PROGRAMME DE CONCOURS POUR
Section des sciences physiques et mathématiques. — Première question. — Compléter l'état de nos connaissances sur les partages qui se font entre les acides et les bases, lorsqu'on mélange des solutions de sels qui, par leur réaction mutuelle, ne donnent pas naissance à decorps insolubles.
Deuxième question. — Exposer l'état actuel de nos connaissances, tant théoriques qu'expérimentales, sur la torsion; et perfectionner, en quelque point important, ces connaissances, au point de vue expérimental.
Troisième question. — Déterminer géométriquement ou analytiquement les lignes de courbure de la surface des ondes.
Section des sciences naturelles. — Première question. — Faire la description des terrains tertiaires belges appartenant à la série éocène, c'est-à-dire terminés supérieurement par le système laekenien de Dumont.
Deuxième question. — Faire une étude physiologique des principales fonctions chez un animal invertébré.
Troisième question. — On demande de nouvelles observations sur les rapports du tube polliuique avec l'œuf, chez un ou quelques phanérogames.
La valeur des médailles décernées comme prix sera de six cents francs pour chacune de ces questions.
Les mémoires devront être écrits lisiblement et pourront être rédigés en français, en flamand ou en latin. Ils devront être adressés, franc de port, à M. Liagre, secrétaire perpétuel, au palais des Académies, avant le 1er août 1884.
L'Académie exige la plus grande exactitude dans les citations; les auteurs auront soin, par conséquent, d'indiquer les éditions et les pages des ouvrages cités. On n'admettra que des pi nenes manuscrites.
Les auteurs ne mettront point leur nom à leur ouvrage; ils y inscriront seulement une devise, qu'ils reproduiront dans un billet cacheta renfermant leur nom et leur adresse. Faute par eux de satisfaire à cette formalité, le prix ne pourra leur être ac.ordé.
Les mémoires remis après le terme prescrit, ou ceux dont les auteurs se feront connaître de quel que manière que ce soit, seront exclus du concours.
L'Académie croit devoir rappeler aux concurrents que, dès que les mémoires ont été soumis à son jugement, ils sont et restent déposés dans ses archives. Toutefois, les auteurs peuvent en faire prendre des copies à leurs frais, en s'adressant, à cet effet, au secrétaire perpétuel.
La classe adopte, dès à présent, la question suivante pour le concours de 1885 :
Résumer et coordonner les recherches qui ont été faites sur l'inléo-ration des équations linéaires du second ordre à deux variables, et compléter celte théorie, ou tout au moins la faire progresser, par des recherches originales.
— L'enceinte continie de Paris. — L'opinion publique se préoccupe du démanièlement de Paris, réclamé par certains conseillers municipaux. La Revue a récemment parlé de cette question (1883, n° 9). Voici ce qu'écrivait, en 1840, le maréchal Marmont, duc de Raguse, sur l'utiliié de l'enceinte de sûreté.
« J'arrive maintenant aux travaux de défense exécutés à Paris, qui ont été et sont encore l'objet de si grands et si solennels débats. La construction des forts, dont le système me parait parfaitement conçu, assure plus l'indépendance de la France contre les attaques de toute l'Europe, que l'acquisition de plusieurs provinces, qui auraient reculé d'autant la frontière.
« Personne ne disconviendra de l'immense influence qu'exerce Paris sur les destinées du royaume. Tête disproportionnée avec le corps, mais foyer actif, où se rassemblent les facultés de l'intelligence, où se développe une puissance morale irrésistible, où s'accumulent des trésors immenses et où se réunit en tout genre ce que le pays a de plus distingué, Paris a fait immensément pour la puissance, la gloire et l'éclat de la France. Mais cette ville lui fait acheter cher cet avantage par le poids dont elle l'écrase, quand elle vient à tomber. Or des intérêts qui touchent le royaume entier et compromettent son existence ne peuvent pas être abandonnés au sort de deux ou trois batailles : il fallait ou reculer les frontières, ou diminuer les dangers que l'approche de l'ennemi lui faisait courir; et il n'y avait d'autre moyen que de préparer un refuge inexpugnable aux armées françaises, malheureuses et battues, se réunissant 6ous ses murs.
« Quelles que puissent être les conséquences de la plus funeste campagne, 80 ou 100 000 hommes de débris composeront toujours les restes de l'armée; et appuyés à des forts régulièrement construits, ces 80 000 hommes seront inexpugnables...
« Je regarde donc comme l'événement le plus utile à la sûreté et à la défense de la France, la construction des forts détachés, dont le développement est tel, que l'ennemi ne peut se présenter en force sur beaucoup de points à la fois. Mais il ne fallait pas fortifier Paris par une enceinte continue; car, à mes yeux et aux yeux de tous les hommes instruits et d'expérience, cette ville n'est pas daDS les conditions à pouvoir soutenir un siège; il suffisait d'adopter un système de défense tel qu'elle ne puisse être jamais assiégée, et dans ce but, le seul qui aurait dû préoccuper, les forts suffisaient, l'enceinte continue est superflue, et, quoi qu'il puisse arriver, elle n'aura jamais une utile application. » (De l'Esprit des institutions militaires, 2e partie, chapitre III.)
— Production de la soie en Hongrie. — La production de la soie en Hongrie se développe dans une proportion extraordinaire. D'après les rapports, elle renfermait, en 18S1, 2970 producteurs, donnant 41 537 kilogrammes de cocon. La magnanerie modèle établie par l'État a donné beaucoup d'élan à cette industrie.
— Fabrication du sucre. — Suivant le Journal des fabricants de sucre, la fabrication du sucre de betterave s'élève, cette année, à 1920 000 tonnes, avec une augmentation de 137 500 tonnes sur l'année dernière. L'Allemagne tient la tète avec 675 000 tonnes; vient ensuite l' Autriche-Hongrie avec 450 000 tonnes; puis la France avec 410 000 tonnes, et enfin la Pologne russe avec 275 000 tonnes.
— Les chemins de fer au Japon. — D'après des nouvelles récentes, le gouvernement japonais aurait l'intention d'adopter le système américain pour construire le réseau de chemins de fer qui va couvrir la partie septentrionale de l'empire. Le Scientific American attribue cette décision au fonctionnement Satisfaisant et économique du chemin de fer de Sapparo à la cote dans l'île de Yéso, qui a été construit par le colonel Crawford.
— Scintillation des étoiles. — M. Karl Exnev attribue la scintillation colorée des étoiles à l'influence combinée de la dispersion régulière des rayons et des réfractions irrégulières de l'atmosphère. Quand l'étoile est près de l'horizon, la scintillation est colorée; elle est incolore quand l'étoile est au zénith. (Wiedemann's Annalen.)
— M. le docteur Dareste commencera ses conférences d'embryogénie et de tératologie, le mardi 24 avril, à quatre heures, et il les continuera les samedis et mardis à la même heure, dans le laboratoire d'embryogénie de l'École pratique.
Le gérant : Félix Alcan.
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Les numéros dont la liste suit étant sur le point de nous lanquer, nous prions ceus de nos abonnés qui ne conservent oint nos collections de vouloir bien nous les renvoyer en îhange d'autres numéros, à leur choix.
LLBRAIR1E OEftMER BA1ULIÈRE ET O
REVUE SCIENTIFIQUE
PREMIÈRE SE RI F
1» année (1863). — N» U, 5, 6, 39, 60,-51, 52. 2" année (1864). — N- 5, 6, 28.
6> année (1868). — N° 2.
DEUXIÈME SÉRIE
1" année (1871-1872). — N°s 29, 30, 31. 32.
2' année (1872-1873). — N» 7.
3" année (1873-1874). — N° 18.
6e année (1876-1877). — N° 19.
7« année (1877-1878). — N° 29.
9« année (1879-1880). — N° 5.
Viennent «f«? paraître *