INTRODUCTION
t&blelie, des excavations dans lesquelles s'engagent défi brim de coton imbibés de gomme, qui font comme un oei
d'autan^plus épais que les calculs sont plus volumineni d'il iw configuration irrégulière. Quelques pierres repo* sur une espèce de socle.
Ainsi, chaque pièce est solidement fixée et ne peut sedén tacher que par exfoliation, lorsque la couche extérieure de la pierre se sépare et reste collée à la planchette. C'est ce qui a lieu pour les calculs exfoliés, dont la crôùte ês1 d'une consistance très-faible.
Si une pièce se détachait par accident, il serait facile de la remettre en place, en laissant tomber quelques gouttes d'eau sur le lieu qu'elle occupait. Au bout de quelques heures, le coussinet ramolli permet de fixer de nouveau la pierre. Pour plus de sûreté, on ajoute quelques brins de ton imbibés de gomme. La pierre se trouve fixée dès le tr- >isième jour.
Pour prévenir toute détérioration du papier-linge, je l'ai fait recouvrir d'une couche de vernis.
Mes observations m'ont conduit à établir des distinctions essentielles (1) par rapport aux éléments, à la formation et au développement des concrétions urinaires. J'indiquerai brièvement ces distinctions.
Il y a deux classes de calculeux. Dans la première figurent tous ceux dont la pierre constitue toute la maladie. Dans la deuxième, l'affection calculeuse est précédée de désordres locaux ou généraux.
Dans les cas simples, les dépôts de l'urine ont pour base l'acide urique et ses composés, l'oxalate calcaire et la cystine. On croit généralement que 'ces dépôts se forment lors-
(1) Traité de l'affection calculeuse, p. '22-Q6.
que l'urine ne contient pas assez d'eau pour maintenir en dissolution les substances salines que sécrètent les reins ù l'état normal. *
Ces dépôts sont expulsés naturellement et en grande quantité sous forme de cristaux, de paillettes, de poudre amorphe. Van Helmont a écrit que chaque homme rend journellement sa pierre en détail.
Un grain reste-t-il dans la vessie , il devient le noyau d'un calcul qui se développe par couches lamellées ou par grains agglomérés ; quelquefois ces deux modes de développement alternent ou coïncident. De là trois grandes divisions correspondantes dans le dévelopement des calculs.
Dans le développement par lamelles, qui passe pour être le plus commun, la matière soliclifiable de l'urine se dépose autour d'un grain primitif; les couches qui se superposent ainsi les unes aux autres ont été comparées aux tuniques d'un oignon ; elles sont en général très-serrées.
Dans la structure granulée, qui est en réalité la plus commune, les grains se forment et grossissent isolément ; après avoir acquis un certain volume, ils s'agrègent aux autres grains, tantôt d'une manière régulière, tantôt sans ordre, ce qui donne à la pierre une configuration extraordinaire. .
Dans quelques graviers arrondis, la matière aggiutinative qui sert à unir les grains forme à l'extérieur une croûte assez mince pour laisser entrevoir les granulations sous-jacentes. Dans les calculs, cette croûte augmente d'épaisseur, et forme une enveloppe solide. Cette croûte se montre aussi dans un grand nombre de gros graviers dont la structure se modifie et tend à devenir mixte.
Les concrétions, à leur première période de développement, sont le plus souvent d'une structure simple et homogène, les unes granulées, les autres lamellées.