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(1) La première petite planète, Cérès, a été découverte le l«r janvier 1S01 par Piazzi.
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Pour les pelites planètes déjà connues, celles qui doivent le plus s'approcher de la terre en 1883, comprises entre 0,895 et 1,180 (le rayon terrestre étant pris comme unité), sont: Isis [42], Phocea [25], Clio [84], Flore [8], Virginie [50], Polymnie [33], Fortuna [19], Métis [9] et Junon [3].
Si les astéroïdes ont été reçus avec étonnement à leur découverte, on peut dire que les comètes causent toujours au moment de leur arrivée une grande émotion. Cet intérêt a pris de grandes proportions en 1882 , à l'apparition des comètes de Wells et de la grande comète (Finlay-Cruls).
Nous n'avons pas eu moins de cinq comètes visibles pendant le cours de l'année passée. Vers le milieu de janvier on pouvait suivre encore la huitième comète (Swift) de 1881.
Peu de temps après, le 17 mars, à Albany (États-Unis), M. Wells découvrait une comète qui était destinée à attirer l'attention de tout le monde savant. Elle était remarquable par son éclat et même par sa marche. On pouvait l'observer à l'œil nu au commencement de mai, mais le grand attrait qui doubla l'intérêt de sa venue dans notre système fut l'étude de son spectre.
Vers 1864, lorsque Donati eut observé le premier spectre de comète et qu'il en eut reconnu la nature, il fut bientôt suivi dans cette voie féconde en découvertes remarquables par Huggins et le P. Secchi. La conclusion des recherches de ces savants causa un immense étonnement.
On reconnut dans la lumière de toutes les comètes qui furent suffisamment brillantes une analogie surprenante de composition, et les vingt comètes soumises à ce procédé d'investigation ont donné des résultats d'une uniformité remarquable.
Les spectres des comètes sont caractérisés par trois bandes dégradées vers le violet et d'une analogie certaine avec le spectre du carbone, ou mieux, les bandes spectrales des comètes sont comparables à celles qui sont observées dans l'étude spectroscopique de la lumière, émise par l'hydrogène carboné lorsqu'on fait jaillir au travers l'étincelle d'induction.
Ces faits se trouvent complètement confirmés par les photographies que nous devons à Huggins.
On a donc identifié le spectre des comètes à celui de l'hydrogène carboné ; quelques observateurs croient même qu'il est légèrement modifié par les bandes de l'oxyde de carbone et du cyanogène.
Il fallait donc conclure que les comètes sont entièrement, ou presque entièrement, formées de charbon volatilisé.
Comment alors expliquer de quelle manière le carbone, substance éminemment fixe de sa nature, du moins avec les moyens que nous possédons, se volatilise dans les espaces interplanétaires ?
Jusqu'au 20 avril environ, le spectre de la comète de Wells ne présenta rien de bien particulier, sinon qu'il fut très faible; mais à cette époque il n'y eut plus de doute, et la nature cométaire de l'objet observé put être déterminée sûrement. A l'étonnement de tous les observateurs, vers le mois de mai, à Dunecht, on aperçut les lignes brillantes du sodium dans le spectre de la comète.
Huggins, après une longue exposition, put photographier le spectre qui donna lieu à des études d'un puissant intérêt.
Le 17 mai, durant l'éclipsé de soleil une comète fut vue et photographiée sur les planches préparées pour le soleil. La comète était éloignée du soleil d'un diamètre et demi. La queue avait un degré et demi de long. Je trouve dans les MonlLUj Notices un rapprochement entre cette comète et celle qu'indique Pingre en 418.
Le 13 septembre, M. Barnard, de Nashville, découvrait une comète, télescopique dont l'orbite semble parabolique.
Le 12 septembre, on apercevait pour la première fois la Grande Comète dite Finlay-Cruls, que dans le monde savant on persiste à nommer la Grande. Nous ne reviendrons pas sur l'étude que nous en avons présenté dans cette Revue, nous dirons seulement qu'elle a partagé avec la comète de Wells le privilège d'un spectre possédant les raies du sodium.
Les savants de nos jours ne se bornent plus seulement à l'étude des comètes présentes, ils en déterminent les apparitions futures; pour la comète de 1812, Encke avait calculé une durée de révolution de 70 ans. Il était désirable que ce temps approché fût déterminé par une plus rigoureuse recherche, pour la prédiction du retour de la comète dans des limites moins vagues. Un mathématicien de grande valeur, M. Schulhof (2), réclama l'aide de M. Bossert, calculateur distingué, pour mener à bonne fin un< travail aussi considérable. Ces deux savants ont successivement déterminé les diverses solutions, avec une patience et un soin que tous les astronomes se feront un devoir de reconnaître.
Les observations furent d'abord réduites pour établir les meilleures positions des étoiles de comparaison et corriger les erreurs des constantes astronomiques.
Des précautions toutes particulières devaient être prises dans ces réductions où l'on devait craindre des erreurs systématiques.
La période la plus probable est fixée à 731"s,18, les perturbations des planètes supérieures ont été calculées pour mai 1884 et la réapparition se trouve avancé de 445 jours. Ce 1 retour a été indiqué par MM. Schulhof et Bossert pour le 3 septembre 1884.
Le public connaît peu et ne rend pas un hommage suffisant à ces travailleurs cachés qui passent leur existence dans le silence de l'étude et qui par un travail incessant font avancer la science vers ses limites extrêmes. 11 est juste de reconnaître les mérites de ces savants dont la seule récompense est dans leur travail même et qui passent plusieurs années d'un travail acharné à la solution de ces questions scientifiques de haute difficulté.
Avec l'éclipsé de soleil du 17 mai le phénomène le plus remarquable de l'année 1882 est le passage de Vénus. Ce phénomène qui maintenant ne sera aperçu que de nos
(1) Revue scientifique du 18 novembre 1882.
(2) M. Schulhof a clé lauréat du prix Lalande, il y a quelques années.
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descendants, que noire siècle ne verra plus, a remué tout le monde savant. De tous les pays on a envoyé des missions sur le sol qui devait être favorisé particulièrement du passage de la planète.
Les gouvernements n'ont reculé devant aucun obstacle, entraînés dans une rivalité des plus louables ; c'est à leur libéralité que l'on doit les heureux résultats dont nous allons parler.
La France n'a pas envoyé moins de huit missions; abrités sous son drapeau, nos savants se sont répandus sur la terre américaine et ont été assez favorisés. Voici, du reste, les missions que nous avions envoyées.
Mission de la Floride.
MM. le colonel Perricr, membre de l'Institut. Le commandant Bassot.
Le capitaine Defforges.
Tourenne, photographe.
Mission de Port-au-Prince.
MM. d'Abbadie, membre de l'Institut.
Chapuis, lieutenant de vaisseau.
Callandreau, aide-astronome à l'Observatoire de Paris.
Mission du Mexique.
MM. Bouquet de la Grye, ingénieur hydrographe de la marine. Héraud, ingénieur hydrographe de la marine. Arago, lieutenant de vaisseau.
Mission de la Martinique.
MM. Tisserand, membre de l'Institut.
Bigourdan, aide-astronome à l'Observatoire de Paris. Puisenx, — —
Mission de Sanla-Cruz.
MM. Fleuriais, capitaine de frégate.
Le Port, lieutenant de vaisseau.
De Royer de Saint-Julien, lieutenant de vaisseau. Lebrun, naturaliste.
Mission du Chili.
MM. de Bernardières, lieutenant de vaisseau. Barnaud, lieutenant de vaisseau.
Favreau, enseigne de vaisseau.
Mission du Chubut.
MM. Hatt, ingénieur hydrographe de la marine.
Mion, sous-ingénieur hydrographe de la marine. Leygue, lieutenant de vaisseau.
Mission du Rio-Negro.
MM. Perrotin, directeur de l'Observatoire de Nice. Delacroix, lieutenant de vaisseau.
Tessier, — —
Guénaire, photographe.
Les autres nations ne sont pas restées en arrière et n'ont rien négligé pour assurer le succès de l'observation de Vénus.
Trois différentes méthodes ont été mises en usage pour obtenir une détermination de la distance du soleil par les observations de passage de Vénus de 1882.
Nous employons une méthode mixte de contacts et de photographie.
Les Anglais préconisent une méthode de contacts.
Les Allemands opèrent à l'aide de mesures héliométriques directes.
Deux expéditions belges dirigées, l'une par M. Houzeau au Texas, l'autre par M. Niesten au Chili, étaient armées d'héliométres.
Des résultats déjà connus on peut résumer les principales conclusions.
L'état du ciel n'était pas favorable, le 6 décembre, pour toute l'Europe occidentale, ce qui du reste ne présentait aucune importance.
Nous sommes heureux de constater le succès complet qui a favorisé la mission commandée par le colonel Perrier, dignement secondé par M. Bassot, chef de bataillon, et, grâce à l'énergie du capitaine Defforges, on a pu observer les quatre contacts et enregistrer de nombreuses images du phénomène.
M. Tourenne, qui accompagnait le colonel Perrier en qualité de photographe, n'a pas peu contribué à cet heureux résultat.
La mission de Bernardières et celle de Port-au-Prince ont également pu rapporter de nombreuses photographies et d'excellentes observations.
On peut déjà assurer que les résultats de nos missions sont des plus satisfaisants.
Les Anglais ont été très heureux également, à part la mission de Brisebane qui a été absolument contrariée par le mauvais temps. Les observatoires de Melbourne et Sydney s'étaient préparés depuis longtemps, le premier seul a pu voir le soleil. Le gouvernement du Canada avait de plus formé de nombreux postes qui ont été réduits à l'inaction par une tempête de neige.
Les missions allemandes n'ont pas eu de chances; à Hartford, on a pu prendre des photographies et le succès partiel de quelques autres postes ne répond pas à l'heureux résultat qui a couronné les missions de France et d'Angleterre.
Les Belges ont eu au Chili de bons résultats, mais ils ont été contrariés par le mauvais temps au Texas.
Pour les États-Unis, au fort Selden, au Cap, à la Nouvelle- Zélande, à Melbourne, le succès est complet. Quant aux autres missions, elles ont été généralement gênées ou empêchées par un temps douteux qui ne permettait pas l'observation.
Pour les résultats astronomiques à tirer de ces observalions, le travail est centralisé en France entre les mains d'un digne savant, M. Puiseux, qui donnera bientôt les résultats du passage.
Quant aux observations physiques, on a constaté le phénomène du ligament noir, ainsi que la présence de l'arc lumineux qui est probablement produit à l'entrée et à la sortie du disque solaire par l'atmosphère de Vénus. Aux Étals-Unis, on a annoncé la découverte de vapeurs aqueuses dans l'atmosphère de la planèle.
Les recherches dirigées sur le satellite supposé de la planète n'ont conduit à aucun résultat.
De nombreuses déterminations de différences entre les Ion-
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gitudes des postes des diverses missions ont accompagné les observations du 0 décembre.
Les autres phénomènes déterminés pendant le cours de l'année 1882 ne sont pas d'une importance capitale.
Mathématiques. — M. Sylvester : Sur un théorème de partitions de nombres complexes contenu dans un théorème de Jacobi.
— M. Baillaud : Une nouvelle formule générale pour le développement de la fonction perturbatrice.
— M. E. de Jonquières : Note sur les fonctions continues périodiques dont les numérateurs diffèrent de l'unité.
— M. Ed. Lucas : Sur la généralisation du théorème de Fermât.
— M. Pellel : Sur une généralisation du théorème de Fermât.
— M. //. Poincaré : Sur les groupes des équations linéaires.
— M. ë. Goursal adresse un travail sur quelques intégrales doubles.
— M. Bourguel : Note sur la fonction eulérienne.
Astronomie. — Les observations des taches et des facules solaires faites par M. Tacchini à l'Observatoire royal du Collège romain, pendant le quatrième trimestre de 1882, lui ont fourni certaines données qui, comparées à celles du trimestre précédent, démontrent que, après le minimum secondaire du mois d'août, les taches solaires ont augmenté progressivement jusqu'au maximum relativement considérable du mois de novembre, pour descendre brusquement à un minimum en décembre. Le nombre des jours d'observation a été de 62, soit 20 en octobre, 23 en novembre et 19 en décembre. M. Tacchini fait remarquer que la série des observations faites pendant l'année 1882 est bien comparable à celle de l'année précédente, car, en 1881, il a eu 286 jours d'observation contre 290 en 1882, distribués, à peu près de la même manière tout le long de l'année. Or la moyenne des taches a été de 19,55 en 1881 et de. 22,57 en 1882, l'extension moyenne 43,07 en 1881 et 59,20 en 1882; de plus en 1882 on a eu des maxima secondaires dans le nombre et dans l'extension des taches, comme en avril et en novembre, bien plus considérables qu'en 1881. Par conséquent, on peut dire que pendant l'année 1882, l'activité solaire a été plus grande que pendant l'année précédente; tandis qu'il semble assez probable que le véritable maximum ne soit pas encore arrivé. Pour les facules, la moyenne de l'année 1881 est un peu plus forte que celle de 1882, ce qui s'accorde avec le fait observé très souvent de iuaxima des facules à l'époque des minima secondaires des taches et vice versa.
— Dans une seconde note M. Tacchini communique à l'Académie les résultats des observations solaires faites pendant le second semestre de l'année 1882. Pour les protubérances, le nombre des jours d'observation a été de 25 en juillet, 23 en août, 10 en septembre, 9 en octobre, 16 en novembre et 8 en décembre. De plus, le nombre des protu-
bérances par jour est à peu près le même que pour le premier semestre, tandis que l'extension et la hauteur se montrent un peu supérieures. Pour les deux années 1881 et 1882, le minimum des protubérances tombe dans le deuxième semestre de 1881 ou plus exactement en septembre et en octobre. Enfin les taches et les facules ont été plus nombreuses près de l'équateur que dans le semestre précédent. 11 en a été de môme pour les protubérances.
— La commission brésilienne chargée d'observer, le 6 décembre dernier, à Saint-Thomas des Antilles, le passage de l Vénus sur le soleil, avait établi son observatoire au sommet 1 d'une colline située à 235 mètres au-dessus du niveau de la ;j mer. Mais dès le matin du jour où le phénomène astrouo- i mique devait avoir lieu, de gros nuages masquaient le soleil t et faisaient, avec raison, craindre pour le succès de l'obser- î vation. Le soleil ne se montra que neuf minutes après l'heure I calculée pour le premier contact, et, à ce moment, le disque | de Vénus se projetait de moitié environ sur celui du soleil; puis, pendant vingt minutes, le soleil resta caché par un épais j rideau de nuages. Lorsque de nouveau le soleil devint vi- J sible, la planète se projetait tout entière sur l'image solaire, i et le deuxième contact avait déjà eu lieu. Les bords des j images étaient très nets, et l'on voyait admirablement le gra- ;i nulé du soleil. Une pluie torrentielle commença ensuite à | tomber et dura, sans interruption, jusqu'à midi quarante | minutes du soir.
Les troisième et quatrième contacts purent seuls être ob- À serves dans d'excellentes conditions. La note de M. de Tejfé ,j ajoute que toutes les observations ont été faites en recevant la projection de l'image solaire sur un écran convenablement disposé.
— La note de M. Cruls sur l'emploi d'un verre biréfringent dans certaines observations d'analyse spectrale se termine par ces quelques lignes : « L'usage d'un cristal biréfringent convenablement appliqué dans certaines recherches d'analyse spectrale parait offrir de sérieux avantages et, à ce titre, mériter d'être signalé à l'attention des astronomes Dans ce môme ordre de faits, M. Cruls a été amené à examiner l'application des principes de la polarisation à l'analyse spectrale ; il espère pouvoir bientôt indiquer les avantages qu'offrirait, dans certaines recherches, l'emploi d'un appareil auquel il donne le nom de polarispeclroscope.
— M. J. lhjver adresse un mémoire sur les causes de la configuration générale du globe.
— M. A. Commen transmet à l'Académie une pho'.ographie négative de la grosse nébuleuse d'Orion. Cette photographie a été prise avec le réflecteur équatorial de l'auteur à miroir argenté, de trois pieds d'ouverture. Elle a été obtenue le 30 janvier 1883, avec une durée d'exposition de trente-neuf minutes. M. Commen s'est servi de plaques sèches au gela tino-bromure.
Mécanique. — M. Ardisson adresse à l'Académie la description et le dessin d'un nouveau propulseur aérien.
Physique. — M. Paye appelle l'attention sur la réduction du baromètre et du pendule au niveau de la mer, réduction pour laquelle il ne suffit pas de tenir compte de la variation de la pesanteur dans le sens vertical, mais encore de faire in" tervenir, ainsi que l'ont démontré Poisson et Voung, l'attraction du massif continental sur lequel on opère. Enfin l'observateur est posté sur une colline ou sur une montagne.
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«minant ce massif; il parait naturel de tenir compte aussi : l'attraction de cette saillie.
En résumé, M. Faye a cru devoir engager l'association todésique internationale, qui s'efforce justement à multiier les observations du pendule sur les points principaux i vaste réseau des triangles européens, à intervenir auprès s puissances maritimes, afin d'obtenir que ces observa- >ns soient reprises en mer avec des appareils et des méodes tout à fait irréprochables. Mais il faudrait aussi que s éléments du calcul de la correction fussent partout recueili avec le même soin que sur les continents, et qu'en chaque ation, il fût possible de calculer, avec la précision nécesire, les effets des attractions locales. Une pareille entremise donnerait, pour la physique du globe et surtout pour géodésie, des résultats du plus haut intérêt.
— MM. C. Friedel et J. Curie présentent une première )te sur la pyro-électricité du quartz, étudiée par le procédé i moyen duquel on peut mettre en évidence d'une manière îtte et facile la pyro-électricité qui appartient aux cristaux 5mièdres à faces inclinées en éliminant les causes d'erreur li pourraient provenir de la forme extérieure des cristaux.
— M. A. Thiré soumet au jugement de l'Académie un méoire portant pour titre : Sur l'incompatibilité qu il y a, dans
transmission électrique de la force, entre un grand rendeent et une grande capacité de transmission.
— Dans son étude sur le cycle des moteurs à gaz tonnant, . Wilz range tous les moteurs à gaz construits jusqu'à ce ur en quatre groupes distincts qui sont : 1° les moteurs à ;plosion sans compression; 2° les moteurs à explosion avec impression; 3° les moteurs à combustion avec compreson; li" les moteurs atmosphériques.
— Après avoir décrit l'appareil dont il se sert pour étudier transmission du son par les gaz, M. Neyreneuf fait con-
litre le résultat suivant des recherches qu'il poursuit sur itte question depuis plus de six ans : 1° l'air et l'oxyde de irbone ont un pouvoir de transmission du son sensiblement môme; 2° l'air et le gaz d'éclairage donnent des intensités en inégales, à cause sans doute de la forte proportion hydrogène que renferme ce dernier gaz; 3° enfin, si l'on >mpare l'air et l'acide carbonique, on constate aisément îe le pouvoir de transmission du dernier milieu est beau- >up plus considérable.
— M. Delaurier adresse une note ayant pour titre : Nouille théorie de la cause de la production de l'électricité dans s piles hydro et thermo-électriques.
— M. L. Matthey- Martin présente une note intitulée : i)servations et faits concernant la recherche des sources au loyen de l'électricité.
Chimie. — Après avoir décrit il y a quelque temps le chlorydrate, le chloroplatinate et le chloroaurate d'une base aaternaire résultant de la fixation directe du chlorhydrate hylénique sur la quinoléine, M. Wurlz fait connaître au- 'urd'hui une nouvelle base quaternaire dérivée de l'oxyiiinoléine, base plus oxygénée et renfermant un atome oxygène sous forme d'oxbydryle phénolique. La note de . Wurtz indique la façon dont il a opéré pour obtenir le dorure d'oxéthyloxyquinoléine.
— M. B. Enyel a montré dans une précédente communiition que, chaque fois que l'on isolait l'arsenic d'une de ses «wbinaisons, à une température inférieure à 300 degrés, on Menait un état allotropique de l'arsenic cristallisé des labo-
ratoires, arsenic qu'il appelle amorphe pour le distinguer du précédent. Cet arsenic amorphe diffère de l'arsenic cristallisé non seulement par sa densité, mais aussi par son point de sublimation. L'auteur signale, afin de prendre date, cette différence de propriétés qui fait ressortir l'analogie étroite existant entre les deux états du phosphore et les deux états de l'arsenic.
— M. //. Gai présente le résultat de ses recherches sur les dérivés métalliques des amides et le moyen de distinguer une monoamide d'une diamide.
— Le nouveau procédé employé par M. hessler pour le durcissement des pierres calcaires tendres, au moyen des fluosilicates à base d'oxydes insolubles et décrit par l'auteur dans la note qu'il adresse à l'Académie, permet : 1° de durcir fortement les calcaires les plus tendres; 2° de les imperméabiliser; 3° de les polir et de les lisser en bouchant toutes leurs cavités superficielles; 4° de les colorer profondément, avec des effets très variés dus à leur structure ou à leur mode de remplissage, toujours sans y laisser aucun corps soluble et sans pouvoir les exposer à l'effritement superficiel par la gelée.
Géologie. — M. de Chancourlois pense, depuis de longues années, que les dégagements qui occasionnent des séries de coups de grisou, se succédant comme des feux de file dans des localités, souvent d'ailleurs assez éloignées, résultent de petites crises qui ne peuvent manquer de se produire dans le jeu de l'écorce terrestre, tendant continuellement à perdre de son étendue et auxquelles on doit aussi rattacher les séries de tremblements de terre. Aussi croit-il que l'installation, â portée des exploitations houillères, d'appareils sismographiques, annonçant les recrudescences d'activité dans ces mouvements intérieurs des terrains, pourrait fournir des avertissements d'après lesquels on redoublerait de surveillance et de précautions; et ce premier pas serait sans doute suivi de pas plus importants dans la voie de la prévision.
Médecine. — M. Babes, qui a précédemment montré les différences existant entre les bacilles de la tuberculose et ceux de la lèpre au point de vue de leur réaction vis-à-vis de quelques agents chimiques, signale aujourd'hui les différences qu'ils présentent également au point de vue de leur forme et de leur siège.
Commissions des prix. — L'Académie procède par la voie du scrutin à la nomination des membres qui doivent composer les commissions de prix, chargées de juger les concours de l'année 1883.
Le dépouillement donne les résultats suivants :
Prix Lalande : — MM. Faye, Tisserand, Lœwy, Mouchez et Wolf.
l'n.r Valz : — MM. Tisserand, Paye, Mouchez, Wolf et Lœwy.
PrixLacaze (Physique] : —MM. du Moncel, Breguet et Boussingault seront adjoints aux membres de la section de physique pour constituer la commission.
Prix Monlyon (Statistique) : — MM. de la Gournerie, Lalanne, lioussingault, Bouley et Dumas.
Prix Lacaze [Chimie) : — MM. Dumas, Pasteur et Berthelot seront adjoints aux membres de la section de chimie pour constituer la commission.
Grand prix des sciences physiques {Description géologique
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d'une région de la France ou de V Algérie) : -MM. Daubrée, Hébert, Gaudry, Fouqué et des Cloizeaux.
Mathématiques. - M. Tournent, chargé d'une mission scientifique en Russie, a découvert dans une bibliothèque de Saint-Pétersbourg, un ouvrage du célèbre géomètre Clairault, intitulé : Premières notions sur les mathématiques a l'usage des enfants.
Astronomie. — M. de Bernardières, chef de la mission envoyée au Chili pour l'observation du passage de Vénus sur le soleil le 6 décembre 1882, dépose sur le bureau son rapport sur les travaux accomplis par les membres de l'expédition. Celle-ci se composait de M. de Bernardières, lieutenant de vaisseau ; Barnaud, lieutenant de vaisseau, et Favreau, enseigne de vaisseau.
— Dans les premiers jours du mois de janvier dernier, le ministère de l'instruction publique de France informait l'Académie qu'il venait de recevoir une circulaire, émanant du gouvernement des États-Unis et établissant que le congrès de ce pays invitait le président à convoquer toutes les nations à une conférence, en vue de l'adoption d'un méridien commun et d'une heure universelle. Cette circulaire exposait, entre autres choses, que le manque d'uniformité dans ces matières était, pour le commerce, une source d'embarras, lesquels avaient été particulièrement accrus par l'extension des chemins de fer et des lignes télégraphiques.
— M. de Chancourtois qui a fait, il y a quelque temps, une première communication sur ce sujet, adresse à l'Académie une nouvelle note dans laquelle il propose, comme devant être le plus avantageux, le méridien dit de Ptolémée qui passe par les Açores, ou, à son défaut, un méridien qui passerait par le détroit de Behring.
— M. Lœivy lit la troisième partie de son mémoire sur une nouvelle méthode pour la détermination des ascensions droites des polaires et de l'inclinaison au-dessus de l'équateur.
Physique du globe. — M. Tresca s'exprime de la manière suivante en présentant à l'Académie, de la part de M. le professeur L. Lemstrom, de l'Université d'Elsingfors, les résultats des expériences et des observations qu'il a faites l'année dernière en Laponie, sur diverses circonstances décisives qui se rattachent au phénomène de l'aurore boréale.
«La note de M. Lemstrom, publiée en langue française, ne pourrait sans doute être reproduite sous la forme ordinaire; mais j'espère que l'Académie me permettra de consigner en quelques lignes les faits principaux déjà constatés, pour mieux faire comprendre l'objet des nouvelles expériences que M. Lemstrom se propose d'instituer prochainement dans les mêmes parages.
« En installant au sommet d'une montagne un conducteur métallique, couvrant une grande surface, muni d'un très grand nombre de pointes verticales et relié, avec l'intermédiaire d'un galvanomètre, à une plaque de zinc enterrée dans le sol humide, à un niveau inférieur de quelques centaines de mètres à celui du conducteur, M. Lemstrom a démontré
par expérience que, dans ces latitudes extrêmes et par un froid de — 30°, l'aurore polaire est un phénomène essentiellement électrique auquel correspondent des courants atmosphériques, continués dans l'appareil d'observation et comparables à celui qu'y déterminerait un élément de pile Leclanché de moyenne grandeur.
« La manifestation naturelle de ce courant donne lieu, môme en l'absence de tout autre illumination, et sous forme de ravon lumineux, aune aurore toute locale, qui se montre au-dessus de l'appareil et dans laquelle on observe la raie X = 5569 caractéristique de tous les phénomènes de ce genre.
« L'on peut ainsi reconnaître avec une complète certitude, sur certains points, l'existence et môme la grandeur des forces électriques qui sont mises en jeu dans ces circonstances, qu'il est facile de faire naître et d'interrompre à
volonté.
« Ces expériences ont été faites sur deux points élevés, l'Gratuuturi et le Pietarintunturi, avec des appareils couvrant • jusqu'à 900 mètres carrés de superficie et il y a lieu d'admettre, à titre de première appréciation, que le courant ainsi produit, sensiblement proportionnel à l'étendue de la surface couverte par l'appareil à pointes, est essentiellement variable avec la latitude et avec la saison.
« Si les observateurs n'ont pu à cet égard fournir jusqu'à présent des chiffres suffisamment concordants, il faut sans aucun doute l'attribuer aux difficultés extrêmes que présen tent les constatations numériques à ces températures insup portables, par lesquelles les fils se couvraient en quelques minutes d'une quantité de givre telle qu'ils se brisaient sous le poids de cette charge additionnelle.
« Si intéressantes que soient ces premières indications, notri but principal, en les rappelant, est de faire connaître à l'Aca demie la portée des nouvelles observations que M. Lemstron se propose de continuer dans les mêmes régions, pendan toute la durée de l'hiver prochain et au moyen desquelles : espère répondre, grâce à une meilleure installation, a questions suivantes, dont il nous donne le programme :
« 1° Comment l'appareil d'écoulement doit-il être construi pour fournir, sur une superficie donnée, le courant de 1 plus grande intensité?
« 2° Quelle est la relation entre l'étendue de la surface cou verte et l'intensité du;courant?
« 3° Comment varie le couran tavec la latitude nord et av la différence d'altitude entre les deux extrémités de l'appare d'écoulement?
« h" Quelle est l'influence des saisons?
« 5° Quels sont les rapports entre le courant atmosphériqui le courant terrestre et les variations magnétiques.
«Nous n'hésitons pas à donner à M. Lemstrom l'assuranc que ces pénibles et intéressantes recherches seront appn ciées chez nous comme elles méritent de l'être, et not serons heureux qu'il lui soit donné de les mener à bonr fin. »
Météorologie. — L'Académie reçoit une lettre de M. lloltge datée de Mayence, et relative à la prédiction du temps et di éruptions volcaniques. L'auteur qui, pendant longtemps, e voyait chaque jour à l'Institut, sous forme de lettres an nymes, des notes prédisant le temps du lendemain, réclao une enquête sur ses nombreuses communications, avec ui série de journaux à l'appui de la réalisation de ses prédi lions.
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