CONDAMNATION DU B0SMINIANI8ME
DÉCRET DU S.-OfPICE.
Férié IV, 14 Décembre 1887.
Après la mort d'Antoine Rosmîni Serbati, parurent bous son nom quelques écrits, dans lesquels se trouvent plus clairement développés et expliqués plusieurs points de doctrine, contenus en germe dans ses livres précédents. Ceci détermina, non seulement des hommes versés dans les sciences théologiques et philosophiques, mais même des Pasteurs Sacrés de l'Eglise à faire, des œuvres susdites, une étude plus approfondie. Ils détachèrent des ouvrages de Rosmini, principalement de ses livres posthumes, un bon nombre de propositions qui semblaient peu conformes à ]^ vérité catholique, et les soumirent au jugement suprême du S.-Siège.
En conséquence, Notre Très Saint Père et Pape, par la divine Providence, Léon XIII. qui a tant à cœur de voir se conserver intact et exempt d'erreurs le dépôt de la doctrine catholique, chargea de l'examen des propositions dénoncées le Sacré Conseil des Eminentissimes Cardinaux, Inquisiteurs Généraux pour toute la république chrétienne.
C'est pourquoi cette Suprême Congrégation, après avoir, selon sa coutume, institué un examen très attentif et confronté ces propositions avec les autres doctrines de l'auteur, principalement telles qu'elles se révèlent dans ses livres posthumes, jugea qu'il fallait réprouver, condamner et proscrire, dans le sens même de l'auteur, les propositions qui suivent, comme, en effet, par ce décret général, elle les réprouve, condamne et proscrit; sans que pour cela il soit permis à qui que ce soit d'en conclure à une approbation quelconque des autres doctrines du même auteur, non comprises dans cette condamnation.
Après qu'on eût fait de toutes ces choses un rapport exact à N. T. S. Père le Pape Léon XIII, Sa Sainteté approuva et confirma le décret des Eminentissimes Pères, avec ordre que tous l'observent.
BIBLIOGEAPHIE
Nouvelles recherches sur l'origine du nom d'Amérique, par Jules Marœu. — 85 pp. in-8. — Paris, 1888.
M. Marcou, géologue et géographe très connu en Europe et en Amérique, vient de réunir en une brochure des articles qu'il a
Subliés dans le Bulletin de la Société de Géographie^ sur l'origine u nom donné à notre continent. Ces questions d'étymologie passionnent les savants et sont leurs nugae difficiles. Qui ne connaît les longues disputes sur les origines des noms de Québec et de Canada I Quant à ce dernier, M. Marcou nous fait connaître une étymologie des plus fantaisistes, que nous ignorions.
" Deux historiens, dit-il, jouissant d'une certaine réputation, bien méritée pour l'un d'eux, déclarent en 1637 et en 1672, que le Canada a été ainsi nommé en l'honneur de M. Cane ou de Cane, seigneur français qui, le premier, est venu planter une colonie en Amérique, appelée alors la Nouvelle-France. Il y a eu eflfectivement les deux frères de Caën (non Cane ou de Cane), venus au Canada en 1621, un siècle après Jacques Cartier. Ce dernier nous a heureusement dit, dans son récit de voyage, que Canada était un mot des Indiens sur les bords du Saint-Laurent, mot qui* veut dire village OMréunion de huttes indiennes. Mais supposons que Jacctues Cartier eût négligé de donner ce nom, avec son explication, et que les deux frères de Caën fussent venus dans cette région du Saint- Laurent, cinq ou six années après Cartier, nous aurions eu un ca^- semblable à celui de Colomb versus Vespucci sur la questiomdu nom Amérique.^^
La théorie de M. Marcou est en effet que ce n'est pas Amerigo ou Americo Vespucci qui a donné son nom ou plutôt son prénom à l'Amérique; mais que c'est VA^nérique, qui s'appelait déjà ainsi, qui a été cause que l'on a substitué au véritable prénom de Vespucci, Alberico, celui de Amerigo, à cause des rapports qu'il avait eus avec cette terre nouvellement découverte ; de même Scipion, que l'on nommait V Africain, à cause de la conquête d'une partie de l'Afrique.
Cette prétention étonne à première vue ; mais elle est bien défendue par l'auteur, qui s'appuie sur un grand nombre de faits et de documents. Il établit qu'une chaîne de montagnes dans l'Amérique du sud portait le nom à^Amerrvpie, que ce fait a été connu de Christophe Colomb et de Vespucci, alors que ce dernier avait encore le prénom à^Alherico ; qu'Americo ou Amerigo ne répondant à aucun nom de saint, Vespucci n'a pas pu être baptisé sous ce nom, le clergé catholique étant très strict sur ce point à ^ette époque ; enfin que Vespucci lui-même, en acceptant
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le surnom d'Âmerigo ou en le substituant ^ son prénom véritable, n'a probablement pas eu l'intention de frustrer son ami et protecteur Colomb d'aucune partie de sa eloire. La terminaison ique est assez fréquente dans les noms indiens de T Amérique centrale. Ameriqtie veut dire les montagnes (Toù vieni le vent^ et selon d'autres le pays riche en or,
M. Marcou s'est étendu très au long, trop longuement peutêtre, sur une question de bibliographie, au sujet d'une certaine plaquette imprimée à Saint-Dié en 1507, la '^Ôosmographiœ inlroauctio " du gymnase Vosgien. *' C'est là que se trouve le fameux passage, dit-il, tant de fois reproduit et toujours cité comme le seul acte de baptême authentique du Nouveau-Monde." Faute de pouvoir suivre l'écrivain dans cette partie de sa savante dissertation, je me contenterai d'en extraire le passade suivant^ pour faire venir l'eau à la bouche de certains bibliophiles de ma connaissance.
"^ Tous les Américanistes des deux mondes ont examiné cette
Slaquette. On l'a tournée et retournée dans tous les sens, amais bijou — et c'en est un des plus rares et des plus magnifiaues — n'a été regardé et étudié avec plus d'attention. Lorsqu'on a le bonheur de pouvoir en apercevoir un des douze ou quinze exemplaires qui existent, c'est avec appréhension qu'on le touche» et avec un certain respect mêlé d'une profonde curiosité qu'on en étudie les feuillets les uns après les autres. Les prix atteints dans les dernières ventes à l'encan du troisième tirage — le moins rare — sont de 1700 et de 2000 francs. Pour une plaquette de 52 feuillets petit in-4, c'est un joli denier. Le •premier tirage, l'exemplaire unique d'Eyriès, passé ensuite dans la bibliothèque Yemeniz de Lyon, s'il était mis en vente, monterait à 4000 ou 5000 francs et probablement à plus encore."
Assez singulièrement, j'assistais à une séance *de la vente de cette remarquable collection, à Paris, en 1867, et je m'en suis procuré depuis le catalogue avec les prix marqués. L'exemplaire en question (p. 603) s'y est vendu 2,000 francs ; mais M. Marcou a raison de dire qu'il rapporterait plus du double aujourd'hui.
M. Jules Marcou n'est pas inconnu dans notre pays. Il y est venu en 1848 et à plusieurs reprises depuis. Il a été l'ami de MM. Drummond, Lafontaine, Cartier et autres hommes publics. Il avait une manière à lui de raconter l'histoire de sa mission scientifique en Amérique. Il avait demandé cette mission, et en même temps un autre demandait d'être nommé commissaire de la république dans le Jura ; or, comme M. Marcou était du Jura, on l'avait nommé commissaire, et VautrCy qui n'y avait aucune
f)rétention, avait eu la mission scientifique. Heureusement que 'imbroglio put s'expliquer; mais les détails en étaient très piquants.
Marié à une américaine, M. Marcou a depuis partagé son temps entre la France, le Canada et les Etats-Unis. Il réside maintenant à Cambridge, dans l'état du Massachusetts, ayant été professeur à l'Université de Harvard Collège.
revt7e des livres 497
Sept ans de guerre. — L'enseignement primaire libre a Paris, par M. Eugine Rendu.— Psltis, 1887.— Perrin. 306 pp. in-12.
La lettre du Pape et l'Italie officielle, par le même. — Paris, 1887.— Perrin. 102 pp. gd iii.8.
M. Eugène Rendu appartient à une famille illustre dans les lettres et dans l'administration, et qui s'est toujours montrée fidèle à la religion. Son père, le célèbre Âmbroise Rendu, qui a joué un grand rôle dans l'Université sous Napoléon I^r et sous la Restauration ; son frère, Ambroise Rendu, administrateur, jurisconsulte et, comme disent les Anglais, éducationniste ; Mgr Kendu, le savant et décoré évêque d'Annecy ; la sœur Rosalie^ leur cousine, — sont autant de personnages bien connus de tous ceux qui ont suivi le mouvement religieux et intellectuel de la France à notre époque.
M. Eugène Rendu a été inspecteur de l'instruction primaire, puis inspecteur général de Pinstruction publique, à une époque où ce rôle était difficile po\ir un catholique. Il a donné pendant -de longues années toutes les preuves du plus grand dévouement â l'Eglise.
La brochure sur la lettre de Léon XIII, en réponse aux déclarations de M. Crispi, est un remar(][uable travail ; mais nous n'en ferons point l'analyse, car ce serait entrer de nouveau dans un sujet qui a déjà été traité dans cette revue. Nous nous contenterons de citer ce passage :
" M. Crispi avait dit: " La conciliation? Qu'est-ce que c'est ^' que cela? Nous ne savons ni ne voulons rien savoir de ce qui ** se passe au Vatican."
" Le monde et le chef de l'Eglise trouvent que sa réponse est sommaire; que la politique exposée est imprudente jusqu'à
Î>araître enfantiife ; et Léon XIII, dans une lettre ^ui émeut es nations et fera époque dans l'histoire, expose les raisons pour lesquelles le gouvernement italien — seul de son avis — ne lui paraît compatible ni avec le droit, ni avec la justice, ni avec les exigences inéluctables de l'Eglise universelle, ni avec les inquiétudes du monde chrétien, ni avec l'histoire, ni avec les intérêts -du pays, qu'il aime parce qu'il est le sien et que la nature " l'a mis plus près de son cœur ", avec les intérêts de l'Italie ellemême."
S^t ans de guerre est surtout une compilation de discours et d'allocutions prononcés par l'auteur depuis que la république a expulsé un grand nombre de communautés religieuses, et a introduit dans les écoles un système d'enseignement anti-chrétien qui empêche les enfants catholiques de les fréquenter. L'ouvrage est suivi d'un appendice contenant des documents qui étonneront ceux qui ne savent pas où les choses en sont rendues. Non seulement les catholiques ont à payer comme les autres pour des écoles où ils ne peuvent envoyer leurs enfants, non seulement ils ont à soutenir de leurs propres deniers des écoles catholiques ; mais encore toutes les tracasseries et toutes les perséeutions imaginables sont employées pour détourner les parents
d'envoyer leurs enfants à ces dernières écoles. C'est une mauvaise note pour un fonctionnaire ou pour quelqu'un qui a le moindre rapport avec l'administration, de protéger les écoles catholiques. Les juifs, les protestants, ont toute la liberté possible; les catholiques n'en ont aucune, dans un pays où ils forment l'immense majorité.
M. Rendu cite, entre autres faits incrojrables dans ce genre, l'arrêté pris par le maire de Saint-Qermain-en-Laye, en vertu duquel les employés de la mairie étaient tenus, sous peine de révocation, de retirer leurs enfants des écoles congréganistes,
Sour les envoyer aux écoles communales, pour cette raison, isâit le grotesque magistrat, que ces dernières ** jouissent de toute ma confiance ".
Une des principales objections des athées et des libres penseurs aux justes réclamations des catholiques, c'est que ceux-ci ne demandent, disent-ils, la liberté que pour opprimer toutes les autres croyances ; que l'enseignement libre veut dire la liberté pour les écoles congréganistes seules, et la suppression graduelle des écoles laïques, même de celles qui sont tenues par de bons catholiques, le monopole en un mot de l'enseignement à tous ses degrés par le clergé et par les communautés religieuses.
- Dans le discours qu'il a prononcé à l'inauguration de l'école libre qui a été établie sous le nom d^ Ecole Sœur Rosalie, dans un quartier de Paris des plus populeux, M. Rendu à répondu comme suit à cette objection :
*' Sans doute, comme je le disais tout à l'heure, nous avons relevé un défi, déjoué des ruses et vengé une sainte mémoire; mais il importe qu'on le sache bien, nous n'avons, en définitive, fait acte d'hostilité contre personne. Bien au contraire! en répondant par une fondation scolaire à une déclaration de guerre traîtreusement adressée aux sympathies et aux traditions au quartier Mouffetard, nous avons créé un gage certain de conciliation et de paix, puisque nous avons rendu à ce quartier, qu'on dépouillait, ce qui était l'objet des préférences et des respects de l'immense majorité de sa population.
*' Nous, qui fondons, ou plutôt qui relevons un établissement congréçaniste, nous ne sommes pas, tant s'en faut, les adversaires de l'enseignement laïque, si l'en entend par ce mot ce que l'on a entendu par là pendant les soixante et dix premières années de ce siècle, c'est-à-dire sans aucune signification perfide un enseignement donné par des laïques. Nous n'avons qu'un désir, c'est que cet enseignement laïque prospère en se maintenant ou en devenant chrétien.
. ^* Les congréganistes, sœurs et frères, je le proclame bien haut — et je n'aurais qu'à invoquer ici les paroles et les actes du frère Philippe et de la sœur Rosalie — ont témoigné de leurs sympathies pour les maîtres ou les maîtresses laïques."
Après avoir résumé les idées anti-chrétiennes que l'on veut inculquer à la jeunesse et à l'enfance dans les écoles sous le contrôle du gouvernement municipal, M. Rendu s'écrie: "Voilà l'enseignement matérialiste qu'on déguise aujourd'hui, par un perfide abus de mots, sous le nom d'enseignement laïque, et
voilà celui auquel avec vous, Messieurs, nous, les amis des instituteurs laïques aussi bien que des instituteurs congréganistes, nous opposons les vérités qui sont le fondement de la seule morale pratique, c'est-à-dire, déclarait Victor Cousin, ** les vérités sur lesquelles le christianisme repose ". ^ Toute la série des discours et allocutions dont se compose cet intéressant volume, est remplie d'aperçus lumineux et justes; elle donne une idée très complète de la, guerre qui se fait depuis sept ans, et fournit de précieuses statistiques et sur les sacrinces que les catholiques de France s'imposent, et sur les heureux résultats de leurs généreux efforts. Cette œuvre est en tout digne de la belle et intelligente famille à laquelle Tauteur se fait gloire d'appartenir, et elle prouve une fois de plus la justesse du vîéVix dicton ^' Bon sang ne peut mentir ".
De l'Atlantique au Pacifique, par le baron Etienne Hulot. — Paris, 1888.— Librairie Pion. 339 pp.in-12.
Résultat d'un voyage rapide et, par suite, d'observations faites presque à vol d'oiseau, ce charmant petit ouvrage ne laisse pas que de donner un ensemble assez complet des matières intéressantes présentées par les lieux parcourus. L'auteur a eu le bon esprit de laisser de côté ce qu'on pourrait appeler les lieux communs des récits de voyageurs, qui se copient plus ou moins les uns les autres ; il n'a fait entrer dans son récit que ses impressions personnelles, en dehors des études de mœurs et des détails historiques propres à intéresser les lecteurs européens.
Français et catholique, M. le baron Hulot s'est arrêté avec une complaisance spéciale sur la partie française du Canada. Il a cherché à se rendre compte de la situation, et il a trouvé qu'elle était fort à envier.
L'auteur nous permettra toutefois de relever une phrase qu'il a empruntée à notre historien Garneau, précisément une phrase des plus inexactes de son Histoire du Canada, celle dans laquelle il regrette, pour notre nationalité, que la France ait exclu de sa colonie les huguenots français.
Il suflBt en effet de jeter, comme l'a fait pourtant M. Hulot, un coup d'œil sur notre histoire, pour constater que le résultat obtenu est le fait de la religion beaucoup plus que de la nationalité. Que sont devenus les groupes de huguenots français qui ont été s'établir aux Etats-Unis, où l'identité de principes reli^ gieux devait leur venir en aide ? Il n'y a que leurs noms qui puissent trahir leur origine française : ils sont devenus américains anglais. Tandis que les groupes catholiques français sont restés français tant qu'ils sont restés catholiques.
500 BIBLIOaBAPHIE
La véritable tempérance, par *** — ^Deuxième édition. En vente chez tous les libraires.
Petit opuscule de 40 pages, honoré des approbations de Son Eminence le cardinal Taschereau, de Mgr Fabre et de Mgr Moreau. L'auteur s'efforce d'y démontrer que la véritable tempérance consiste dans l'abstinence totale des liqueurs enivrantes.
Erratum.
Dans la dernière livraison du Canada-Français, il s'est glissé une erreur typographique grave, en fait de date, et que nous tenons à corriger.
Dans l'article Encore Jacques Cartier, page 301, dernier alinéa, où l'on dit que M. des Longrais a découvert la dB,te précise de la mort de Jacques Cartier, cette date est marquée au 13 septembre 1557. C'est le '' 1er " septembre qu'il faut lire, et non le " 13 ".
fiOVERNilENT POBLICATIUNS FOR SALE.
Beviaed Statutes of Canada, 1886, 2 Vols. IB6.00,
The Ekction Laws (beins; chaps.
Statutes) with Index :
fititchetl, with pap€»r cover . .
In cloth binding
Criminal Laws, CC. 139 to 185 (with
Acta of 60 & 51 Vie)
$ ctg.
Census of Canada, 1871,
Vols. 1, 2, 3, 4 «fc 5 each. ... 0 60 CenauB of Canada, 1881, Vols. 1, 2, 3, 4 & t> each ... 0 60
Except Vol. 5 0 40
North-WestCensus, Vol. 1,1886 0 30 Census of Manitoba, 1886-6. . , 0 40 Vice-Admiralty Court Rulea. . , 0 40
Ordcrs in Counoil to 1874 1 25
Civil Service List, 1882 0 25
Civil Service List, 1886 0 20
Civil Service List, 1887 ...... 0 20
Report Civil Service Exam- ^
inors, 1886 0 16
Donu ParliamentDebates,1870 4 50 Boni. Parliament Debates, 1871 ifc 1872 4 00
6 to 10 both inclusive, of the Revised
supplément of Amending
.fO.35 0.50
i cts, The Queen vs, L. Biel,^ Report
of Minister of Justice, £ng.
&Frenoh 0
The Queen v», L. Riel, Report
of Trial, French , . . . 0
Synopsis of Incorpora ted Com-
panies under the Joint Stock
Company Act 1886-'6 0 20
Chinese Coramissicm Report,
Eijgliflh 2 00
Chinese Commission- Report,
French 3 00
Index to Local and Private Acte,
1867 to 1886 :
In paper cover. 0 16 In cloth oover. 0 20