NOUVEAU MOVBN DE PRESERVATION POUR LES CARÈNES EN II II OU EN
acier. — Dans une réunion de la Hoyal United Service Institution, M. Charles-1'". Henwood a fait une lecture sur la corrosion des carènes en fer et en acier, et sur les moyens de les protéger. Après avoir rappelé l'importance do la question et tous les procédés employés avec plus ou moins de succès jusqu'à ce jour, le couférencier On a proposé un nouveau de son invention. Ce procédé consiste m un revêtement de feuilles de zinc appliquées directement sur la carène, sans interposition de matière isolante quelconque. C'est par une soudure de zinc, et non par des clous que les feuilles de doublage sont attachées à la carène. Ces attachements sont faits à environ 30 centimètres, de centre à centre, et leur force est telle que les feuilles, si elles sont arrachées, laissent des morceaux encore sur la carène, tant est grande l'adhérence de la soudure au fer ou à l'acier. Cette soudure de zinc a une électrisalion positive moins forie que celle du zinc même, relativement au fer ou à l'acier; elle doit donc avoir une plus grande durée.
Pour ce qui est du prix de revient, il est, dans ce système, le dixième environ de celui le plus communément en usage dans la marine royale.
Le conférencier croit quo le doublage en zinc étant ainsi appliqué directement sur les carènes, de sorte que le zinc électrisé positive-
ment soit en contact constant avec le fer ou l'acier électrisé négativement, il se produira une action galvanique continue par suite de laquelle le zinc se dissoudra en oxyde entraînant incessamment avec lui les coquillages et les herbes qui s'attacheraient à lui. Dès lors, les carènes seront toujours propres et les bâtiments pourront naviguer aussi longtemps, sans avoir besoin de nettoyage, que les anciens navires en bois doublés en cuivre.
En terminant, le conférencier a rappelé ces paroles de l'amiral Paris : « Quand on pense au nombre considérable de navires à vapeur qui sillonnent les mers et aux milliers de tonnes de charbon qui brûlent inutilement, on ne peut manquer de reconnaître que la suppression des obstacles qui diminuent leur vitesse produirait des avantages considérables. »
— Un concouis d'engins destrocteobs. — La Bévue maritime et coloniale parle d'un curieux concours d'engins destructeurs. 11 s'agit de M. Berdan, l'inventeur de la torpille portant son nom, qui vient d'envoyer un cartel au lieutenant ZaliDski, l'inventeur du canon pneumatique à obus chargé de dynamite, ou à tout autre fabricant de canons, pour obtenir une épreuve comparative de l'efficacité de leurs engins destructeurs. « S'ils refusent, dit-il, le public saura pourquoi ils ne veulent pas de l'épreuve. S'ils acceptent, je demande au gouvernement des Étals-Unis de fournir les plaques et les cibles en même temps qu'il présidera aux expériences. Il sera reconnu alors, Don seulement si le canon à la dynamite peut être de quelque efficacité pour la défense de nos (êtes et de nos ports, mais aussi quels sont les meilleurs moyens d'assurer cette défense. »
Les expériences que propose M. Berdan consisteront :
1° A faire tirer le canon à la dynamite contre des plaques d'épaisseurs différentes et avec des charges plus ou moins fortes, le canon et la cible restant immobiles et a petite distance;
2° A faire tirer le canon à la dynamite, aussi bien que les canons à poudre, contre une cible qui représentera en dimensions et en puissance, le bélier qui est proposé par l'inventeur : la cible devant être placée, la proue en avant, â deux milles einiron du bâtiment (la distance exacte non connue), et le bâtiment marchant en tirant. Si La cible n'est pas détruite, il sera évident qu'un bélier conforme au modèle pourrait atteindre le bâtiment, malgré son feu. Cette expérience sera faite de nuit aussi bien que de jour;
3» La cible, protégée par des filets d'acier comme ceux qui sont employés en Angleterre et en France, seraattaquie par des torpilles sous-marines ou flottantes et ensuite par la torpille de mon invention (s/imy s/to( torpédo), attachée à l'avant d'un bélier ou d'un bateau ordinaire qui serait suffisant pour la circonstance.
Le but de l'inventeur, en proposant ces expériences, est de prouver : 1» que sa torpille est la seule qui puisse avoir raison des filets d'acier; 2» que c'est le seul moyen de pouvoir frapper un bâtiment sous ses flancs et avec une quantité quelconque de dynamite; 3° que cela peut être fait dans n'importe quelle mer où un bâtiment puisse gouverner, de nuit et de jour, au moyen d'un bélier spécialement construit à cet effet, et malgré quelque artillerie que ce soit.
— Congres français de chirurgie (3e session). — La troisième session du congrès français de chirurgie se tiendra du 12 au 17 mars 1888, dans le grand amphithéâtre de l'administration de l'Assistance publique, 3, avenue \ ietoria, à Paris, sous la présidence de M. le professeur Verneuil.
Questions à l'ordre du jour.
Les questions suivantes sont mises à l'ordre du jour du congrès :
1° De la conduite à suivre dans le par coup de feu des
cavités viscérales (exploration, extraction, opérations diverses);
2° De la valeur de la cure radicale des hernies au point de vue de la guérison définitive ;
3° Des suppurations chroniques de la plèvre et de leur traitement (opérations de Liétevant et d'Estlander), indications, contre-indications et résultats définitifs;
4° De la récidive des néoplasmes opérés, recherches des causes de la prophylaxie.
— Faciltë des scibnces de Paris. — Le jeudi 9 février 1888, a huit heures et demie, dans la salle des Examens, M. Malbot soutiendra, pour obtenir le grade de docteur es sciences physiques, une thèse ayant pour sujet : Nouvelle paration des monammoniums (sels de inonaiumoniums et monamines libres) par le procédé d'Uofman (série grasse et série aromatique).
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
Sommaires des principaux recueils de mémoires originaux.
Archives italiennes de biologie (t. VIII, fasc. 3, 1887). — F. Fua 6tA. Il onome : Sur les maladies causées par les micro-organismes du genre Proteus (Hauser). Contribution à l'étude de l'intoxication putride. — V. Aducco : La réaction de l'urine et ses rapports avec le travail musculaire. — A. Mosso : De la transformation des globules rouges en leucocytes et de leur nécrobiose dans la coagulation et la suppuration. — /?. OJdi : D'une disposition à sphincter spéciale de l'ouverture du canal cholédoque. — U. Mosso : Sur l'action physiologique de la cocaïne.
— Acta mathematica (t. X, n° 4, 1887). — G. Kœnios : Sur une classe de formes de différentielles et sur la théorie des systèmes d'éléments. — E.-A. Stenberg : Sur un cas spécial de l'équation différentielle de Lamé. — G. Enestrôm : Inhaltsverzeichniss der Bande 1-10.
— Archives de biologie (t. VI, fasc. 4; t. VII, fasc. 1 et 2). — Salensky : Études sur le développement des annélides. — Études sur le développement du vermet. — Orner Van der Stricht : Recherches sur le cartilage hyalin. — Paul Pelseneer : Recherches sur le système nerveux des ptéropodes. — Juliiis Mac Leod : Nouvelles recherches sur la fertilisation de quelques plantes phanérogames. — E. Lahousse : Étude des modifications morphologiques de la cellule hépatique pendant la sécrétion. — Recherches expérimentales sur l'influence exercée sur la structure du foie par la ligature du canal cholédoque. — E. Delsaux : Sur la respiration des chauves-souris pendant leur sommeil hibernal. — Simon Fredericq : Etude expéri mentale sur l'asphyxie aiguë. — L. Dollo : Sur les ligaments ossifiés des dino-sauriens de Bernissart. — G. Corin et .4. Van Beneden : Sur la régulation de température chez les pigeons privés d'hémisphères cérébraux. — F. Henrijean : Influence des agents antiihermiques sur les oxydations organiques. — Alex. Fœtlinger : Sur l'anatomie des pédicellioes de la côte d'Ostende. — Félix Plateau : De l'absence des mouvements respiratoires perceptibles chez les arachnides.— Ch. Van Bambeke: Des déformations artificielles du noyau.
— J.-P. Nuel : Du développement phylogénétique de l'organe visue des vertébrés. — C. de Harlez : Quelques traits de l'art médical chez les Chinois.
— Revue maritime et coloniale (t. XCV, n° 31 i, nov. 1887). — Lambinet : Indicateur du mouvement. — Desclozeaux : Première tentative d'établissement d< s Français en Algérie (1664). — F.Gessot et Dubois : Méthode nouvelle pour le tracé des routes en anse de panier et examen critique des méthodes usitées jusqu'à ce jour. — Ilayol : Voyage en Sénégambie. — /(. Degouy : Élude sur les opéralions combinées des armées de terre et de mer. — Chabaud-Arnault : Études historiques sur la marino militaire de la France. — !.. Cn'mazy : Notes sur Madagascar.
— American journal of psychologï (1) (t. I", n" 1, nov. 1887). — Phjmpton Lombard : Variations du réflexe rotulien normal et ses relations avec l'activité du système nerveux central. — Stanley Hall et Motoro : Sensibilité de la peau aux diverses pressions. — Christine l.add Franklin : Détermination expérimentale de Phoroptère. — Jastrow : Lois psycho-physiques et grandeur des étoiles.
— The journal op phïsiology (t. VIII, fasc. 6, 1887). — H'arreu : Effets de l'alcool sur la réaction personnelle. — Sewall : Rymographe tympanique. — Nouvel appareil pour enregistrer le pouls et la pression du saDg. — Green : Coagulation du saDg. — Action du chlorure de sodium sur la dissolution de la fibrine. — Birch et Spong : Sécrétion de la bile. — Mac Munn : Hématoporphyrine du Solecurtus strigillatus. — Mays : Action différentielle de la strychnine et de la brucine. — Gasketl : Action de la muscarine sur le cœur, changements électriques dans le muscle cardiaque, suivant l'inhibition ou l'excitation.
(1) Noua signalerons ce nouveau et intéressant journal, qui parait devoir compter parmi les meilleures publications de psychologie. Il est dirigé par le savant professeur de psychologie de John's Ilopkins University de Baltimore, M. Stanley Hall.
Le gérant : He.nry Ferrari.
Paru. — Maison Qunutin, 7, rce Saiut-Bùiioit. [10194J
Bulletin météorologique du 25 au 31 janvier 1888. (D'après le Bulletin international du Bureau central météorologique de France.)
DATES
e si
MOYBMNS.
BiROatTlI