on opèi la descente par la mis.' à l'avant, de la même charge mobile. Parvenu au voisinage du sol. on recommence la même opération par une nouvelle injection de vapeur, et le voyage se continuera dans le sens déterminé par la manœuvre du gouvernail, suivant une série d'ondulations ou de bonds successifs.

I),iii< le ras d'un ballon de 20000 métros cul I

vatinn serai! de 3000 mètres, el l'ondulation, de 11 kilomètres, serait

CHRONIQUE

parcourue en 33 minutes, soit une vitesse de '20 kilomètres à l'heure, avec une dépense de 150 kilogrammes de combustible environ. Dans ees ."éditions on devrait s'arrêter toutes les deux ou trois heures, soit â des étapes de 50 kilomi très environ, pour renouveler les provisions de combustible brûlé en route, ou les remplacer par un poids équivalent d'eau ou de lest quelconque.

Faculté <les sciences.

Les cours du premier semestre de la l'acuité s'ouvriront le lundi 8 novembre 1886, & la Sorbonne.

Géométi ie supéi ieure. — Les mercredis et vendredis, à dix heures et demie. — M. G. Darboux ouvrira ce cours le mercredi 10 novembre. Il traitera de différents sujets; il étudiera en particulier la théorie des formes quadratiques et ses applications à la géométrie.

Calcul- différentiel et calcul intégral. — Les lundis et jeudis a huit heures et demie. — M. Picard ouvrira la première partie de ce cours le lundi S novembre. Il exposera les principes généraux du calcul différentiel et du calcul intégral et étudiera leurs applications analytiques et géométriques comprises dans le programme de la licence.

Mécanique rationnelle. — Les mercredis et vendredis, à huit heures et demie. — M. Appell ouvrira la première partie de ce cours le mercreii 10 novembre. 11 traitera de la composition des forces et des lois générales de l'équilibre et du mouvemeut.

Astronomie mathématique et mécanique, céleste. — Les mardis et samedis, à dix heures et demie. — M. Tisserand ouvrira ce cours le mardi 9 novembre. Il traitera de la théorie générale des perturbalions.

Calcul des probabilités et physique mathématique.- Les lundis et jeudis, à dix heures et demie. — M. Poincaré ouvrira ce cours le lundi S novembre. Il traitera dans le premier semestre de la théorie du potentiel et de ses principales applications.

Mécanique, physique et expérimentale. — Les mardis et samedis, à huit heures et demie. — M. Boussinesq ouvrira la première partie de ce cours le mardi *J novembre. 11 traitera de la mécanique des fluides.

Physique. — Les mardis et samedis, à une heure et demie. — M. Bouty ouvrira ce cours le mardi '.I novembre. 11 traitera de la chaleur, du magnétisme, de l'électricité, de l'électro-magnétisine et de leurs principales applications. Des manipulations et des conférences qui sont dirigées pendant toute l'année par le professeur commenceront dans la seconde quinzaine de novembre.

Chimie. — Ce cours aura lieu rue Michelet, n° 3, les lundis et jeudis, à une heure. — M. Troost ouvrira ce cours le lundi 8 novembre. Il exposera les lois générales de la chimie et les principes de la thermochimie; il fera l'histoire des métalloïdes et de leurs principales combinaisons. Des manipulations , qui seront dirigées pendant toute l'année par le professeur, commenceront dans la seconde quinzaine de novembre.

Chimie. — Ce cours aura lieu rue Michelet, n° 3, les mercredis et vendredis, à deux heures et demie. — M. Debray ouvrira ce cours le mercredi 10 novembre. Il traitera des métaux et de leurs principaux composés.

Chimie biologique. — Les mardis et jeudis, à deux heures et demie. M. Duclaux ouvrira ce cours le mardi 9 novembre, dans

l'amphithéâtre de mathématiques. Il traitera de l'étude des propriétés biologiques des microbes, et spécialement des antiseptiques.

Zoologie, anutomie et physiologie comparée. — Les mardis et samedis, à trois heures et demie. — M. de Lacaze-Duthiers ouvrira ce cours le mardi 9 novembre. Il traitera de l'auatomie comparée et de la physiologie. Il étudiera d'abord un type pouvant servir de terme de comparaison dans les considérations générales qui s'étendent au règne animal.

Physiologie. — Ce cours aura lieu rue de l'Estrapade, u° 18. — Les lundis et vendredis, à trois heures et demie. — M. Dastre ouvrira ce cours le lundi 8 novembre. Il traitera de la physiologie générale et comparée de la digestion, de la sécrétion et de la nutrition. Les expériences qui no trouveront poiut place dans le cours même seront exécutées devant les élèves dans des conférences pratiques qui auront lieu le jeudi.

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