CONI'K.I I'. A I ION
CHJe croi'itc, dont L'épaisseur esi proportionnée en généra laduréeetâ l'intensité delà phlegmasie lequi l'a pro^-
diiiic et au temps que 'la pierre a séjourné dans la présente de nombreuses variétés.
Dans beaucoup de cas, cette couche «-si si mince, qu'on distingue la configuration et quelquefois la couleur des pari qu'elle recouvre immédiatement. Dans ces conditions, elle influe très-peu sur la configuration de la pierre. < ta peut la considérer à la rigueur comme n'en faisant pas proprement partie; c'est un élément accidentel qui se surajoute à la masse.
Les pierres qui ne sont pas revêtues de cette couche grise n'ont pas déterminé un catarrhe vésical ; mais. elles sont en petit nombre.
Le développement des dernières couches de la pierre ne fait pas alors autrement que celui des couches sous-jacen Si la pierre séjourne longtemps dans la vessie, sans altération des organes, la croûte externe s'épaissit de plus en plus, et souvent d'une manière régulière, par l'addition de nouvelles couches.
Survient-il un changement dans la composition de l'urine, de nouvelles couches s'ajoutent à la pierre, d'une nature analogue à celle de l'urine. De là ces pierres à couches alternantes dont la coupe présente l'aspect de la tranche d'un livre relié à la manière des Codes réunis, qui sont distingués par des couleurs différentes.
La couleur, l'épaisseur et la densité de ces couches alternantes varient nécessairement, ainsi que leur mode d'union ou de juxtaposition; car les unes sont serrées et à peu près inséparables de celles qui les supportent, à tel point qu on ne distingue pas de lignes de démarcation entre le noyau et l'écorce, ni entre les parties constituantes de celle-ci ; tandis que les autres sont comme isolées, ou du moins très-distinc-
tes. On observe souvent des interstices, des vides, des cavités remplies de dépôts terreux ou de cristallisations. Les pièces à structure mixte présentent à la coupe mille variétés.
La connaissance du mode de superposition des couches est d'une véritable utilité pratique, surtout pour les parties qui avoisinent la circonférence. Il faudrait effeuiller en quelque sorte le calcul pour se rendre un compte exact de la manière dont les couches sont superposées.
En réunissant sur un carton des calculs exfoliés et des calculs à fentes et à vides, j'ai voulu faciliter cette étude analytique de la formation des calculs. Les deux faces de chaque couche sont manifestes, et l'on voit comment se fait la superposition de la circonférence au centre. On voit aussi comment ces couches se détachent. Pour compléter la démonstration, j'ai eu recours à une sorte d'exfoliation artificielle.
»e la couelie extérieure €lcs calculs, — Pour compléter ce qui a été dit de la configuration des calculs, il est indispensable d'ajouter quelques considérations sur la croûte ou écorce extérieure.
Il faut diviser les concrétions urinaires pour connaître leur structure intérieure et déterminer leur rang dans la série. Mais ce procédé ne permet pas de voir complètement la disposition des couches successives ; il faudrait pouvoir les enlever une à une en procédant de la périphérie au centre. Mais cela n'étant pas possible, il est de toute nécessité d'étudier la formation successive des concrétions, en passant graduellement des plus petites aux plus grosses, sans perdre de vue que ces corps, .quel que soit leur volume, peuvent acquérir un développement indéfini, aussi longtemps qu'ils continuent de grossir.