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Archives du Sémhiaire de Qiiében

DOCUMENTS SUR L ACàDIE

Les deux premiers de ces quatre missionnaires, (M.M. Girard et Cassiette) sont en France, depuis la capitulation de Louisbourg et de risle St Jean qui y a étée comprise.

Le troisième est mort dans la traversée de L'Isle St Jean en France, et dans un port d'Angleterre.

Le quatrième a trouvé le moien de se soustraire aux recherches et aux poursuites de Fanglois et de passer a Québec.

Quant a ce qui est dû a ces quatres missionnaires de leurs pensions de 500 liv. M. Berryer a fait donner aux deux premiers une gratification annuelle de 400 liv. a compter du jour qu'il est entré dans le ministère, et il les en a fait payer jusqu'au mois d'avril dernier....

mais il leur seroit toujours dû le supplément de 400 liv. a 500 liv. ce qui fairoit pour quatre années un supplément de 400 liv. sans compter le courant

depuis le mois d'avril dernier.

ff

A l'égard du troisième, M.

Biscarat, il est mort, et tout est dit pour luy Dieu sera sa recompense.

Pour ce qui regarde le quatrième (M. Dosque) qui est a Québec, il n'a rien reçu de sa pension de 500 liv. depuis quatre ans, et on ignore de quoy il peut fournir a sa nourriture et à sa subsistance.

IsLE St Jean et le Port La Joye, son port.

Avant la reddition de cette Isle qui fut comprise dans la

capitulation de Loûisbourg

il y avoit alors quatre missionnaires séculiers M. M. Girard Cassiette Biscarat et Dosque.

L'aumonier du fort étoit un recollet qui avoit soin de la garnison, et des habitans qui etoient dans le voisinage du fort.

Des cinq missionnaires dont il est parlé dans l'article cycontre les deux premiers et le quatrième sont morts

Le troisième consumé d'années et de travail est repassé en France, et s'est retiré dans sa province, avec 400 liv. que M.

Berryer lui a fait délivrer, en passant par Paris pour se rendre dans son pais natal et dans le diocèse de Limoges dont il

est originaire mais il est

extrêmement pauvre.... fort âgé et infirme, et par conséquent il auroit grand besoin d'une petite ressurce dont préside trente ans de service dans nos missions le rendent bien digne.

Le cinquième (M. Lemaire) est encore jeune et en état de

travailler Il luy a été donné

une gratification^de 400 liv. en

arrivant en France mais il

s'est détaché de nos missions, et a pris de l'emploi dans le Diocèse de Paris ainey tout est dit pour luy.

Le premier et le plus ancien des quatres missionnaires cycontre (Mr. LeLoutre) est prisonnier en Angleterre, à l'Isle et au château de Gerzé depuis 1755 qu'il fut pris sur un vaisseau marchand dans la traversée de Québec en France et

conduit d'abord a Portsmouht,

ensuite a Plismouht et de

Plismouht (le 12 Xbre de la même année) à Plsle et au château de Gerzé, ou il est encore.

ACADIE AnGLEISE

Avant la dévastation des postes que nous avions sous le gouvernement anglois dans l'intérieur de la Péninsule ou nouvelle Ecosse, nous y avions plus de 1600 habitans et cinq missionnaires séculiers, sçavoir M.M. De la Goudalic.de Chauvreuil...Des Enclaves... Daudin et Lemaire.

AcADiE Françoise.

Par là on entend les postes que les Acadiens françois qui avoient évacués la Péninsule ou Nouvelle Ecosse des Anglois, avoient établis sous la protection du fort de Beausejour et dont il a été parlé dans le mémoire auquel on joint ce tableau sommaire.

Il y avoit dans l'Acadie françoise quatre missionnaires secu-

Quand a sa pension il n'y a rien a demander pour luy, que de supplier le Ministre de vouloir bien continuer celle qu'on luy fait payer chaque année depuis sa détention et qui luy ait payée jusqu'au 1er juillet dernier.

On observe seulement que M.

de Machaud luy avoit d'abord fixé 1000 liv. que Mr. Berryer a réduit à 600 liv., faute de fonds et que comme la pension de ce missionnaire est de 1200 liv. à Gerzé l'abbé de L'Isle Dieu est obligé de trouver et de fournir le surplus.

Le second des missionnaires de l'Acadie françoise, M. de Manach a été renvoie en France au mois d'avril dernier par le gouvernement anglois, et il luy est dû 4 années de sa pension quoiqu'il soit particulièrement emploie sur les états du Roy comme missionnaire des Sauvages de l'Acadie.

Le troisième est également en France (M. Vizien) il luy est pareillement dû 4 années de sa pension.

Le quatrième (M. LeGuerne) a passé a Québec avant la prise de cette place avec partit de ses habitans et il est dans le même cas que les deux precedens pour ce qu'il luy est dû de sa pension, a l'exception cependant que les deux premiers (M. De Manach et M.

Vizien) en arrivant en France ont reçus une gratification de chacun, 400 liv. pour les indem-

liers, sçavoirM. M. LeLoutre...

Manach. ..Visien... et LeGuerne.

Le premier et le plus ancien de ces quatres missionnaires (M. LeLoutre) etoit le Supérieur et le grand Vicaire de cette mission particulière.

Le second, (M. De Manach) avoit soin des Sauvages Mikmaks anciennement appelles de la Baye Verte qui etoient liés a cette mission.

Le troisième (Mr. Visien) etoit aumônier de la garnison du fort de Beausejour et avoit soin des habitans françois qui se trouvoient a portée du dtfort.

Le quatrième (M. LeGuerne) desservoit les habitans (qui depuis leur évacuation da l'Acadie angloise) s'etoient établis sur les rivières Chypoudy...

Petioudiak. . .Memerankouk et dans les postes voisins, et également protégés par le fort de

Beausejour au nombre de

plus de trois mille habitans que le susdt missionnaire ne pouvoit desservir que parcequ'il etoit alternativement aidé et secouru par les deux missionnaires qui residoit au fort, (M. M. LeLoutre et Vizien)

niser de ce qu'ils avoient soufferts et perdus dans la traversée.

M. Coquart missionnaire (séculier) de la rivière St Jean, dont il est parlé cy contre est actuellement en France, il luy est dû de sa pension fixé par le gouvernement de Québec la

somme de 1823 liv.6s.8d.,

non compris l'année courante révolue des le 1er may 1761.

Sur quoy le dit missionnaire a reçu une gratification de 400 liv. en arrivant en France, et cela pour luy fournir ses plus pressans besoins.

Nota, que l'abbé de Plsle- Dieu ne fait icy aucune mention des différens ordres de missionnaires réguliers du diocèse de Québec, d'autant qu'ayant fait, sans luy, leur convention avec la cour il ne s'est occupé que de l'attention de les leur faire remplir autant qu'il a dépendu de luy.

Il ne peut cependant s'empêcher de supplier icy Monseigneur le Duc de Choiseul de jeter un coup d'oeil de compassion sur trois pauvres filles de la Congrégation de Louisbourg qui sont actuellement a La Rochelle et a qui M. Berryer (faute de fonds) n'a put fixer qu'une pension de 250 liv. a chacune dont sûrement elles ne peuvent subsister et fournir a leur entretien.

Rivière St Jean.

Le seul missionnaire séculier qui etoit a la rivière St Jean etoit M. Coquart qui est actuellement en France depuis le traité de pacification et de neutralité de ses habitans avec le gouvernement anglois.

Tous les autres Postes de la rivière St Jean etoient desservis par des Jésuites dont on a dit ailleurs que le Père Germain etoit le Supérieur

et avec les éloges qu'il mérite, aussy bien que ses confrères et ses subordonnés qui se sont

toujours très bien conduits

avec une très grande subordination pour leur premier Supérieur ecclésiastique, et pour ceux a qui il a crû devoir confier sa jurisdiction sur eux

et on peut même ajouter que çâ toujours été avec un esprit de désintéressement qui leur a toujours mérité l'estime la confiance, et la vénération de tous les sujets du roy qui ont étés confiés a leurs soins et a la constante et prudente activité de leur zèle.

DOCUMENTS SUR L'aCADIB

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